et pourquoi ne pas le dire ?

25 janvier 2020

Du feu...et de l’espoir...

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😊...le résultat....😊

En me levant ce matin, je constatais qu’il y avait beaucoup de cendres dans ma cheminée et voulut les rassembler dans un seau pour les mettre au compost. M’approchant pour le faire je constatais qu’ il y avait encore quelques braises éparses et plusieurs morceaux de bûches qui fumaient un peu. 
Je renonçais à les ramasser pour les jeter mais rassemblais les restes de bois en les serrant le plus possible les uns contre les autres.
Il y eut d’abord un peu de fumée, puis elle devint plus dense. Apparurent alors les premières lueurs rouges et enfin une flamme jaillit de l’ensemble. Je déposais deux bûches sur le tout et, peu de temps après, un feu était à nouveau présent dans l’âtre.
J’ai même eu l’impression que les deux petits mousquetaires jumeaux qui servent de chenets me faisaient un clin d’œil.😉
Juste un petit constat aux allures de métaphore ou de parabole (je ne suis pas très savant sur les figures de style). J’ai souvent constaté dans ma propre vie qu’on arrivait parfois à rallumer des feux ....juste en rassemblant ce qui avait encore l’air d’être utilisable. Il faut pour cela un bon jugement, pour ne pas ramasser des morceaux qui ne seraient plus que des cendres, un bon souffle pour ranimer l'ensemble, la certitude qu’on peut y arriver...et de la patience.
Il faut aussi être suffisamment calme et apaisé pour que « être à ce que l’on fait »... sans passion excessive.
C’est un peu ce que je vis en ce moment. Aider à redémarrer un feu qui semble éteint où quelques bûches éparses et des morceaux de bois nouveaux pourraient fort bien permettre l’opération.
Oh ! Rassure-toi ami lecteur, il ne s’agit aucunement de ma vie de couple mais plus d’une affaire qui m’occupe beaucoup de temps en ces jours. Désolé de ce ton un peu mystérieux mais ceux qui doivent comprendre le pourront et, pour les autres, la parabole pourra certainement s'adapter à leur propre vie. 
Je ne désespère pas qu’à la fin ce « feu » redémarre....mais c’est à la grâce de Dieu.
Il y a aussi dans cette histoire un autre élément à prendre en compte : Si cette opération n’avait pas réussi et que les braises ne se transforment pas à nouveau en flammes ,ça n’aurait pas été plus grave que ça. J’aurais rassemblé les cendres, nettoyé l’âtre et je serais parti m’occuper d’autre chose...
Ce que je m’en vais faire à l’instant...mais avec un bon feu...bien en place.
Bon week-end. Ici il fait gris mais hier soir j’ai eu pour la première fois le sentiment que les jours rallongent...et ces jours plus longs, c’est déjà la promesse d’un printemps et l’espérance d’un été.

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23 janvier 2020

Le souvenir d’un bonheur est aussi un bonheur...

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J’ai déformé la phrase que j’entendis dimanche de la bouche d’un jeune moine. Elle avait éclairé ma journée d’une de ces lumières nécessaires à son accomplissement. L’après-midi nous allâmes prendre un thé dans ce salon de thé de la ville voisine que je vous ai déjà raconté. 
Cette semaine je n’avais pas trop de temps pour l’écriture, ou plutôt j’avais deux « devoirs » à finir : une préparation de conseil municipal et deux exposés à un groupe d’amis, un de ces groupes qui nous aident à réfléchir et à avancer.
Donc beaucoup de temps passé sur mon ordinateur ou la tablette à compiler des notes et à les réécrire. 
Il fait un peu froid dehors...mais aussi dedans car la maison est grande et je tarde à allumer le feu dans la cheminée quand je suis seul. 
Un matin encore studieux, un livre à travailler, pour mes affaires personnelles. Je terminai quand même la matinée en promenade dans mon village pour en prendre le pouls, voir où il en était.  Mes travaux me manquent alors je les surveille de loin, comme on lit par dessus une épaule, sans déranger celui qui agit. Tout semble à l’arrêt, ou plutôt en attente. J’y vois comme un présage.
Une fois le déjeuner terminé, je reprenais mon livre lorsqu’un message m’avertit qu’un colis était arrivé. Un bel album photo, fait avec talent par ses soins à ELLE. L’album souvenir de notre voyage en Andalousie, en Octobre. Je ne résistais pas longtemps à l’ouvrir et à parcourir ses pages, savourant chacune d’elles. C’est là que la phrase de titre me revint : Le bonheur que génère le souvenir d’un autre bonheur.
J’ai déjà raconté en son temps ce voyage dans mes dernières pages d’octobre. Je ne reviendrai pas dessus mais le bonheur de ces jours ensoleillés, les sites merveilleux, les monuments inondés de soleil, les moments d’amitié  firent vite revenir en moi la chaleur nécessaire au bonheur d’une journée.
Une fois ce billet écrit, je vais reprendre ma lecture patiente où il est question de chiffres, de bilans, de comptes...bref un peu soporifiques.
Mais que cette évasion fut douce...
Et toi, ami lecteur, pardonne ma production littéraire ...un peu pauvre en ce moment.
Bonne fin de journée,
P

