Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
et pourquoi ne pas le dire ?
Publicité
31 mars 2021

Merles....et probabilités.

27E85D72-D6A7-42E4-B3BB-6987D3CAA4A6

 

Ils reviennent maintenant tous les jours dans mon jardin pour partager avec moi quelques moments. Curieusement, je ne vois que des merles et mesdames merlettes semblent vouloir rester dans l’ombre. C’est qu’elles sont plus fines, ou moins téméraires, qui voient bien les trois matous qui rôdent de plus en plus souvent, tapis dans le jardin. Et notre petite chatte, sous ses airs de douceurs ne serait pas non plus rétive à l’idée d’une chasse aux merles.
Ils s’approchent de plus en plus de moi. Je ne veux pas encore couper l’herbe car il y a encore beaucoup trop de fleurs et mon jardin a un petit air négligé. Ils circulent dans cette minuscule prairie content de dénicher quelques vers dans une terre encore molle et humide.
Ils semblent me dire : « Regarde comme le printemps nous rend joyeux. Tout est couleur. Tout est odeur. Pourquoi, vous les humains, ne faites pas comme nous qui profitons de ce printemps dés avant le jour ? vous avez l’air malin à vous fuir les uns les autres, à rester terrés dans vos petits espaces, à circuler cachés, masqués, lointains.... »
Je lui réponds « Mais, petit merle malin, il y a vraiment danger. Danger d’attraper la maladie. Danger de contaminer d’autres pour qui les effets peuvent être mortels. Et puis il y a les lois, les règlements, les gouvernements, les amendes... »
« Tu as peut-être raison, répondît-il, Nous, n’avons pas de loi. Nous n’avons pas soumis le monde pour l’exploiter sans raison. Mais les menaces existent. Tu crois que je ne vois pas les chats qui nous guettent, et que le froid de l’hiver n’est pas venu à bout de beaucoup d’entre nous. C’est vrai que nous n’avons pas non plus de gouvernement, ni d’autre loi que celles de la nature. C’est pourquoi nous ne nous interdisons pas non plus le bonheur. »
« Et puis, ajoute-t-il, il y a les mathématiques...les probabilités... »
Je le regardais, interdit, l’incitant à poursuivre son raisonnement.
« Oui, poursuivit l’oiseau noir, disons qu’on homme vive 100 ans...pour simplifier la démonstration. La première année, il a une chance sur cent de mourir. L’année suivante, deux sur cent. Et ainsi chaque année la balance s’incline. Aujourd’hui, dit-il avec un coin d’œil, tu as probablement plus de 50 ans. »
J’étais flatté de sa politesse. « Donc tu as plus d’une chance sur deux de mourrir...et à 100 ans, tu pourras considérer que tu n’as plus qu’une chance sur cent de vivre...ce qui est fort peu, non? »
« Et qu’elle est la probabilité de mourir tué par ce petit virus minable ? Une chance sur mille...tout au plus. Tu as déjà perdu un an de ta vie, en survivant reclus, prostré, craintif. Tu vas continuer longtemps cette vie de mort-vivant. »
« Ne considère  pas le risque. Vois le bonheur d’être ensemble. Le plaisir a se toucher, à s’embrasser, à surprendre un sourire sur les lèvres de ton ami, à craindre la colère du grincheux, à rire du drôle, à pleurer ensemble ceux qui s’en vont. Au lieu de ça, tu signes milles pétitions inutiles, tu passes tes journées à rire avec ceux qui se moquent de leurs gouvernants....en leur obéissant sans tergiverser. Et si, par le biais des chercheurs tu peux réduire ce risque par un quelconque vaccin ou médicament...et bien fonce ! »
Puis il s’envola d’un mouvement d’aile, laissant fort marri le chat qui avait profité du discours pour se rapprocher dangereusement. Je l’entendis encore un peu et me retrouvais seul avec le chat ....privé de dessert ☹️. 
Je décidais alors de la morale de cette histoire. Ne plus écouter les grognons, fuir les pleurnichards, rire, chanter, faire la fête avec ceux qui le voudront (sans être inconscient, en étant prudent), courrir dès que viendra mon tour chercher la potion magique qui m’évitera le danger, et retourner parcourir le monde. 
Et surtout ne profiter d’aucun prétexte inutile pour s’empêcher d’être heureux ensemble.
Tiens ! Je sens que ma journée va s’éclairer d’une nouvelle lumière. Pourtant au lieu d’avancer dans les travaux de ma maison comme je le souhaiterais, je remplis des tonnes de papiers en quatre exemplaires destinés à un service qui les regardera à peine pour me donner le droit de faire chez moi ce que je veux. Je déteste la paperasse.
Et toi, ami lecteur, je t’invite à faire de même (pas remplir la paperasse 😉 mais décider, joyeux de continuer à vivre.) je t’embrasse et le souhaite une bonne journée.
Et si, comme moi, tu as été séduit par le raisonnement de ce merle coquin, je t’invite à partager, et à faire partager largement ce billet...sans modération.
Marre de ces énarques en costumes noirs, aux allures de croque-morts ou de croquemitaines, qui veulent nous obliger à devenir aussi tristes qu’eux 😂😂😂😂
Publicité
Commentaires
C
Je ne passe pas vous lire et commenter, je viens juste vous souhaiter un bon week end pascal.
Répondre
C
D'accord à cent pour cent avec tout ce que vous dites.<br /> <br /> La vie, ce n'est pas se priver de tout pour continuer à rester vivant. C'est ne se priver de rien en sachant que l'on va mourir.<br /> <br /> •.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Répondre
et pourquoi ne pas le dire ?
Publicité
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 256 528
Archives
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité