et pourquoi ne pas le dire ?

26 septembre 2016

À tous les candidats à la présidentielle....

Monsieur le candidat,

Soyez gentil. Ne vous mettez pas en peine d'inventer pour moi les prospectus les plus audacieux, ni les plus spectaculaires rodomontades, ni les grands shows à l'américaine pour vanter le produit que vous êtes devenu.
Je ne vous jugerai pas sur tous ces artifices qui sont une façon de plus de mal dépenser mon argent. 
Je vous jugerai plutôt sur ce que vous avez fait dans votre vie privée ou publique, d'affaires ou de politique. Et si par extraordinaire aucun de ceux qui ont un peu d'expérience ne me convient sur ces points,  j'irai alors  chercher celui qui aura été le plus fidèle à ses principes, qui aura le mieux estimé l'avenir et qui aura proposé les solutions aujourd'hui reconnues par tous comme évidentes.
Mais venons-en à ce que je souhaite.
J'aimerais en premier point que vous croyez comme moi à l'évidence que toute vie doit être protégée et respectée. Depuis le premier moment de la conception d'un être jusqu'à son dernier souffle, je veux qu'il soit choyé, protégé, défendu. Cela quelqu'il soit, petit ou grand, fort ou faible, vertueux ou misérable.
Je veux pour cela que vous soyez tout à votre gouvernement et pour cela que vous ne soyez l'homme d'aucun parti, d'aucune faction, qu'aucun intérêt ne vous anime sinon la volonté de faire le plus grand bien au plus grand nombre. 
Nous sommes assez nombreux, j'imagine, pour qu'existe dans notre pays un homme qui porte en lui suffisamment de valeurs personnelles pour entraîner l'adhésion de tous sur sa vie privée et publique 
Je souhaite pour cela que votre vie privée soit exemplaire, que vous ayez fondé une famille stable et solide et si la vie vous a laissé seul que cela vous ai donné encore plus d'amour pour les autres.
Il faut que vous soyez un doux, plutôt enclin au bien, mais surtout pas un naïf, que vous sachiez cependant faire le choix de la force et de la responsabilité contre celui de la démagogie. 
J'aimerai que vous vous y entendiez en affaire et en finance. Non, pas que vous soyez un de ces spécialistes de chiffres qui renvoie au public (souvent incompétent) que je suis des centaines de pourcentages, mais qui prouve qu'il ait géré les affaires qu'on lui avait confié en "bon père de famille" soucieux de faire vivre son pays dans la dignité sans avoir dénaturé son héritage.
Je veux que vous respectiez ceux que vous gouvernez , et donc que vous devez servir et que ceux qui vous aident soient animés des mêmes intentions. Je veux que vous sachiez que votre rôle est un sacrifice et que vous ne serez pas plus riche à la fin de votre mandat.
Je veux que vous méprisiez l'argent et ceux qui le servent avec trop de passion sans que pour cela vous ne laissiez les voleurs s'introduire dans la place.
Je veux que vous donniez à ce pays plus d'amour. Je crois qu'il faut parfois s'investir, même au delà de ses frontières mais que cela ne soit jamais pour sauvegarder des intérêts mais pour protéger des hommes.
Et si ,comme aujourd'hui,  notre pays doit accueillir de plus misérables, que ce soit de façon assez mesurée et volontaire pour que cela ne devienne pas un trouble, encore moins un danger.
J'aimerai que dans votre vie on trouve d'autres expériences que la pure vie politique, que vous ayez fait plutôt que dit. Si ce n'est pas le cas, que l'on trouve au moins dans votre histoire des moments où l'on puisse dire : "lorsqu'il était là, la ville ( le département, la région, le ministère ) eut une gestion rigoureuse et saine.
Je veux que vous aimiez votre armée, votre police, vos fonctionnaires et que vous leur rappeliez sans cesse qu'ils sont aussi au service des autres. Qu'ils ne soient pas trop nombreux, que l'on veille à leur donner les moyens de leurs actions et qu'ainsi on n'encourage pas certaines formes de paresses qui résultent de l'absence de moyens et de missions précises.
Je veux que vous aimiez l'histoire de votre pays et sa culture et que vous participiez à les construire en fournissant à nos enfants des écoles ou l'on apprenne le respect de l'autre et le respect de soi sans oublier de transmettre ce que furent nos pères. Il faut que vous soyez cultivé mais surtout pas pédant, que vous aimiez rire ou sourire à l'occasion. Je vous préférerais plutôt trop discret que trop exubérant. 
Rassurez-vous je vous reconnaîtrai le droit à l'erreur et son oubli à condition qu'elle soit assumée sans détours.
"Mais, me direz-vous, ce n'est pas un gouvernant que vous définissez mais une sorte de saint au service de la France ! " . Ce n'est pas faux mais c'est sûrement nécessaire. 
Alors ne vous souciez pas d'autre chose que de vous présenter en fonction de ces critères. Qu'importe alors le parti dont vous êtes, le choix de votre élection et tous les autres artifices.
Si je vous écris tout ca aujourd'hui c'est parce que cette campagne qui commence ne présente rien de ce que je cherche ainsi et que, petit citoyen minuscule, je suis finalement plus proche du "plus grand nombre " que vous ne le serez jamais.
J'ajoute que si mon texte est entièrement au masculin, ce n'est pas parce qu'il vise uniquement un homme. C'est juste un usage de langage et si vous êtes une femme, ajoutant à ce que je viens de citer toutes les élégances de votre sexe vous n'en serez que mieux ...la bienvenue.
Pardon donc de ma présomption et de mon arrogance. Mais tenez compte de cet avis.
Je vous souhaite bonne chance.
Un tout petit citoyen, minuscule.

