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et pourquoi ne pas le dire ?
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6 mai 2017

Attente, ombres et Espérance.

Ce matin ma fenêtre est prophétie : je vois un ciel noir ( on annonce pour aujourd'hui de la pluie) mais de l'Est un soleil lumineux est là qui l'éclaire.

 Demain la France va élire probablement le pire de candidats à la présidence de la République, lui-même successeur de celui qu'on pensait le pire et qui fut en tous cas le plus impopulaire. Demain les français une fois de plus seront faits "cocus" par la république qui n'en est pas à sa première infidélité. Mais qu'attendre d'autre de cette Marianne, dans la rue en bonnet, ..... et les seins à l'air ? 

Demain sera élu le candidat du vrai pouvoir, celui des médias, d'une pseudo-pensée, de l'argent, des sphères parisiennes, et de la soumission à toutes les influences extérieures. En face d'elle une femme qui représente peut-être un tiers de ce pays, peut-être simplement de déçus , mais qui rassemble moins de députés que les doigts d'une seule main. Dans mon village, un habitant sur trois vote pour elle et pourtant pas un n'ose l'avouer tant est grand le pouvoir des médias, du "qu'en dira-t-on?".
J'avais, peut-être pour la première fois, au premier tour, un candidat qui me semblait à même, de remettre les choses en ordre, de redonner un peu de sens et de vertu à ce pays. Il n'a pas résisté au "vrai pouvoir" qui l'a bafoué sans vergogne et l'a renvoyé dans ses foyers sans autre forme de procès.
Il est à peu près certain, quel que soit le candidat retenu, que l'on sera mal gouverné. Pas de programme ou l'incapacité de le mettre en oeuvre, c'est finalement à peu près la même chose.
Demain, beaucoup se diront qu'ils ont bien voté ou qu'ils se sont bien abstenus, qu'ils ont évité "le pire", que finalement ce n'est pas si mal que ça. Bref, pas très réjouissant !
Demain une fois de plus, et avec la même conviction qu'hier, je me dirai que mon pays est ailleurs, qu'il est dans le pain quotidien, dans les joies et dans les peines des hommes, dans le travail, dans la conscience, dans le prochain que j'aurai vu venir voter dans mon bureau de vote et qui m'aura dit trois mots de sa santé, de sa femme, de son travail, de sa terre.
Il y aura ce monsieur très âgé qui se veut élégant pour ce jour un peu exceptionnel où on lui rappelle qu'il existe encore, où cette petite maman venue sans son bébé ("il dormait. Il a du sommeil en retard. Il fait ses dents. "). Il y aura ce jeune homme ("Alors, ils te gardent en CDI?- Non, mais ils disent qu'ils sont content de moi et ils vont me prolonger. Ils disent qu'ils attendent de savoir de quoi demain sera fait.")
Il y aura ceux que je n'ai jamais vu avant, parce qu'on a changé la carte des bureaux de vote.... car notre village s'enrichit de nouveaux habitants. Et puis les quelques mots échangés avec les "serviables" de la republique, ceux qui tiennent les bureaux, qui dépouillent, qui se dévouent.
J'ai foi en mon pays. Je sais qu'il peut être grand, qu'il doit l'être, que ce n'est qu'une question de temps, de travail, de patience. Je me moque un peu qu'il soit riche mais j'aimerais tant qu'il fournisse à chacun son travail quotidien, son pain, sa sécurité, sa vertu, sa place à la table familiale, sa santé, sa reconnaissance, son repos.
Et puis, c'est vrai, j'ai encore la tête pleine d'un voyage merveilleux, de ces quelques jours d'exception que Dieu nous donne parfois pour nous.... "faire attendre" et recentrer nos vies sur l'essentiel. Un pays pourtant encore plus meurtri que le notre où ce sont des murs de béton et de barbelés qui séparent les familles, où les armes, l'oppression et la souffrance sont tant de freins à l'espérance.
Un pays où j'ai ri, où j'ai chanté, où j'ai pleuré de joie ou d'émotion, où j'ai prié.
Huit heures sonnent au clocher de mon église voisine qui signifient qu'il est temps maintenant de travailler et d'arrêter d'écrire. Bonne journée, ami lecteur.

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Commentaires
C
Et pendant ce temps là...la banquise fond toujours...<br /> <br /> ¸¸.•*¨*• ☆
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C
Nous reparlerons de tout cela dans quelques heures et verrons à quelle sauce nous allons être mangés ! Nous ?? Peu importe..... Mais nos enfants ?????
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et pourquoi ne pas le dire ?
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