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19 janvier 2020

Il suffit de pas grand-chose....

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...de presque rien : Que le soleil revienne éclairer la maison; que la Sorgue, apaisée, déroule tranquillement ses eaux sous la passerelle de la Garancine; que ce petit air frais de janvier accompagne notre quotidienpendant que l’on annonce un apaisement (hélas peut-être provisoire) des feux en Australie; que l’exercice de l’envoi des vœux fasse revenir devant nos yeux tant de visages aimés.
Il suffit de presque rien et on retrouve l’énergie qui nous manque parfois pour avancer dans la vie.
Hier était jour de marché. Un marché plutôt joyeux qui s’étoffe lorsque les jours commencent à rallonger. Une mauvaise nouvelle : notre marchand de coquillages était absent car il parait qu’il y a, dans ses beaux étangs de Languedoc, une vilaine bactérie qui menace les exploitations. Il y avait aussi Carmen, une maraîchère qui n’arrive pas à se passer de ce marché qui fut sa vie pendant si longtemps et qui, après avoir cédé son commerce de fromages, vend maintenant des pantalons. Il y avait mon ami Albert qui poussait avec la même détermination son déambulateur d’étal en étal. Je ne l’ai pas dérangé. Il parlait avec l’ancien notaire qui m’expliqua ,un peu plus tard, que les félibres avaient donné un nom à ce déambulateur...qui n’existait pas à l’époque de Mistral.
J’ai acheté à Mohammed quelques pommes qui devaient, à cette époque de l’année, venir d’ailleurs....et quelques légumes aussi. J’ai acheté deux « Joséphines » au boulanger qui les vend au poids car il veut rester libre dans la forme de ses pains. La boulangère m’a félicité du sac à pain de toile que nous utilisons (petit clin d’œil ecolo au passage).
Les courses finies je retournai travailler à mon atelier quand un message m’invita à rejoindre mon collectif qui assure une présence au marché pour expliquer notre programme. C’est quand même génial que le marché reste encore l’endroit où se commente la politique du village. Un exercice intéressant où beaucoup de messages passent. 
L’après-midi (enfin ce qui en restait après la sieste) fut consacrée encore au bricolage.  Puis un peu de lecture. Quelques dizaines de minutes où, encore en tenue de travail, je m’évade en Jordanie, à Petra, que je découvre en noir et blanc, il y a plus de cinquante ans. Je la découvre avec les yeux de l’auteur, avec ses jambes aussi, sur une des mules de sa petite expédition. Je découvre la ville cachée pendant des siècles au fond d’un canyon aux allures de coupe-gorge. Je monte avec lui sur les temples, bien au-dessus, sur les plateaux qui la dissimulent. Miracle de l’écriture.
Enfin un  verre de vieille prune fut détourné de sa fonction de digestif pour terminer cet après-midi ...en apéritif. Je pense qu’elle a plus de quarante ans...un héritage de mon beau-père. j’en salive rien que d’en parler 😉.
Il suffit de presque rien pour illuminer la vie d’un homme ordinaire.
Bonne dimanche, ami lecteur.

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18 janvier 2020

Comme un petit vent d’espoir...

