et pourquoi ne pas le dire ?

20 janvier 2019

Bienvenue à Joseph...

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Si tu savais aujourd’hui, petit homme, tout ce qui se cache derrière ton beau prénom : l’accueil d’un bébé venu d’un ailleurs inconnu, la puissance de l’amour, la force du partage et de l’éducation, la douceur d’un foyer et mille autres choses si belles : Il y a plus de deux mille ans, ton saint patron s’est illustré comme modèle de l’accueil, de l’humilité et de l’éducation patiente.

Mais tu l’ignores encore et c’est tant mieux. Tu es trop petit pour t’encombrer la tête de toute l’histoire du monde. Ce que tu sais c’est la douceur et la chaleur des bras qui t’accueillent et ces sourires qui éclairent les visages que tu vois. Ce que tu sens c’est que tu as trouvé le havre de paix qui va t’accueillir pour les plus belles années de ta vie.

Tu as trouvé une famille, des parents, une grande sœur et tout autour des oncles, des tantes, des cousins, des grands-parents, des amis. Il y a quelque part une maman qui t’a mis au monde et qui ne pouvait pas t’élever. Une maman qui a eu le courage de te laisser venir au monde, de te donner la vie, ce merveilleux trésor, et de te laisser aller... sans pouvoir t’accompagner.

Ton sourire dit bien comme tu sais que tu as trouvé ta place. Et depuis quelques jours ces photos de toi tournent en boucle sur mon petit écran.

Tu fais partie des ces belles taches lumineuses qui viennent éclairer le quotidien des hommes. 

Tout ne va pas bien dans le monde ...loin de là et c’est aussi pour ça qu’on a besoin de vous les bébés, les enfants, pour nous donner de belles raisons de vous préparer un avenir heureux en sortant de nos petits égoïsmes.

Alors vos sourires, vos émotions, vos attentes, vos angoisses...et vos espérances sont pour nous tant de raisons d’avancer et de construire encore.

Dieu merci ! Ce que tu vois aujourd’hui n’est que beauté et j’espère que ça continuera longtemps.

Alors profite bien de cette de cette douceur, de cette chaleur et tout l’amour qui t’accueille et j’espère bien le plus tôt possible te connaître autrement qu’en photo.

En attendant je t’aime et je te couvre de baisers.

Et j’embrasse tous ceux qui t’entourent de près ou de loin et qui ont eu la gentillesse et la générosité de partager ton arrivée.

 

 

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15 janvier 2019

Arlésiennes, arlésiens et Saintes Maries de la mer....

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Après ce long temps de mistral je voulais profiter de ce dimanche dont on disait qu’il serait comme « suspendu » entre les rafales.

Dans mes réflexions solitaires du petit matin calme je me dis que, marcher le long de la digue aux Saintes Marie de la mer, serait certainement bien adapté. 

La route qui mène aux Saintes Marie passe par Arles où je nous proposais d’assister à la messe dans cette belle église Saint Trophime que je connais trop peu.

J’ignorais que c’était là-bas jour de fête. Après nous être un peu perdus à pied dans cette belle ville chargée d’histoire ancienne nous arrivions dans une église pleine, dont presque la moitié était peuplée d’arlésiennes en costume et d’arlésiens « capés » à l’ancienne. Une belle messe où le latin, le français et le provençal se mêlaient dans une belle harmonie.

De Mistral à Daudet en passant par Maurras, ils sont nombreux ceux qui parlèrent si bien de la beauté des femmes de cette ville et de leur élégance altière. Des tenues sombres, des coiffes étranges qui viennent coiffer des chignons élégants, des châles d’indiennes....et si on regarde bien, une profusion d’épingles qui indiquent qu’il ne doit pas être évident de s’équiper ainsi. 

L’église domine la grande place par un escalier élevé. Elle est desservie par une communauté de jeunes prêtres et, comme la jeunesse appelle la jeunesse, il y avait là quantité de jeunes parents et d’enfants. C’est l’évêque d’Aix et d’Arles qui présidait et c’était également la fin du salon des santonniers. Un beau moment d´enracinement.

Ce petit passage d’immersion dans une Provence de traditions était l’augure d’une bonne journée. D’autant plus que nous y rencontrions, par hasard, et avec bonheur, un « neveu » (de ces neveux qui n’ont s’en pas vraiment mais qui le sont de cœur) que je croyais assez éloigné de toutes ces traditions et d’ailleurs de toute pratique. 

