25 juin 2021
Une lune gibbeuse….
ELLE, dînait hier soir avec des amies. J’avais entendu le matin que la lune du soir serait assez exceptionnelle et j’avais décidé de profiter de notre « nouvelle terrasse » pour aller l’observer par dessus les toits du village, plutôt que de notre petit jardin.
Je m’étais dit aussi que cette soirée solitaire serait idéale pour terminer le livre que j’ai reçu pour la fête des pères.
ELLE, à peine partie, je m’installais sur le canapé du salon. Le village était silencieux. Le cœur de village où j’habite est toujours silencieux le soir. Trop silencieux parfois. Il ne connaît plus comme autrefois d’agitation fébrile autour des commerces. Ils ont presque tous disparu. Aucun café, aucun glacier, aucun restaurant n’y est ouvert le soir. Et la qualité des pizzas de notre voisin pizzaiolo ne suffit pas à animer la rue principale.
J’ai participé dans une autre vie à la première tranche de la restauration de ce cœur de ville. Mais rajeunir les rues ne suffit pas, il faut que la vie aussi se réinstalle, et ça …ça ne se décrète pas. Il faudrait le bon ton, la bonne note, le bon diapason. Bref je lisais dans le silence.
Et le temps passait, et mon attention était tout entière captivée par ce roman. Je croisais l’expression « lune gibbeuse ». C’est un adjectif que je ne connaissais pas mais qui me rappela mon intention première d’aller observer la lune. Je sortais mais, hélas, elle n’était pas encore levée.
Lire un roman d’un auteur qu’on connaît bien est un exercice un peu particulier. L’univers est assez familier et quelques détails le rendent plus proche encore. Mais il ne faut pas se laisser retenir par cet aspect et laisser à l’œuvre sa valeur propre.
J’aime écrire. Je suis un écrivain du dimanche comme il existe des peintres du dimanche. Juste pour le plaisir et sans autre ambition que de partager ces mots avec quelques lecteurs plutôt indulgents.
Devenir « écrivain », dans ce cas « écrivaine » est d’un bien autre niveau. Il faut du talent, de la recherche, des matériaux, du travail, l’aide de lecteurs ou de correcteurs, cent fois sur le métier remettre son ouvrage avant de le juger « publiable ». J’avoue que ça m’impressionne beaucoup.
Ici l’auteure est passée en quelques années dans ce monde du roman avec un vrai talent, chacun de ses livres en fait découvrir de nouveaux aspects, de nouvelles facettes.
Je suis impressionné …autant qu’attendri par la gentille dédicace qui accompagnait l’ouvrage.
Bref, je fus tellement retenu par l’intrigue que je laissai passer le temps et lorsqu’ELLE rentra de son dîner, j’avais terminé avec bonheur le roman. J’avais aussi oublié mon idée d’aller voir la pleine lune. Mais j’avaiis passé un très bon moment.
Je sais qu’il arrive à cet écrivain (pardonnez-moi mais j’aime ce masculin et j’aime conserver cette règle de notre langue) de lire mes petites lignes…Alors je veux lui dire « Bravo ! » et surtout qu’elle continue encore longtemps de prolonger en l’enrichissant encore cette tradition familiale d’amour de ses deux langues maternelles (français et provençal). Je veux l’embrasser en la félicitant et en espérant la revoir bientôt.
Merci aux miens de ce gentil cadeau de paternité 😉.
Et toi, ami lecteur, fais-moi confiance et vas-t-en te procurer et lis qui cet ouvrage.
Je t’embrasse aussi. Bonne journée.
Ps : le livre s’appelle « celles qui se taisent », l’auteure « Bénedicte Rousset », et c’est aux éditions « LA TRACE »
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