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La pluie qui tombe sur le village pourrait briser le moral de plus d’un. Dans les ruelles que je traverse j’aperçois parfois, derrière une fenêtre, les préparatifs d’un repas. C’est le week-end qui commence.
En me rendant à pied à la salle qui nous accueille, je croise quelques retraités de la mairie qui se rendent au Voeux du personnel. On échange. Ils sont étonnés de mon absence. Je les comprends : pour la première fois depuis 6 ans, je n’ai pas été invité. Motif : "refuse de suivre le maire dans sa nouvelle campagne".Le même maire qui parle de mettre cette campagne sous le signe de la "bienveillance" 😂😂😂
La salle qui nous accueille est en face. Nous sommes un peu inquiets, c’est notre première réunion publique. Les Thorois seront-ils au rendez-vous ?
Nous préparons la salle qui, peu à peu,  se remplit...et nous installons les galettes et les boissons sur les tables. 
Le miracle se produit. La salle continue à voir entrer du monde. Nous ne l’avions pas choisi trop grande  (Ne pas se saborder le moral avec une salle à moitié vide ...ou à moitié pleine), ni trop petite...et nous avons bien fait.
Nous avons juste posé quelques affiches et distribué quelques tracts. Nous avons certainement dû rater quelques boîtes à lettres. Il a fallu faire vite pour cette campagne. On ne s’y attendait pas. Elle n’aurait jamais eu lieu si le maire ne s’était pas disqualifié.
Notre « candidat » , démissionnaire après le forfait du maire, présente avec simplicité notre équipe et les grands traits de notre programme ou plutôt de nos intentions. Dans la salle, un certain nombre de visages que je m’attendais à trouver, d’autres que je n’aurais jamais espéré trouver là. Il a fallu qu’ils soient bien déçus.
Au fur et à mesure que le temps passe, s’installe un vrai courant de familiarité. Je retrouve cette impression de « possible » que j’ai connu aux précédentes élections.
En face, dans la grande salle, le maire parle à une salle presque vide. Seuls quelques retraités voulant retrouver leurs anciens collègues, et quelques employés : ceux qui n’ont pas pu s’esquiver à ce qui est devenu une corvée.
 Je suis triste pour mes anciens collègues conseillers qui suivent ce candidat. S’ils gagnent ils seront devenus complices, ce n’est jamais bien agréable. S’ils perdent, ils partiront déçus d’avoir cru une fois de plus et de s’être laissé ainsi manipuler.
Moi, je souhaite que ce maire perde mais je reste triste à l'idée de leur déception.
On est toujours triste quand un malheur arrive à un ami, même si il vous a fermé sa porte.
Mais, moi, j’avoue cher ami lecteur, retrouver un peu de cette sérénité qui rend la vie bien douce. 
Le temps du week-end s’annonce pourtant morose mais cette énergie qui revient me donne envie de faire bien des choses. Il y a le marché, le jardin à préparer pour installer en février les pommes de terres. Et cette porte d’atelier à finir. Et ces vœux  à terminer d’envoyer.
Que c’est doux d’être occupé !
Je te souhaite un bon week-end...

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17 janvier 2020

Robinsons des mers du sud...

 

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Enfant, c’est un des films que je préférais et avec la lecture de Robinson Crusoë. L'’image de ces vies sauvages sur des îles à l’autre bout du monde hantèrent longtemps mon imagination. Depuis cette époque, j’ai construit dans ma tête des dizaines de bateaux et j’en ai dessiné tout autant. Bien accroché à ma terre je suis trop peu parti au loin mais tous ces horizons lointains restent le territoire de mes songes.
Comme il arrive aux parents comblés, chacun de mes  enfants porte (à sa façon) un de mes rêves, ou un de mes horizons inexplorés.
Ainsi j’ai pu suivre mes enfants qui voyageaient vers des terres lointaines; de ces pays que je n’aurai même jamais rêver d’aborder. Nous les avons parfois rejoint et avons découverts des endroits merveilleux.
Ce matin c’est l’image d’un petit surfeur éclatant de sourire et de soleil qui m’attendait sur mon écran. Un petit homme heureux et en vacances dans ces pays de l’autre bout de la terre. Je me suis souvenu que, lorsque nous étions enfants, nous creusions souvent des trous dans le jardin. A l’endroit où nous étions il ne fallait pas beaucoup de temps pour tomber sur un sable assez fin pour y tracer des parcours pour nos billes ou pour nos petites autos. Mon père nous disait alors : « Arrêtez vous. Si vous creusez trop profond, vous allez arriver chez les chinois! ». Nous ne le croyions pas vraiment mais l’idée faisait doucement son chemin.
Alors aujourd’hui tous les endroits où vivent nos enfants deviennent vite pour moi des endroits de rêve ou des endroits d’exploration. Ils sont parfois très loin. Ils sont parfois simplement très beaux.
Alors, avec ELLE, avec qui nous partageons aussi les rêves, nous nous imaginons les villes, les maisons, les habitants. Depuis quelques années grâce aux progrès des outils géographiques nous voyageons ainsi très loin et de façon tellement précise.
Si tu savais, petit surfeur matinal, comme tu m’aides à démarrer ma journée ! Hier le ciel est passé d’un bleu d’azur à un gris plutôt sinistre et on nous annonce même de la pluie aujourd’hui. Ton soleil du bout du monde me fait beaucoup de bien, comme chacun des clins d’œil que je reçois de ceux que j’aime.
Et toi, ami lecteur, si tu savais le bonheur que ça le fait de savoir que tu vas ouvrir ton écran, venir flâner sur mes pages, y apporter ton regard et ton amitié.
Alors je te souhaite une journée douce et pleine de rêves ensoleillés.