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18 septembre 2016

Lever dans la nuit. Pourquoi ?

Est-ce une souffrance ? Est-ce un besoin ? Est-ce une douleur ? Est-ce simplement un "manque de fatigue " ? Est -ce pour prier ? Est -ce pour partager la peine ou l'inquiétude de ceux qu'on aime ? 

L'homme, retraité ne doit rien à personne. La société pourvoit à sa subsistance. On lui dit qu'il a fait son temps, qu'il a épargné pour sa peine. Le temps lui est donné. Il est devenu très riche puisqu'on ne lui demande plus sa peine contre son pain quotidien. On ne lui demande plus, est-ce à dire également qu'on n'en veut plus ? 
La journée a été très douce. Le temps est redevenu de saison, de ces étés qui se prolongent doucement, juste à la bonne température. 
Un premier tour de village et de marché à l'heure où il se montre, avec notre petit hôte à quatre pattes, Icare,  fier de sortir "en ville". Les commerçants qui s'installent. Les premiers amis qu'on rencontre. La vie des autres est une telle source de richesses et d'émerveillements. Et cette douceur de la rencontre, du sourire, du partage,  quand tant en manquent si cruellement...
Quelques travaux qui suivent pour améliorer la maison et le jardin : extraire quelques énormes racines qui nuisent à l'harmonie, construire un petit mur qui retiendra l'eau qui se déverse dans le nouveau hangar les jours des grandes pluies. Un nouveau tour de marché pour rapporter quelques kilos de ces belles pommes qui poussent ici. Celles-ci viennent sans contraintes, sans produit. Elles sont un peu moins régulières, parfois tachées, mais délicieuses. Une caisse pour La table, une autre caisse pour la compote. 
Puis un repas, délicieux dans sa simplicité et dans toutes les attentions qui accompagnent les gestes de celle qui le prépare.
Le café dans le grand hangar invite à la sieste. Le rosier abondant invite à la reconnaissance. 
Il y a aussi ces bruits venus de l'extérieur. Une fille d'amis morte ce matin dans la rue. Une vie qui se perd malgré la tendresse, malgré l'amour, malgré la prière. On ne sait pas comment des vies ainsi peuvent un jour basculer vers un "autre chose" mortifère. Une profonde tristesse, une grande compassion qu'on ne sait pas comment exprimer. Et puis cette nièce, maman de famille nombreuse,  touchée dans sa santé au moment où elle a tant besoin d'être là, présente, à la tâche. Les bruits déplaisants de ceux qui se battent pour être les premiers dans le pays, ceux qui gouvernent sans amour.
Et la voix des autres au téléphone, partage de vies. 
Vient le temps de préparer ces kilos de pommes en une énorme compote qu'on gardera pour "eux", pour leurs goûters dans la cabane ou dans la tour de bois qui domine maintenant le jardin.
Un long coup de fil de notre garçon, dans son étrange chantier d'Afrique. Il répare une usine avec des ouvriers venus du bout du monde, dans ces pays si rebelles au travail, aux méthodes. On parle de tout ça, d'aujourd'hui et de demain, de sa vie qui se construit.
Et puis le temps de la lecture, le temps de la paix. Un dernier tour dans le village et c'est déjà le temps du diner. 
Une journée "sans histoire". La vie qui se consomme doucement. Le temps qui semble donné comme le rosier du jardin donne ses roses. 
Et puis il y a le rêve, les châteaux qu'on construit en Espagne, l'esprit qui crée tout seul des univers merveilleux. Et la conversation, et l'échange, et cet étrange écran qui nous renvoie le monde à sa manière, à sa façon.
Un diner aussi simple et délicieux que le déjeuner et la première compote qu'on goûte au dessert.
Et le sommeil qui vient comme un ami dans la seconde même où on l'appelle. 
Et on revient au début. Ce lever qui semble ...trop tôt.
Alors l'homme écrit pour ne pas laisser trop de place à l'esprit qui s'affole. Et les mots deviennent admiration, passion, compassion, prière et reconnaissance, action de grâces et demande d'apaisement.
Et l'homme ira se recoucher, mendier encore une heure ou deux de sommeil. 
Le chien s'est réveillé. Il retourne aujourd'hui chez ses maitres. Il est venu passer un peu de temps avec moi, comme pour me dire : " j'ai passé quelques bonnes journées. C'était sympa. Je reviens quand tu veux." Il me regarde écrire et très vite se rendort sur la tapis du salon.
Aujourd'hui notre petite-fille aînée aura  l'âge de raison. Un grand jour qu'on partagera en pensées, en prières, peut-être en image. On ira rendre le chien a nos amis. On assistera à la messe dans un autre village très beau aussi. On partira ensuite pique-niquer chez des amis, dans un château "du bout du monde", de l'endroit où nait la rivière.
C'est vrai ce que dit Sainte Claudine : "Que le Bon Dieu est Bon ! "
Bonne journée, ami lecteur, qui partage les pensées de ton ami noctambule.

