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et pourquoi ne pas le dire ?
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12 août 2011

La promesse

Le livre redécouvert avait tenu sa promesse. Relu, il avait laissé échapper encore plus de saveurs. Un autre lui avait succédé, trop gros, trop lourd. Des confessions, toute la vie d'un homme qui n'avait connu que la gloire mais pas le bonheur. Difficile à terminer mais j'avais décidé d'aller jusqu'au bout sans faiblir. Conent d'en avoir fini avec lui.

Je termine toujours mes livres mais parfois il me faut plusieurs années. Les livres commençés s'entassent dans une étagère à côté de mon lit. Livres de chevet d'un homme qui ne sait pas lire au lit et qui s'endort en quelques pages. Heureusement il y a les matins très tôt !

Il y en a donc plusieurs, parfois beaucoup. Ils savent qu'ils seront lus jusqu'au bout. Que je ne les abandonnerai pas. Les livres sont comme les humains. Quand on les choisit, il faut savoir les aimer et aller jusqu'au bout de cet amour. On a droit au repos. On a droit aux pauses. On n'a pas le droit d'abandonner.

Un jour un livre m'a trahi. Au bout de plusieurs centaines de pages, je découvris qu'il avait été mal fabriqué. Certaines pages étaient doublées, d'autre manquaient. Le livre était ancien. Je n'en ai pas encore découvert d'autre exemplaire. La fin me manque encore....terriblement.

Mais ceux-là sont la bien présents. Ils passent et repassent devant mes yeux. Devant mes mains. Enfant, je me souviens, qu'à l'évocation du titre d'un livre de la bibliothèque de mon père, je pouvais dire le nom de l'auteur. Je le voyais. Je savais que je l'avais au moins entrouvert lors de ma quête toujours insatisfaite de nouvelles lectures. Je pouvais en parler parfois avec science sans les avoir lus tant je les avais effléurés des yeux et parcourus sans les lire. J'avais parfois honte de ce faux savoir, l'impression d'être un imposteur. Je m'empressais alors de dire que je ne l'avais pas lu.

J'ai ainsi parfois lu des ouvrages dont presque tous les mots m'échappaient et dont le sens me semblait tellement lointain. Des ouvrages techniques, même initiatiques. L'impression curieuse d'un monde parallèle de savoirs dans lesquels on ne rentrera jamais.

Les livres comme les hommes. Parfois ils déçoivent mais ils contiennent tous quelque chose d'important, d'intéressant, une âme, une odeur, une simple envie d'être là, un simple besoin d'exister.

Donc mes amis les livres ne soyez pas inquiets. Continuez de vous entasser sur mes étagères. Ca prendra peut-être du temps mais je vous promets qu'on passera de bons moments ensemble.

Je peux vous le dire : " Je vous aime !"

Bizarre les délires d'un blogueurs sur une blogosphère presque déserte. Si les quelques lecteurs qui lisent savaient à quel point ils réchauffent ces espaces vides !

 

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Commentaires
D
C'est tout un monde que vous nous ouvrez là: je le feuillette avec un plaisir mêlé de cette timidité qui précède une découverte d'importance!
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Z
J'aurais aimé écrire ces lignes, elles auraient pu m'appartenir, dans les idées, mais non dans la simplicité subtile qui caractérise votre prose. Cela s'appelle la justesse qui requiert l'authentique, toujours ... Merci !<br /> Zénondelle
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H
A les livres ! Pas eu du coup de foudre livresque depuis un bail. <br /> En ce moment, je lis une collection antédiluvienne (bon année 70 pzs si anté que ça) sur la grande histoire du monde racontée aux enfants...Besoin de combler des lacunes abyssales !
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A
J'avais six mois lorsque mes parents m'ont inscrite pour la première fois à la bibliothèque ; trois ans lorsqu'ils m'offraient Moby Dick et l'Histoire interminable. "Lis ma fille, lis autant que tu pourras" m'avaient-ils dit. Les livres ne m'ont jamais quittée, ils ont été mes plus beaux alliés, mes plus fidèles compagnons alors, tout comme vous, je ne les ai jamais vraiment abandonnés, leur laissant la chance jusqu'à la dernière ligne, de se rattraper. <br /> <br /> ps: Cela fait un mois que je ne m'étais pas connectée, malgré moi. Dans mon exil forcé, vos délires m'ont manqué Monsieur Jacques.
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C
En lecture, tout est permis; encore heureux ai-je envie de dire! (Pennac en a fait un joli inventaire) Et tout lire, sans à priori, et sans jamais se forcer surtout. Plaisir suprême (ici, en tout cas!): en lire plusieurs en même temps...<br /> <br /> Ils me plaisent vos "délires", M Jacques. Ils tiennent compagnie aux miens!
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et pourquoi ne pas le dire ?
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