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14 janvier 2020

Où il est aussi question de crèches...

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Samedi matin, l'enterrement du papa de notre ami avait laissé en nous des sentiments partagés. Il faut dans ces moments là que la tristesse de voir ses  amis dans la peine , peu à peu, laisse place à l'espérance légitime dont je vous ai parlé précédemment.
Nous revînmes dans l'après midi en faisant halte à Salon de Provence chez un des derniers fabricants de savon de Marseille qui maintiennent des savoir-faire de tradition et d'excellence dans un contexte de concurrence qui ne leur est vraiment pas très favorable. Le sentiment que notre monde est allé trop loin dans certains domaines de consommation et qu'il faut aller vers beaucoup plus de sagesse et de simplicité nous habite de plus en plus, comme de savoir que l'on fait partie des générations charnières qui ont encore un peu vécu du savoir-faire et du savoir-vivre de leurs anciens et qui constatent les conséquences tragiques des  débordements de consommation du dernier demi-siècle.

Bref, nous achetâmes des ces savons qui sentent simplement..le savon, et beaucoup sous des formes "brutes" qu'ELLE mélangera savamment pour les différents usages de notre maison.

Le soir, nous dînions chez de vieux amis, de ceux qu'on ne voit pas assez souvent. Une très belle maison, de l'autre côté du Rhône, de ces maisons qui demandent tellement d'efforts pour les maintenir en état, et pour lesquelles il faut que les propriétaires supportent beaucoup d'inconfort et fassent beaucoup de sacrifices. Mais la maison sait bien le rendre et,ce soir, elle nous accueillait tellement chaleureusement. Un salon agréable et  élégant, une cheminée qui nous dispense une chaleur bienfaisante et qui nous réjouit du spectacle d'un feu bien dosé de braises et de flammes. Et le plaisir de retrouver autour de nos hotes , d'autres amis, connus ou inconnus, mais dans une harmonie qui naît des longues histoires d'amitié. Une maison aussi  dans laquelle j'eus le bonheur de travailler quelques jours à cette époque où nos proches  partageaient ainsi  avec nous un peu de leur pain quotidien. Une période difficile par ses incertitudes, mais bénie par la découverte du poids de l'amitié.

Alors pourquoi ce rappel des crèches ? Et bien parce que la maîtresse de maison, élèvee dans cet amour des crèches qui imprègne toute la Provence, un jour décida de franchir le pas et de devenir elle-même santonnière. Une activité qu'elle mena plusieurs années jusqu'à maîtriser cet art. Et dans la belle salle à manger, une magnifique crèche est là. Des santons magnifiques, chacun d'eux est un exemplaire unique, le résultat d'une recherche passionnée des coutumes, des métiers et des costumes, et l'aboutissement d'un art où la scène  qu'on représente habite aussi une des sources de notre foi.

Une de ces journées riches dont la vie sait nous combler tous et qui donnent au quotidien de merveilleuses couleurs.

La chandeleur verra le retour des santons dans leurs boîtes, jusqu'à l'an prochain.

Mais la semaine a repris, et avec elle cette période difficile d'approche électorale dans un climat difficile où l'espoir se mélange à la peur de ne pas aboutir, où chaque petite avancée rend le but plus proches. Mais, que c'est fatigant !

Alors je te laisse, ami lecteur, et m'en vais vers d'autres occupations toutes moins agréables que de communiquer avec toi par ces billets.

Bonne journée 

 

 

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12 janvier 2020

Histoire de crèches : Un enterrement à Marseille..

