Construire des cabanes
La pluie qui s'est mise à tomber a eu raison de mes velléités de bricolage. Une sieste, un peu de lecture un long "procrastinage" et il ne me reste pas assez de temps pour entreprendre quelque chose de sérieux avant une réunion à 17 heures.
Mais j'ai le temps d'un billet, alors ami lecteur, je vais te raconter la construction des cabanes.
Je suis arrivé au mitan d'un long processus. Il y a d'abord eu la création des jardins familiaux il y a quelques années. Aujourd'hui une quarantaine de parcelles soigneusement tracées et cultivées.
En septembre je décide d'en demander une. Mon jardin, en effet, à l'ombre de grands murs et sans terre végétal ne permet que la pousse d'un peu de pauvre végétation de décoration. Pas question de planter de quoi se nourrir.
On parle alors de construire des cabanes. Un refus est d'abord opposé eu permis de construire puis l'intervention d'un architecte et la présentation d'un prototype convainquent les autorités.
J'arrive dans le jeu au moment où le projet se lance. Je ne suis pas présent au déchargement du camion de bois mais j'essaie d'être présent pendant les deux mois de construction.
Un gros camion de planches de chantier est déchargé au milieu d'un bâtiment prêté par la mairie. Chacun apporte ses outils. J'ai une scie-table qui permettra de scier en long les longues planches. D'autres apportent d'autres outils et là, environ deux matinées par , 5 à 6 jardiniers s'improvisent charpentiers. J'en connais peu parmi eux mais le travail des mains partagé est le meilleur des liens sociaux.
On scie, on assemble, on visse les panneaux qui seront portes, murs et toits. Chacun y va de son idée, de son tour de main. La femme de l'un d'entre nous vient chaque fois, au milieu de la matinée nous porter le café : Il fait froid, à l'ombre, en février et mars , dans ce hangar non chauffé. C'est l'occasion de rires, de conseils, de récits, de comparaisons.
Et puis les cabanes sont prêtes à être lasurées puis assemblées.
On les transporte aux jardins sur un tracteur. Il faudra une journée d'allées-retours pour transporter les 9 grandes et les 3 petites. Encore une journée pour les protéger par une lasure.
Chaque groupe des 4 jardiniers qui se partagent une cabanes se retrouvent pour le montage. Nous seront parmi les derniers car un voyage en Terre Sainte est venu prendre sa place au moment où elles étaient prêtes.
Maintenant la notre est là qui trône au centre de nos 4 terrains. Jolie, pratique, elle est déjà remplie d'outils alors qu' elle n'est pas encore terminee.
J'avais prévu de m'y rendre cet après-midi. Le temps en a décidé autrement. Tant pis ! Mais j'ai ainsi pu tenir la promesse de raconter leur genèse et mon bonheur d'y participer.
Car tu vois, ami lecteur, mon temps comme le tien peut-être est plein de petites choses mais elles peuvent dans leur humilité avoir un goût très fort.
Non, ça ne coûte rien le bonheur et c'est possible à tous.
Bonne journée.