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14 septembre 2016

La pluie tant espérée...

...devrait normalement arriver aujourd'hui. Le ciel est sombre et ce temps qui d'ordinaire assombrit le moral apparaît comme une bénédiction. La terre est sèche d'un été trop chaud et il ne faudrait pas que ces espoirs de pluie deviennent malédiction pour nos amis paysans. Aujourd'hui on vendange et on cueille les pommes dans toutes les vignes et les vergers alentour. 

La terre a besoin d'eau, d'une eau qui la pénètre doucement... pas d'une eau qui ravine et laisse un sol en trop mauvais état. 
La maison est silencieuse. Pas tout à fait en vérité puisqu'on héberge depuis hier un chien d'amis en pension quelques jours. Un sympathique animal au nom d'Icare qui s'est très vite retrouvé dans les marques de notre Réglisse.
On range l'été. On a remisé déjà quelques chaises-longues et "réduit la voilure". Quelques derniers travaux avant de la mettre en hivernage ....mais on a encore le temps.
Au pays des rois mages la rentrée est passée et le rythme retrouvé de l'année scolaire. L'anglais s'était un peu affaibli pendant les vacances et cette année notre plus grande princesse travaillera un peu le français avec sa grand-ma.
Notre ingénieur est retourné pour quelques jours en Afrique qui répare une cimenterie, notre médecin se forme à d'autres nouveautés, nos deux créatrices créent et mettent leur énergie dans leur entreprise naissante...et ce malgré "la crise" qui rend les portefeuilles difficiles à desserrer.
On tarde quand même à se coucher le soir. Le grand hangar rénové nous accueille tard pour prolonger notre soirée.  Que cet espace gagné cet été nous a changé la vie, où l'on peu dans la nuit lire, bricoler, parler tard.
Les échos qui nous viennent de l'extérieur sont d'autant plus menaçants qu'ils sont éloignés. Si notre village donne quelques signes de renouveau, on est déjà dans la tristesse lorsqu'on voit agir les petits hommes politiques dès qu'on en dépasse les frontières. La communauté de communes, le département, la région, le pays, l'Europe, le monde bruissent des agissements de ces pitoyables fantômes d'hommes politiques qui mettent en avant de tout leurs propres intérêts au détriment du bien commun. L'espoir nous vient des petits, des humbles, des sans-grades qui jour après jour avancent leur charrue dans le sillon. Les vrais acteurs de ce pain quotidien que Dieu nous donne. Les élections approchent et je crois que je vais faire revivre "le petit homme rose" pour essayer avec mes amis de choisir au mieux d'exercer mon petit "droit de vote".
Bien sûr je porte au fond de mon  cœur ceux qui souffrent. Je pense à mes amis malades. Un autre nom très cher et bien fragile de jeune maman vient de s'y rajouter encore avant hier. 
Je pense aussi à ceux qui disparaissent laissant les leurs quelques temps dans la souffrance avant que ne revienne la paix dans leurs cœurs.
Mais ne crois pas ,ami lecteur,  que je ne me résigne à la tristesse. Bien au contraire ! Je vois autour de moi, rien qu'en levant les yeux, tant de belles choses que j'en ai bien plus qu'il faut pour être heureux. Et je sais que le vrai bonheur nait souvent de la peine, de la patience et du travail des hommes.
J'aimerais souvent savoir peindre, dessiner, ou même simplement photographier avec art toutes ces merveilles...mais je n'ai que mes pauvres petits mots, mes petits serviteurs en noir et blanc. 