 

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Des Caillols à Marseille, je ne connaissais pas grand-chose, jusqu’à hier matin. Juste que c’était la patrie d’Eric Cantonna, une légende de Marseille.
Hier j’y allais pour tout autre chose, l’enterrement du papa d’une de nos amies. Je ne connaissais pas cet homme. Peut-être l’avais-je aperçu, une fois ou deux lors d’une fête familiale, mais j’avoue que je ne m’en souvenais pas.
J’allais, en cette messe d’enterrement, apprendre à le connaître. Sur le livret de la messe l’image d’un homme sympathique, je dirai même « bonhomme » tant l’association des deux semblait convenir à son portrait. 
Une petite église, à peine plus qu’une chapelle, dans ce quartier de Marseille, qui comme tous ces quartiers qui furent d’anciens villages rattrapés par la ville, vit une propre vie, autonome et sereine.
Une assemblée nombreuse et recueillie dans ce lieu aujourd’hui un peu trop petit. La ferveur des chants, le sermon du prêtre et les évocations du défunt par sa famille montre qu’on n’est là ni par hasard, ni pour satisfaire une quelconque obligation sociale. L’homme qui est là, est bien à sa place. Bien impliqué dans sa paroisse, bien à sa place dans sa ville.
L’église est pleine. Divisée en deux, il y a dans le chœur une de ces belles crèches comme on sait les faire en Provence, pays des pastorales et des santons.
Mais surtout, tout ici, est empreint de l’esprit de la crèche : La vie belle et humble de cet homme, une histoire d’amour commencée à l’enfance et terminée juste le jour de sa mort (en attendant que Dieu rassemble pour toujours ce couple qu’il a voulu créer), le bel accent de Marseille du prêtre (doux, comme celui de Pagnol, pas celui des publicités de la télévision) et ce village des Caillols accroché à la colline, la petite église et la place du village qui voisine avec elle, la maison paroissiale qui nous accueille après la messe à l’ombre de ces deux beaux platanes. De douces évocations d’un homme qui fut bon mari, bon père, bon beau-père, bon grand-père, bon paroissien où la tendresse le dispute à cet humour et ces sous-entendus joyeux qui font l’histoire des familles.
Une épouse, seule maintenant, mais remplie du courage que donne le sentiment que son autre « soi-même » a quitté ce monde dans de « bonnes conditions » qui laissent toute sa place à l’Espérance.
Nous sommes nombreux, qui nous sommes déplacés pour nos amis, parce qu’ils nous sont chers et que beaucoup d’entre nous ont déjà connu ces moments où les parents nous laissent... en première ligne.
 Et lorsque nous nous retrouvons pour un « vous prendrez bien un petit quelque chose avant de retourner chez vous ... », la vie reprend ses droits, le bonheur de revoir les enfants de nos amis, qui comme beaucoup des nôtres sont ..trop loin de leurs racines, l'évocation de ce qui va suivre et de la vie qui continue, et cette intention de prière qu’on portera quelque temps pour aider au passage d’une vie terrestre à celle qu’on espère éternelle. Les sourires reviennent vite aussi.
Chacun repart chez soi, plein de belles images de ce village, de ces voix, du soleil d’hiver qui a éclairé tout ça.
Je pense qu’en temps ordinaire je ne vous aurais pas appelé par votre prénom. Je ne vous connaissais pas assez, mais aujourd’hui j’ai juste envie de dire : «  Merci Dominique de ce beau moment que vous avez suscité. Allez en Paix ! »

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10 janvier 2020

Il pleut ce matin sur mon village....et c’est tant mieux !

