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28 juin 2021

Chronique d’un week-end ordinaire…

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Regardez l’image : ils ne sont pas mignons ces cochons aux allures de vagabonds, rencontrés samedi matin ?
Il avait commencé le vendredi après-midi, ce week-end ordinaire,  dès que les couvreurs eurent quitté leur chantier. Un après-midi à genoux à enlever 40 m2 d’un vilain carrelage sur la terrasse pour préparer le travail de l’étancheur  qui enchaînera sur ce chantier.
C’est fourbus que nous allions redécouvrir le bonheur d’une salle de cinéma (hélas ! presque vide) et cette magie du grand écran, de la sortie en ville, et de revoir d’autres humains attablés aux terrasses.
Samedi je m’étais promis de profiter d’une possibilité de visiter deux fermes « bio » qui ne sont ni plus ni moins que le modèle des petites fermes qui foisonnaient encore lorsque j’étais enfant. Sauf….
Sauf que c’est un modèle qui n’a plus court aujourd’hui  où une exploitation plus modeste et plus raisonnée de la terre s’effondre devant les impératifs économiques.
Deux agriculteurs sympathiques et savants qui nous expliquent chacun à leur manière les méfaits de l’utilisation abusive de produits toxiques et l’intérêt économique de revenir à des méthodes plus douces, leurs essais et leurs tâtonnements.
Et c’est vrai que j’ai retrouvé des bruits d’oiseaux, et des arrières-cours de ferme qui avaient le goût et les odeurs subtiles de l’enfance.
Je n’ai aucun préjugé contre l’agriculture « actuelle » tant qu’elle demeure dans les limites de la raison et qu’elle ne devient pas l’outil d’un apprenti sorcier qui scie peu à peu la branche sur laquelle il est assis, et qui parfois nous empoisonne.
Dans mon village il y a beaucoup de friches agricoles qui voisinent d’énormes exploitations de pommiers et des grands champs de lavande. Peu de jeunes sont attirés par les métiers de la terre tant ils sont ingrats. Lorsque je découvris la Provence j’admirais ces champs si divers fragmentés par des haies de cyprès qui donnaient aux paysages de plaine un caractère sage et rangé. Aujourd’hui les exploitations fruitières s’étalent sur des centaines d’hectares d’arbres emprisonnés de grands filets qui les interdisent aux oiseaux et parcourus sans cesse par des tracteurs qui répandent des traitements souvent nauséabonds et parfois dangereux.
J’avoue avoir trouvé ces deux fermiers sympathiques et convaincants.
Serais-je devenu « bo-bo » ou « bio-bio »…Dieu m’en garde !
Je déteste l’écologie politique qui est devenue un prétexte et un modèle de sectarisme idéologique qui s’emparent de tous les sujets de société. Mais j’aime cette petite écologie bien sage qui s’appelle l’amour de la nature et qui passe aussi par le travail de mon petit jardin potager. 
Justement, parlons de celui-ci. Nous y passâmes une partie de l’après midi de dimanche à le soigner, à l’arroser et à y récolter nos légumes.
Et c’est aujourd’hui une nouvelle semaine qui recommence ou un premier toit devrait se terminer et un autre démarrer. C’est une semaine de travail pour ELLE tandis que pour moi elle va commencer en racontant par écrans interposés à mon derniers petits « kiwi » trois petits contes de fée avant qu’ils ne se couchent.
Une semaine ordinaire qui va suivre un week-end ordinaire.
Bonne semaine à toi, ami lecteur !
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