Quelques pas encore dans la ville, un petit restaurant, et nous partîmes aux Saintes Marie marcher longtemps sur la plage qui s’étend à l’Est de la ville. 

Je connais cette plage depuis longtemps. Je n’avais jamais remarqué à quel point la mer, en quelques décennies, avait gagné sur elle. Il semble que les efforts des hommes pour la maîtriser ne soient pas à la hauteur de ses appétits. Mais là c’est devenu flagrant. Elle a répandu une sorte de « provisions » de graviers amassés là pour un futur ouvrage et les a dispersé sur tout le littoral.

Mais cette découverte n’enlevait rien à notre bonheur de marcher des kilomètres sur le sable, avec en face de nous dans le lointain un large panorama qui englobait le Ventoux, la Sainte Victoire et ce qui nous paraissait être la Sainte Baume. A notre gauche la Camargue dans laquelle nous nous aventurons sur quelques centaines de mètres pour contempler les oiseaux qui s’y plaisent et en particulier les flamants roses très nombreux en ce moment. Au retour c’est le petit clocher de l’église des Saintes Marie qui nous servit de repère. 

Le retour, le soir en auto se fit presque en silence. Comme pour mieux déguster ce dimanche de belles choses et de bons moments.

Rien de tel, mon ami que la contemplation de la nature, le constat de sa force,...et celui de notre faiblesse pour remettre en perspective notre quotidien qui peut paraître parfois un peu morose.

L’oubli en ce jour de repos de l’actualité un peu troublante de notre pays qui vit mal l’instant présent, qui doute de son avenir et qui semble renâcler à toute forme de recherche de solution.

C’est pour cela, ami lecteur, que je veux partager avec toi ces images de tradition, et ces images d’une grande beauté que la nature sait nous offrir.

Je te souhaite une bonne semaine.

 

 

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12 janvier 2019

Déclencher les « amilités » (*)

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  • Il est important pour cela d’avoir l’esprit clair et le cœur léger, donc : préparer le terrain par des actions positives : ce sera pour moi une visite aux jardins en début d’après-midi; gratter un peu la terre; rêver de plantations futures; échanger avec ma voisine de parcelle sur des projets partagés entre jardiniers.
  • Ensuite prévenir la personne visée par une déclaration préalable. C’est ce que j’appellerai la déclaration « d’amilités. »
  • C’est décidé :  La « cible » ce sera ELLE qui termine une semaine de travail fatigante. 
  • La déclaration tient en deux messages téléphoniques. 

         - L’annonce de la fin d’un moment difficile : « Dans une heure tu as terminé et tu es en W E E K - E N D. (Il est important de marteler les mots pour bien s’en imprégner.) »

           - Le second doit permettre de garder le mystère, dans le genre : «  je t’attends pour un moment agréable... »

  • Rassure-toi, ami lecteur, ce moment agréable prévu n’a rien d’extraordinaire mais il peut suffire à bien démarrer un week-end.
  • Sortir de la belle armoire en noyer, un vieux service à thé en porcelaine chiné chez un antiquaire auvergnat il y a bien longtemps  (deux jolies tasses bleutées, deux assiettes à dessert, un petit pot à lait.)
  • Sortir la théière (un peu fendue car elle sert sans arrêt : parce qu’elle est pratique et conserve bien la chaleur)
  • Prélever  une pincée de thé dans un de ces boîtes de fer blanc aux odeurs magiques. Chercher celui qui conviendra à ce temps froid et sec.
  • Préparer le plateau de bois. On sait qu’il est trop petit mais c’est celui qu’Elle préfère. (Tant pis on en ajoutera un autre pour tout apporter devant le feu.)
  • Sortir acheter une petite galette des rois individuelle. La plus petite...mais demander quand même une couronne. 
  • En profiter pour passer à la maison de la presse acheter sa revue préférée.
  • Faire chauffer l’eau dans la bouilloire pour qu’il n’y ait plus qu’à la réchauffer à son arrivée.
  • Attendre avec ce qu’il faut d’impatience pour rendre encore plus fort le moment des retrouvailles, et ce qu’il faut de patience pour que tout soit prêt.
  • Préparer un bon feu dans la cheminée pour qu’il soit parfait lorsqu’elle arrive (de solides braises qui chauffent et quelques flammes pour le plaisir des yeux).
  • Le temps passera vite dans l’espoir d’un sourire dû à cette bonne surprise.