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Pas une de ces grosses pluies d’orage qui font peur et font gonfler les Sorgues. Non ! Plutôt une pluie douce et paisible qui imprègne les sols sans les noyer. Une pluie qui veut dire aussi qu’il va faire plus doux et on nous promet même un week-end de beau temps.
Mais la pluie n’incite pas à travailler dehors ni même à bricoler. Ça tombe très bien car je dois continuer mes activités de paperasse et j’ai aussi deux réunions importantes.
La privation d’activités municipales a cela de bon que je peux rattraper le retard accumulé dans les affaires que je reporte toujours au lendemain.
Hier soir, c’était les vœux du maire auxquels j’assistais dans mon nouvel état «d’exclus» : finalement une belle expérience...même si je ne l’avais pas prévue et l’occasion de sentir autour de moi une bienveillance diffuse venue parfois d’où je ne l’attendais pas.
C’est aussi l’occasion d’un petit exercice littéraire que je ferai en deux jours sur mon autre blog. « Imaginez les vœux de votre maire à votre manière. Volet 1 : ce que vous auriez aimé qu’il dise. Volet 2 : ce qu’il pensait à ce moment là. ». Je t’invite ami lecteur, lecteur et ami, à aller suivre ce petit exercice sur mon autre blog : http://allomrlemaire.canalblog.com/archives/2020/01/10/37928576.html#comments
Mais revenons aux belles choses. Je n’ai pas encore terminé de préparer les vœux mais passer en revue ceux à qui on les enverra est déjà un bonheur en soi. Un travail assez long de collecte de données et d’informations mais qui fait défiler tant de visages aimés que c’est aussi un grand bonheur. Il faudra aussi que j’aille au jardin cueillir les derniers poireaux et reprendre la préparation du sol. Une bonne résolution de l’année. J’aimerais aussi trouver près du village  un petit terrain ou planter quelques arbres fruitiers avec un cabanon et au bord de la Sorgue...mais d’abord’ il y a notre extension de maison. 
C’est trop bon de partager avec ceux qu’on aime des rêves et des projets. Ce qui manque finalement le plus c’est le temps d’être ensemble.
La petite chatte est actuellement assise dans le fauteuil en face de moi. C’est l’heure où elle voudrait jouer et elle se demande ce que je fais à pianoter sur un écran lumineux.
Hier, dans une de ces boîtes à livres installées sur la commune, j’ai trouvé un livre d’enfant. « Le chien Réglisse ». Un clin d’œil amusant car j’ai eu justement un petit chien qui portait ce nom, un chien sympathique et planeur qui me suivait partout, se cognant aux obstacles...mais remarquable chasseur de mouches.
Ma vie est vraiment faite de toutes petites choses...mais que c’est bon !
Au travail, Jacques !
Et bonne journée à toi, ami lecteur.

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08 janvier 2020

pause ...paperassière

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T'ai je déjà dit, ami lecteur, combien je déteste les activités paperassières. Je ne parle pas de l'écriture où je me plais comme en ce moment à partager avec d'autres des émotions, des bonheurs, des plaisirs. Je parle de cet ensemble de contraintes qui ne semblent faites que pour habiller d'un voile de contrainte et d'ennui les actes des plus ordinaires aux plus agréables. 

Depuis ce matin, je baigne dans cet univers fétide dont je m'echappe pour mille prétextes avec ce sens inné de la procrastination qui me reste d'un passé scolaire pourtant lointain. Je me suis dit que je ne passerai à aucune chose agréable (sauf celles où je me suis déjà engagé) avant d'avoir terminé ce pensum.

Alors j'ai eu besoin d'une pause. Le soleil lumineux de janvier m'attirait vers l'exterieur et comme je suis un peu enrhumé, je me suis dit que ça me ferait du bien. Sorti de chez moi, je n'ai que quelques mètres à faire pour quitter l'enceinte du village et être dans la campagne. J'ai donc marché par les ruelles, passé le rempart et traversé la passerelle qui depuis le moyen-âge guide le Thorois depuis l'église jusqu'au vieux prieuré qui protége la ville. Puis j'ai suivi le canal et pris le petit chemin qui va à mon jardin potager. Juste pour voir. Il est en attente, en suspens. Il ne reste plus que quelques poireaux que je cueille au fur et a mesure des besoins et plusieurs sortes de choux plantés trop tard dont j'espére qu'ils grossiront encore un peu.

Puis j'ai long la route et traversé à nouveau la rivière et suis revenu par un autre chemin. Je suis passé devant le stade où quelques parents accompagnaient leurs enfants au foot. J'ai longé plusieurs de ces chantiers dont j'ai été un des acteurs. Ils ont repris après une longue interrutpion et je suis partagé entre le bonheur de les voir grandir et la tristesse de ne plus y être impliqué.

Puis j'ai continué ma marche. J'ai rencontré quelques marcheurs. J'en connaissais plusieurs avec qui on s'est souhaité la bonne année. "Et la santé, surtout. Et surtout, la santé !". Cette répétition me fait toujours un peu sourire comme si on voulait conjurer doublement ce mauvais sort qu'est la maladie.

