Chez soi....
Nous sommes rentrés depuis vendredi mais en quelques heures à peine nous avions l’impression de n’être jamais partis. Dès vendredi matin j’allais planter dans mon jardin des pommes de terres pleines de germes récoltées de l’année dernière. C’est une première...replanter sa récolte. J’ai hâte de voir si ça marche. J’en avais trop...samedi j’allais donc défricher une large plate bande a la parcelle pédagogique du jardin pour éviter qu’elles ne se perdent.
Plus tard, au marché, j’achetais quelques plants de salades, une douzaine de fraisiers, et quelques côtes de blettes (mais chut...c’est un secret. ELLE n’aime pas ce légume et trouve que j’en plante trop. Je compte sur votre silence.)
Le soleil revenu, nous avons recommencé à prendre nos cafés sur la terrasse du second étage de notre extension. Un endroit d’où l’on peut enfin avoir une vue un peu lointaine tout en apercevant le beau clocher de notre église romane .
Hier soir, je rajeunissais de (beaucoup d’)... ans, et retrouvais mes sensations de rugbyman en assistant à un match de rugby merveilleux. Si ces intrépides jeunes gens pensaient un seul instant qu’on peut encore à mon âge s’imaginer à leur place, ils se moqueraient. Je me couchais donc tard, plein de rêves et de courbatures 😉( mais je crois que c’était plutôt à cause des travaux au jardin...).
Ce matin après une messe dans notre village de crèche au pied du Luberon, nous revînmes à la maison mais j’attendais avec une certaine impatience d’aller planter mes acquisitions d’hier. Ce qui fut fait. Elles côtoient maintenant les premières tulipes en fleur, la rhubarbe et l’oseille dans un joyeux désordre que j’aime à composer. Je rajouterai cette semaine (si c’est encore possible) quelques pieds d’artichauts. Ceux de l’an dernier ont dû servir de festin à quelque campagnols.
J’étais allé au jardin à pied à l’heure ordinaire de ma sieste dominicale. ELLE me rejoignit un peu plus tard en voiture mais sembla déçu que je ne reparte pas avec ELLE. Désolé, j’avais trop envie de sentir ce mistral me caresser le visage (j’ai failli dire dans mes cheveux mais réalisais à temps qu’il est inconvenant de parler des absents 😉).
Et maintenant, dans ce jour qui se prolonge, devant un des ces feux dont on espère encore qu’il sera un des derniers, je laisse peu à peu le soir tomber dans la pièce. Je déguste ce soir qui rallonge. Je tarderai à éclairer la pièce.
ELLE, travaille à nouveau la semaine prochaine et prépare dans la douleur ses pique-niques. Je comprends son manque d’enthousiasme du dimanche soir...
J’écris toutes ces choses qui n’ont guère d’importance parce que je viens de lire dans un des SES magazines que pour être écrivain il était souhaitable d’avoir eu une enfance malheureuse. Donc je ne serai jamais écrivain mais je continuerai à poser quelques lignes sur un écran où j’espère que quelque(s?) lecteurs les liront.
Et c’est tant mieux.
Merci donc ami lecteur de m’aider à supporter cette malédiction qui interdit la plume aux gens heureux.
Je te souhaite une bonne semaine et je t’embrasse.