Alors en attendant la pluie, en repeignant quelques volets pour redonner un peu plus de couleur à ma maison que j'aime, je les partage avec toi, mon ami, mon lecteur.
Que ta journée soit belle et que pour toi aussi la pluie soit annonciatrice de récolte en abondance.

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07 septembre 2016

"Après-mariage" aux pays des papes....

C'est le cœur de l'été. Il fait chaud en Provence. On cherche un peu l'endroit ' Un château perdu parmi les vignes. On ne vient pas là par hasard. C'est un nom devenu célèbre à force de patience et de talent. Quatre générations d'artistes et d'amoureux du vin. 
On dit que c'est l'arrière-grand-père qui le premier s'attela a l'ouvrage : quatre beaux domaines aux saveurs variées et aux noms maintenant célèbres.
Une seconde génération œuvra à son tour avec courage. Puis ce fut notre ami qui en devint le maître. Un pari difficile, semé d'embûches et de paris, sur le temps, sur le moment des vendanges sur l'art de mener la vigne au bon moment. 
Déjà demain se prépare et cl est le mariage d'un des fils qu'on fête en ce soir-là. Le mariage était lointain et avec une grande délicatesse, les parents ont voulu rassembler leur amis de l'endroit pour fêter avec nous ce nouveau couple.
L'endroit est charmant, on s'avance de vignes en vignes,comme semées  au milieu du parc. Les pieds de vigne semblent sortir du sable. On dit que c'est l'un d'entre eux qui eut un jour l'idée de ramasser un par un les gros galets qui d'ordinaire donnent ici aux vignes cet aspect si particulier.
Au bout du chemin un château joli mais sans prétention qui paraît lui même issu de ce même sable. 
On est nombreux. On est reçu dehors. On aperçoit par les fenêtres éclairées un intérieur joliment rénové dans le respect du bâtiment et le besoin d'un confort nécessaire. 
Au milieu un bassin est entouré de grilles. J'ignore pourquoi. Peut-être pour protéger les poissons des oiseaux prédateurs. L'ensemble est ravissant. 
Les jeunes mariés nous reçoivent avec la sagesse que donne un bonheur naissant et la responsabilité un jour de transmettre à son tour " le fruit de la vigne et du travail des hommes". 
Lui, était un ami de notre dernier fils. Elle, vient de Bourgogne et de Belgique tout à la fois. On ne la connaît pas mais très vite on la sent des nôtres, ou on se sent des siens car sa présence ici semble évidente.
On retrouve des amis de tous bords et de toujours, de ceux qu'on croise souvent à ceux qu'on ne voit que trop rarement. Certains viennent de loin.
Une surprise attend les mariés : pendant un long moment, une harpe accompagne le chant d'une chanteuse pour notre plus grand bonheur.
Vient  le moment des agapes. Inutile de vous dire que les vins sont à la hauteur du moment. Tous sont excellents et pourtant si divers. Et vers la fin, au moment des confidences, on en goûtera quelques uns, un peu plus anciens et meilleurs encore. 
Ils sont si célèbres qu'on ne les approche que rarement et les partager ainsi dans ce moment amical et familial leur donne encore plus de sens.
C'est tard dans la nuit qu'on se sépare. 
On quitte le domaine. Plus haut dans le village le vieux château papal semble veiller sur notre belle région.
On vient de vivre un de ces moments qui comptent où se mélangent avec délicatesse toutes ces valeurs qui guident notre vie : l'amour, la famille, le beau, le bon, le travail, le courage, l'amitié, le partage.
Merci mes amis et que Dieu bénisse ces nouveaux mariés et protège la prochaine vendange.