Puis l'église a sonné le glas qui indique le départ de l'un d'entre nous vers un monde que j'espère au moins aussi beau que celui dans lequel je vis. Deux petites notes séparées qui ne manquent pas de charme cependant.

Puis je suis revenu pour écrire ces quelques mots. 

Quelques autres bonheurs se greffèrent la-dessus : une vidéo de voeux venue de Nouvelle-Zélande où je regarde en boucle le résumé d'une année de nos exilés. Deux longs coups de fil : l'un à un fils momentanément malade qui se languit que ca cesse, l'autre à un second fils qui me racontait le drame que vit l'Australie en ce moment et comment leur ciel n,'est plus qu'un immense nuage de fumée. Un gros désastre écologique qui décime la faune de ce pays. Un de ces désastres où l'homme mesure la faiblesse de ses moyens. Puisse la pluie venir éteindre ses braises et réinstaller la vie !

Il y a eu aussi ce coup de fil méridien où je partage avec ELLE un peu de nos vies séparées lorsqu'elle travaille et moi non.

Maintenant je vais me faire un thé qui me tiendra lieu de dîner puisque j'ai ce soir deux réunions : dans la première je retrouve des amis pour essayer de trouver un renouveau dans mon village; dans la seconde ce sont d'autres amis avec lesquels depuis très longtemps nous partageons nos regards sur le monde, sur l'histoire, sur la philosophie et sur la religion. Un moment dont je ne me passerai pour rien au monde.

Voilà tu sais tout mon ami. Il me reste à écrire un autre message...sur mon autre blog que tu me fera peut-être l'honneur de lire et de partager à cette adresse :

http://allomrlemaire.canalblog.com/

 

Bonne soirée !

 

 

 

 

 

 

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06 janvier 2020

"Tout le malheur des hommes est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre" Blaise Pascal

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Mon cher Blaise,

 

J'arrive peut-être au moment de ma vie ou je vais devoir expérimenter la maxime qui me sert de titre. Ce qui arrive d'ordinaire lors du passage à la retraite avait été heureusement retardé par une forte implication en mairie qui m'a donné un certain temps l'impression d'être encore utile.

Je prévoyais de renouveler cette expérience au moins le temps d'un prochain mandat mais les exactions, l'aggressivité et la sottise de mon maire m'en privent pour les trois mois qui viennent et risquent de m'en priver à tout jamais si je ne contribue pas fortement à sa "non-ré-élection".

C'est certainement l'occasion de mettre à profit ce temps pour réflechir à ce temps de demain. Je crains un peu l'ennui. Oh ! Pas l'ennui des poètes ou des artistes, générateur de belles oeuvres ou de belles réflexions, mais l'ennui un peu sordide d'un esprit et d'un corps habitués à l'action qui se trouvent privé d'objet.

Alors, mon cher Blaise, c'est à toi que je m'adresse. Je partage peu de choses avec toi si ce n'est que nous sommes nès dans la même ville. Mais j'ai bien aimé les quelques phrases que j'ai retenu de toi et qui me tiennent souvent lieu de seule philosophie.

Alors je crois que je vais un peu creuser ce que tu as écrit et j'essaierai de faire un mélange savant de ce que je prendrai chez toi et ce que j'irai chercher comme sagesse profonde chez mon ami Saint Benoît dont la "Règle" fut la seconde référence "intellectuelle" de ma vie. 

Le reste de ma philosophie vient plutôt des hommes simples et sages que je croisais dans ma vie ou dans les livres. Elle a plus souvent été déclinée dans ma vie professionnelle, ou au bout de mes outils.

Il n'en reste pas moins vrai qu'il faut que je trouve un nouvel équilibre que je vois assez bien autour d'un mélange : 1/4 de sommeil, 1/4 de vie sociale, 1/4 de vie intellectuelle, 1/4 d'activité physique. Mais il va falloir mettre tout ça en oeuvre....et j'avoue que j'appréhende un peu :-(

Je comprends mieux aujourd'hui ce qu'ont vécu avant moi, ceux qui ont connu ce passage.

Mais sur ces considérations philosophiques, je dois te laisser. Ce matin ce sera un mélange de bricolage...et d'écriture.

A bientôt mon cher Blaise,

 

Jacques

 

Merci encore ami lecteur de ta présence bienveillante....et bonne journée !

 

et pour m'aider à "dégager ce maire" fais suivre l'adresse de mon deuxiéme blog...

http://allomrlemaire.canalblog.com/

 

 

 

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