....

  • La suite c’est la vie ...ordinaire des gens... ordinaires qui savent juste qu’il n’y a pas besoin de grand chose pour être heureux...juste des petits bonheurs et un peu de temps.
  • Le reste n’a pas grande importance.

....

Bon week-end ami lecteur.

 

 

(*) : j’en ai plus qu’assez d’entendre sans cesse parler « d’hostilités » dans un monde où il se passe beaucoup plus de choses dictées par l’amour que par la haine. C’est pour cela que je veux te parler « d’amilités »

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08 janvier 2019

Reprise...

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C’est vrai que c’est un peu difficile. Le temps est froid, trop froid pour tester ma nouvelle scie dans un hangar glacé, quand je sors d’une semaine fiévreuse. Peut être pas trop froid pour le jardin..j’ai donc tenté deux heures ce matin de remettre en état un potager un peu tristounet.

Bonheur d’être à genoux dans une terre qui devient plus belle d’année en année. Bonheur d’imaginer de futures récoltes et de réfléchir à quelques projets partagés. Mais vite le froid s’est installé en moi qui m’a sommé de rentrer pour ne pas aggraver mon cas.

Reprise des langues, aussi délaissées trop longtemps.  Une foule de mots attendaient sagement en révision. Ils s’empilaient tranquillement et en les découvrant ils me semblèrent une montagne. Là, peu à peu, la patience aidant, le feu dans l’âtre réchauffant, et en prenant le temps, la montagne devint colline et le plaisir de retrouver ces amis un peu délaissés prit vite le dessus.

Reprise de mes activités de mairie . Très difficile aussi, pour le moment. Période de crise. Période d’affolement. Le personnel a du mal à comprendre et à suivre. Il faut espérer que rien ne viendra rompre une harmonie qui commençait à s’installer. Heureusement c’est l’époque des vœux où on se souhaite mutuellement beaucoup de bonnes choses ce qui atténue peut-être un peu l’inquiétude  du moment.

Mon pays lui aussi est devenu un peu fou. Il vit dans un état d’insurrection et parfois presque de guerre civile. Personne ne maîtrise ce phénomène de « gilets jaunes ».

La malaise est certainement légitime et le gouvernement semble incapable à trouver d’autres réponses que de mauvaises solutions qui aggravent encore les choses.

Je déteste les révolutions sous toutes leurs formes. Elles font sortir le pire de ce qu’il y a en nous. Mais comment, dans un pays qui prétend s’être construit ou reconstruit sur une révolution, refuser au peuple ce langage de la rue et de l’insurrection qu’il réclame. 

Ce n’est pas que ce gouvernement soit pire qu’un autre. Il est, sans trop vouloir le croire, dans la tradition de ses prédécesseurs : inefficace et soumis à des phénomènes qui le dépassent. La seule chose qui a changé avec lui c’est que tout ce petit monde qui nous gouverne est tout neuf,trop neuf. Il a remplacé, à l’occasion d’une étrange élection, les vieux retors de la politique par d’autres, aussi ambitieux, mais moins rompus aux crises.

Je suis partagé entre la sympathie pour ceux qui visiblement souffrent, et le sentiment que croyant trouver une issue à la crise ils ne font que ruiner davantage notre pays.

Je me plais a me souvenir d’une formule que mon père aimait à dire : «  C’est dans les ténèbres qu’il faut croire à la lumière. » Alors je crois, alors j’espère.

L’hiver est propice à ces états d’esprit. Un temps d’attente, de résistance aux éléments. Un temps où entretenir l’espérance est peut-être un peu moins évident.

Il faut chercher alors le bonheur où il se trouve. Et l’endroit où il se trouve c’est souvent auprès des autres, ces êtres chers dont l’idée même, ou l’image aperçue suffit à réchauffer nos cœurs.

Alors tu comprendras mieux, ami lecteur, pourquoi je viens écrire ici en fin d’après-midi.

Bonne semaine.

 

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06 janvier 2019

Alcools...

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Amis réunionnais dont j’ai oublié même les noms...

Allez savoir pourquoi j’ai pensé à vous tout à l’heure...