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31 août 2016

J'entends.....

La machine à laver qui tourne dans la salle de bains sans réveiller la maison endormie,

La respiration régulière d'un petit bébé qui dort près de moi au salon,
Les paroles de la plus grande de mes petites filles qui me regarde écrire et parfois me pose des questions,
Parfois au loin le bruit d'une voiture qui passe dans la rue ou un échange de mots entre deux passants.
Ce qui est important c'est ce que je n'entends pas : le soleil qui brille et qui fait fumer la pelouse car il a plu un peu hier soir, le sommeil des trois encore endormis, les pensées qui s'agitent dans ma tête et cette atmosphère douce qui imprègne toute la maison.
Elle a repris le travail et mes petits partent demain. Hier on a fini d'écrire un conte qu'ils vont illustrer aujourd'hui. Le temps se précipite et je reste ici, à la maison, en appui de cette petite famille avant qu'elle ne rejoigne son papa. 
L'été a été riche, de bonheurs, de rencontres, de mariage, de cousinades  et de jeux.
Dans le jardin se dresse maintenant une belle tour.
Bien sûr que dans ce havre de paix on n'a pas oublié les barbares qui oeuvrent à détruire nos équilibres, ni ces gens massacrés un soir de vacances, ni ce prêtre offert en sacrifice, ni ceux qui nous protègent, ni ceux qui travaillent, ni ceux qui prient, ni ceux qui souffrent, ni ceux qui peinent.
Quand l'herbe du jardin redevient plus verte à l'automne, que c'est le temps des reprises, des travaux qui recommencent, des rentrées des classes, des échéances qu'on se fixe, des résolutions qu'on reprend, que les politiques à niveau s'agitent alors ce sera bon de se rappeler ce temps, de paix, d'amour et de douceur ambiante.
J'entends la vie doucement....
Bonne journée mon ami.

 

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29 août 2016

Et pendant que j'écris....

...en attendant qu'un petit enfançon se réveille, guettant le moindre bruit dans la maison qui dort, le monde du travail vibre autour de moi.

Toi, tu viens de repartir après cette pause de vacances, courageuse de quitter ce petit monde que tu aimes et qui t'aime. Mon fils aîné termine une longue garde où il aura croisé un peu ou beaucoup de cette misère du monde qui souffre, qui doute, qui pleure. Le second au pays de l'or noir aura passé 12 longues heures sous une chaleur de plomb à réparer des plateformes de forage. Ma fille aînée s'apprête aussi à une grosse journée de travail d'infirmière à moins qu'elle ne soit déjà  partie. Mon gendre creuse le sol dans une capitale trop riche qui cherche ce qu'elle peut faire de trop d'argent. Ici, nous ne sommes plus que deux adultes, la maman du petit enfançon qui essaye de regagner quelques heures de sommeil données dans la nuit à son enfant, ...et moi. Trois autres petits anges dorment encore après un long week end de cousins et d'amis retrouvés, riche en émotions, en jeux, en rencontre.  
Aujourd'hui ma journée à moi commencera plus tard, quand la maison sera "lancée".
Les vacances se terminent pour beaucoup et la ville s'agite aussi. Dans quelques jours la rentrée scolaire marquera cette reprise de l'automne. Peu à peu les politiques aussi s'agitent qui dans quelques mois vont s'affronter. Notre pays est confus, malaisé à conduire, il s'agite en tous sens et manque tellement d'un guide sûr. 
La Provence est très douce à la fin de l'été. Les jours sont encore très chauds mais les nuits sont longues qui aident au repos. Et le soir à l'heure où tout se tait et où seules les cloches viennent de temps en temps troubler ce silence, un petit air frais agite les feuilles des arbres.
Je crois que c'est le souffle des anges qui veillent sur nous chacun à leur manière et qui viennent dire à ce monde qui s'agitent souvent avec trop de désordre : " N'ayez pas peur ! Si vous, vous ignorez le sens de cette agitation, nous, nous la connaissons. Faites, chacun de vous, ce que vous avez à faire, aimez, croyez...c'est ainsi que le monde vit."
À mon tour, ami lecteur, de te souhaiter ce bonheur simple de tous les jours, fait de remerciement, de louange et d'espoir...et de travail quotidien.

