Un vol de grues cendrées....
Il y a en ce moment dans l’air du temps comme un goût de printemps. Un printemps capricieux qui vous fait croire un jour qu’il est là et qui le lendemain disparaît comme les coquettes d’autrefois.
Un déjeuner au soleil où vous regrettez de n’avoir pas prévu de parasol. Résultat : vous éteignez le chauffage et vous réjouissez d’avoir passé l’hiver sans épuiser vos réserves de bois. Vous semez au jardin. Vous envisagez même de planter les pommes de terre alors que vos amis jardiniers vous pressent d’attendre le 18 mars (pourquoi ?). Les enduits des murs semblent sécher plus vite et un bruyant vol de grues cendrées au dessus du village vient confirmer vos espérances.
Las ! Le lendemain il fait frisquet et vous regrettez déjà votre enthousiasme en allumant un feu dans votre cheminée. La vie réserve aussi ce genre de surprises et la prévision est vraiment un art difficile.
Ce qui est sûr... c’est que le printemps approche à grands pas.
Cette année nous mettons moins d’espérance dans l’été que d’ordinaire. Nous ne verrons pas la maison se remplir autant qu’on le voudrait de ceux qu’on aime. Nos expatriés resteront loin de nous. D’ailleurs nos kiwis sont à nouveau confinés pour quelques jours et leurs parents doivent à nouveau reprendre le rythme épuisant de l’école à distance.
En métropole nous continuons de vivre dans ce monde absurde où le virus dicte sa loi. On aimerait, dans ces périodes de crise, être solidaires d’un pouvoir courageux et sûr de lui. Ce n’est hélas pas le cas. Ce gouvernement du « en même temps » trop occupé à ménager la chèvre et le chou, s’empêtre dans des décisions contradictoires et inefficaces qui ont, comme seul point commun, de nous rendre la vie impossible. Il fut un temps où notre pays était divisé en deux blocs qui s’affrontaient parfois durement. Le choix du soutien ou de l’opposition était facile. Aujourd’hui c’est le régime du : « Je ne suis ni pour, ni contre...bien au contraire... » qui nous aurait fait rire autrefois. On nous impose des masques étouffants, des horaires de couvre-feu impossibles, on nous conseille des vaccinations introuvables, on nous menace dans le même temps de sanctionner les réfractaires. Le gouvernement s’attribue des prérogatives liberticides sans que personne ne s’y oppose et en profite pour légiférer comme s’il s’agissait de l’essentiel sur le sexe des anges, ou la couleur des petits-pois.
On surprend d’ailleurs de plus en plus d’infractions à ces règles stupides et le vieux germe de désobéissance inhérent à notre peuple se réveille de plus en plus souvent.
Heureusement qu’il y a ces matins de plus en plus précoces, ces signes au jardin, là douceurs des rendez-vous sur les réseaux sociaux avec ceux que l’on aime,les échos des bonheurs lointains, les lignes qu’on écrit, les lecteurs qu’on devine 😉, le travail quotidien.
Et il y a toi en particulier, ami lecteur, à qui je souhaite une bonne journée.
Je t’embrasse.
