Dernier billet avant reprise.
Je suis rentré jeudi, encore impressionné par ce si beau voyage. Vendredi je suis retourné en mairie pour prendre la mesure de ce qui s'était passé en 15 jours, entre ces deux tours d'élections. Samedi, il a fallu remettre un peu d'ordre dans la maison et le jardin. J'ai même commencé à remettre la piscine en route comme pour appeler la chaleur, qui tarde à présent. Dimanche a été consacré au vote . Lundi, j'ai travaillé à monter la cabane.
Et ce matin, mardi, levé très tôt, je reprends le rythme de ma vie "ordinaire".
Pourquoi j'écris ça, ce matin ? Peut-être tout simplement parce que c'est ça la vie, en tous cas la mienne. Un ensemble de petites choses qui s'ajoutent parfois ordonnées, mais le plus souvent dans dans une joyeuse pagaille. Il y a aussi des temps morts, des temps "entre-deux", où l'on ne voit plus très bien le sens de tout ce qui se passe et c'est le reste du monde qui paraît en désordre.
Lundi, je me suis réveillé triste. Je crois que je l'aurai été de toutes façons : Ce vote semblait si loin de ce que j'attendais. Alors j'ai embarqué quelques outils dans ma voiture. Je le suis rendu au jardin. J'ai défriché et préparé l'espace nécessaire à l'installation de notre cabane : 4 m2, 4 portes, partagées entre les 4 parcelles dont elle marque l'intersection.
A onze heures mon fils, puis mon "co-locataire" jardinier sont venus me rejoindre. Je suis alors parti à la commémoration du 8 mai. Il y avait un peu de monde, la fanfare, quelques anciens combattants et le rare public de ces cérémonies. Un pot a suivi dans la salle des fêtes.
Lorsque je suis retourné aux jardins il y avait encore beaucoup de monde car le matin un troc avait permis d'échanger ou d'acheter quelques plants.
Nous avons passé l'après midi à monter notre cabane. Il reste du travail de finition. Une jeune femme qui cultive la parcelle voisine nous a aidé ainsi que ceux avec qui nous les avions pré-fabriquées. Une occasion d'échanges, de rires aussi.
Puis nous avons mis en terre les quelques plants récupérés, arrosé, mis les outils à l'abri.
Nous étions fatigués le soir d'une "bonne fatigue". Mon fils est aujourd'hui reparti vers ses malades, Elle, vers son travail. Tout semble comme avant. La tristesse est partie. Il n'y a plus que le temps qui passe...heureusement.
Petites choses.
Bonne journée.