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25 août 2016

Remède...

Je crois que ça s'appelle "un petit coup de blues". Le soir arrive. Il a fait chaud, très chaud. La journée se termine, une journée sans trop d'éclat, une journée entre deux, une journée de fin de vacances. Il ne s'est rien passé d:extraordinaire : une paire de volets peints, un jardin remis à neuf, un passage à la piscine, l'attente des enfants à la nuit, un préau fini dans une école, un passage à la mairie. Finalement plutôt des bonnes choses mais rien qui sorte de l'ordinaire, qui donne un peu d'éclat. Un bouquin à lire intéressant mais plutôt ardu qui demande plus d'attention que je ne peux lui en donner.

Une impression de faire du sur-place. Une invitation à sortir qui n'aboutit pas. Une invitation au voyage qui n'aboutit pas non plus.
Que faire dans ce cas ? Se renfrogner , morose ? Broyer du noir en écoutant une musique adaptée ? Partir se promener ? 
Rien de tout ça ne me semble adapté. Alors je vais fermer les yeux, oublier ce qui m'entoure, m'imprégner de ce que j'aime. Fermer les yeux en prenant garde que le sommeil ne me gagne. Laisser le vide et le silence s'installer. Et là, dans les bruits du village de la journée qui se termine 
Aller dans le hangar secret caché au fond des bois. Déjà les oies s'agitent qui veulent prendre leur envol. Les ailes du char se remplissent peu à peu de l'air chaud du soir d'été.
On s'approche de la clairière. Je prends les rênes. L'ami, tu peux si tu le veux monter derrière moi, il y a de la place.
Très vite le char monte. Le clocher n'est plus qu'un point. Derrière moi les Alpilles. Le char passe dans le corridor entre le plateau de Vaucluse et le Luberon. Il se dirige vers le Ventoux qui l'entraîne de toute sa hauteur. On passe au dessus de tous ces endroits qu'on aime, connus ou inconnus. Là, une belle abbaye entourer de lavande, ici une humble ferme, ailleurs un aiguier. 
La lune n'est pas pleine mais sa lueur suffit à nous éclairer. Plus le char monte, plus le cœur s'allège. Et toi qui me suis, sens-tu le vent du haut, du beau, du bien. Quelques lueurs dans les villages ou dans les fermes isolées indiquent que nous ne sommes pas seuls à aimer ces soirs de presque septembre où l'air est plus frais qu'en juillet.
Le voyage dans le rêve continue comme à plaisir. 
Mais soudain, là-bas sur la route, une voiture que je reconnais. Ce sont "eux" qui reviennent pour une dernière semaine. La maison à nouveau va se remplir de voix d'enfants. La cabane et la tour vont s'animer de princesses et de chevaliers.
Vite redescendre. Je dois être là à leur arrivée.
Je te quitte. Mon cœur est redevenu léger.
Alors, bonne nuit ! Merci de m'avoir accompagné dans ce voyage.

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24 août 2016

Confiture de figues...

Comme une pause dans les vacances. Il fait beau mais le vent a repris. On sent la fin d'août mais pas encore septembre. Temps de sérénité. La maison pour quelques jours est vide de petits-enfants mais les visites se succèdent qui la remplissent d'amis ou de familles et quelques heures durant elle se ranime joyeusement. A la mairie on sent la reprise. La rentrée est proche. Les premières réunions. Il y a bien cette tension sécuritaire qui rappelle qu'il y a peu de temps encore notre pays souffrait dans la chair de ses enfants. 

L'été lui même semble vouloir rester présent et si les jours sont encore très chaud les nuits apportent un peu de fraîcheur bienvenue. 
Et les amis reviennent. Il y avait samedi ce coup de fil de ces chers amis . Ils nous informent que leurs figuiers croulent sous les fruits et nous invitent à les cueillir. 
On se garde le dimanche pour le repos. On invite justement ces amis à partager un repas de famille.
Et ce n'est que mardi sous un soleil de plomb que se fait la cueillette.
On monte sur l'échelle dans le grand figuier qui ombre leur belle maison. Les figues éclatent de maturité. Sur le petit escabeau, à côté, un petit Marius s'essaye au même exercice. Il me raconte un peu sa vie, ses amis, ses jouets. Délicieux accompagnement, le temps passe vite...et je sais maintenant qu'il existe des pistolets-dinosaures qui crachent des bulles de savons ("mais non, Jacques, pas un dragon, un dinosaure ! "). Quelques heures. Les caisses se remplissent. Il reste encore assez de temps pour se raconter avec cette amie les vacances, les familles, les amis. 
Et de retour à la maison, c'est la belle casserole de cuivre qui se remplit à son tour et la cuisine encore dans l'ombre des volets mi-clos se remplit d'odeurs délicieuses.
Et ce matin, au petit-déjeuner, le dernier pot, celui qui n'était pas plein, vient s'étaler sur des tartines délicieuses. 
L'été n'est pas fini. Demain à nouveau la maison verra revenir les petits-enfants pour une dernière semaine. Vendredi, il y aura une cousinade et nous serons nombreux. Il faut se mettre aux préparatifs. Et puis ce sera l'été qui se prolonge chez nous encore un mois ou deux.
L'été, le blog prend lui aussi un peu ses vacances. Le rythme est plus lent, les sujets plus légers. Et pourtant, ami lecteur, tu restes fidèle et je t'en remercie.
Bonne journée. 

 

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16 août 2016

Fêtes,visites....Balthazar et Timothée.

Samedi rassemblait autour de nos enfants quatre autres petites familles : 5 ami(e)s de prépa rassemblés 15 ans après. Bonheur de la durée des amitiés, de la fidélité, des souvenirs mais surtout de la vie qui avance : travail, enfants, maisons.

Dimanche,  c'était amis d'enfance, parrains et marraines. D'autres bonheurs, d'autres vies qui se croisent. 
Hier on accueillait d'autres cousins et c'était l'occasion d'en faire venir d'autres. Un joyeux rassemblement. Une maison qu'on montre, qu'on fait partager. Des neveux qui ne connaissaient pas la maison, d'autres que l'on voit plus souvent et qui partagent notre village.
Il y eut aussi trois passages à la fête foraine  pour trois petits enfants trop fiers de leurs trophées et de leur courage. 
Au milieu de tout cette agitation, deux petits bébés tous neufs prennent à leur tour connaissance de ce monde : deux bébés à peu près du même âge: un grand, costaud, chevelu :  Balthazar et notre petit Timothée. Savoir ce que sera l'avenir de ces deux petits hommes... J'aime savoir des enfants dans notre maison, de la vie qui commence, qui se construit. J'aime à penser à leur vie qui démarre et qui prendra son envol quand la notre déclinera doucement. Un doux renouvellement : le sens de la vie éphémère et merveilleuse. Une course de relais guidée de quelque part dans le Ciel sans qu'on en perçoive toujours le sens.
 Chaque pierre, ici, à vu passer tant de monde dans notre village sans âge. La maison s'était tue depuis longtemps quand nous l'avons reprise et le vieil atelier du charron est devenu maintenant ce lieu de rassemblement. Petit espace qui nous rassemble.
Ce matin la fête votive est terminée. J'irai ce matin constater qu'en quelques heures tout s'est vidé. Les employés municipaux seront passés et la fête ne sera plus qu'un souvenir...ou qu'un projet. Chacun d'entre nous reprendra sa place dans sa vie.
Trois sur quatre de nos enfants sont repartis de la maison. Encore un ou deux semaines et le rythme des vacances sera un bon souvenir de plus. 
Ce sera autre chose, le rythme plus lent de la maison qu'on prépare, qu'on répare et qu'on embellit. Le temps pour nous des soirées d'automne et d'hiver, le temps de la lecture et de la réflexion, des tâches plus ordinaires. Pour Elle le travail qui reprend aussi, pour moi d'autres projets à construire. 
Ce matin chacun dort, comme pour reprendre des forces, savourer encore quelques moments.
C'est parfois dur la vie. Elle a ses exigences. Elle a parfois aussi de vraies incohérence qui poussent à l'interrogation. D'autres matin comme celui que je suis en train de vivre, semble y régner une grande harmonie. 
Mais déjà les cloches de l'angelus qui sonnent à l'église m'invitent à cesser d'écrire pour aller faire des choses plutôt que les écrire. 
Alors, ami lecteur, bonne journée à toi aussi.

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13 août 2016

Silence.....

Le soir mon village est en ce moment bruyant des éclats de la fête votive. Hélas ! On ne parle plus guère de la Sainte Vierge, Reine de la fête qui sera honorée lundi. Mais la fête foraine s'est installée, bien en place. J'en parlerai un autre jour. 

Cette nuit,  les bruits de la fête, les jeux olympiques et une longue randonnée de nos petitous ont mené tout le monde au lit....tard dans la nuit.
La maison encore endormie à cette heure m'a donnée beaucoup plus de temps que d'habitude. Un livre à terminer et puis la tête qui se vide. Le silence et la contemplation des lieux et des objets du quotidien. Lentement le silence passe de l'extérieur à l'intérieur. Un apaisement de l'esprit. Un moment propice à la prière.... mais ce matin ce n'est pas elle qui s'installe mais plutôt une longue réflexion ou passé, présent et futur se conjuguent en oubliant chacun sa place. Dieu, je n'en doute pas, est certainement derrière tout ça, car on y retrouve pêle-mêle l'action de grâces, la louange et la demande mélangées de façon étrange. 
Mais ce matin, ça ne va pas jusqu'à la prière, ça s'arrête à la méditation. 
Longtemps j'ai redouté ce temps du silence prolongé. Enfant,  j'étais craintif et les bruits de la maison, perçus au travers du silence de la maison quand je me réveillais avant le jour, m'effrayaient. Plus tard je percevais le silence, les rêveries en désordre, comme une menace à la concentration et un appel à la mélancolie qu'on me disait redoutables.
Le temps de l'action est venue, et celui du repos nécessaire. Ainsi silence et méditation ont trouvé une place dans les pauses, dans les siestes, dans les attentes et ont retrouvé du fruit.
C'est souvent de ce mélange que je nourris les quelques petits billets. 
Je n'ai jamais manqué de temps. Il suffit pour cela de ne pas faire tout ce que l'on nous dit nécessaire (et qui l'est hélas parfois). J'ai manqué des choses. J'en ai laissé d'autres inachevées et j'ai probablement raté de belles occasions....mais je n'ai jamais manqué de temps pour ce silence et cette méditation.
Ce matin je contemple mes petits trésors : ma maison, mon jardin, mes livres et quelques objets que j'aime. Je sais que des êtres chers dorment dans ma maison. Je sais que d'autres veillent sur moi et sur les miens d'un autre monde bienveillant. Ma pensée tourne. Je savoure ce moment de paix. Tout se met en place. Et si, j'ai peu dormi comme à l'ordinaire, ce temps vient bien qui prolonge la nuit et remplace les rêves agités du matin en autant de pensées qui se construisent.
Aujourd'hui à nouveau la maison va se remplir d'amis et d'enfants. J'ai remis en état la remorque qu'on accroche au vélo et j'irai montrer à mes petits un nouvel endroits où nagent en paix de gros poissons et dans la fin de l'après-midi nous irons peut-être faire quelques tours de manège. 
Pendant que j'écrivais ces mots, le dernier des petits-enfants est descendu, accompagné de sa maman. Il avait faim. Il contemple maintenant dans son petit siège cet homme qu'il sait bienveillant bouger les doigts sur une étrange tablette. Visiblement ça le fait sourire.
Alors mon ami lecteur, il faut que je te laisse.
Bonne journée ! 

 

Posté par nic153 à 09:12 - Commentaires [1] - Permalien [#]