Vous étiez une quinzaine. Vous veniez de cette belle île de la Réunion. 

Vous étiez arrivé au plus profond de l’hiver dans ce régiment de chasseurs alpins, à Briançon.

Il faisait un froid de gueux.

Vous aviez quitté votre belle île; celle que je viens de découvrir que j’ai donc récemment appris à aimer. 

C’était chez vous le plein été. C’était chez nous le grand hiver.

Vous veniez d’une île au dessus de trente degrés. Vous arriviez dans un hiver à moins 15 degrés. 

Il était perceptible que vous n’aviez pas le moral et nombre d’entre vous étaient tombés malades. Ceux qui ne l’étaient pas étaient proche du désespoir.

Mais il restait chez vous un fond de joie et d’espérance et une solide constitution qui vous avaient permis de tenir.

Je me posais la question du pourquoi quand l’un d’entre vous me fit goûter à ce rhum solide que vous aviez apporté avec vous pour affronter l’épreuve.

J’ai alors découvert le rhum, remarquable pour soigner les coups de moral. Et votre courage aussi. Votre capacité à affronter la montagne.

Qui aurait pu dire que, si longtemps après, je ferai à mon tour cette même expérience. Partir de l’été pour affronter l’hiver. Perdre en une nuit d’avion près de 30 degrés. Attraper un de ces coups de froid, grippe peut-être, et depuis quelques jours se traîner en tremblant d’une pièce à l’autre de la maison. Grelottant, migraineux, nauséeux...

J’ai donc utilisé mes remèdes habituels pour combattre ce genre de fléau : J’ai commencé par aller marcher dans les rues de mon village. J’ai aspiré ces odeurs aimées malgré un mistral à 100 km à l’l’heure. J’ai fait le tour des pierres et des chemins que j’aime. Je suis allé renifler les odeurs de mon jardin potager où il ne se passe pas grand chose pour l’instant. Ça n’a pas suffit.

Alors je me suis souvenu de votre expérience et du rhum. Mais je ne voulais pas ouvrir si tôt les bouteilles rapportés de notre séjour récent.

Je suis allé fouiller au fond de mon armoire magique, celle de mon cellier, qui contient mes alcools divers et variés. J’y ai trouvé un rhum ...cubain, laissé là par un de mes fils. 

Je me suis dit que vous ne m’en voudriez pas d’essayer, venu d’ailleurs, un produit que vous m’aviez appris à connaître. 

Un grand verre plus tard je retrouvai en moi une certaine forme d’entrain. Je dis « une certaine forme » car tout n’y était  pas bien net. Les contours étaient ... un peu flous. Mais vite je sentis monter en moi une chaleur bienfaisante.

 Un grand verre de rhum, une poignée de cacahuètes, une promenade sur les chemins de mon village, le souvenirs des temps passés, passer en revue les quinze derniers jours de vacances dans ce pays merveilleux, aller lire sur internet quelques passages écrits par ceux qu’on aime. Puis prendre un bon livre et écouter une belle musique face à un feu de bois qui crépite dans la cheminée.Y a t-il meilleure médecine ? Je ne crois pas.

J’écrivais ces lignes hier soir, ami lecteur. Je les reprends ce matin. Un peu guéri ...et un peu moins euphorique.

A consommer avec modération ;-)

Bon dimanche. Je t’embrasse.

 

 

 

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04 janvier 2019

Bonne Année 2019, chers amis lecteurs...

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Vous qui me faites la charité de lire ce billet. 

Bonne année à vous tous, qui que vous soyez ...

Inconnus ou connus

Lointains ou proches

Éphémères ou fidèles

Vous êtes devenus, ou vous deviendrez peut-être, les témoins volontaires de mes états d’âmes, de mes sautes d’humeurs, de mes enthousiasmes, de mes admirations et, parfois, de mes déceptions.

Vous êtes très importants pour moi. Vous n’êtes pas assez nombreux pour que je puisse m’enorgueillir d’un quelconque succès.... mais suffisamment pour que je sente au fil des jours votre bienveillante présence.

Certains parmi vous recevront dans les jours qui viennent des vœux un peu plus personnels simplement parce que le Bon Dieu les a mis sur ma route d’une autre façon que par ce blog...mais vous êtes tous aussi précieux.

Écrire un blog est un exercice un peu égocentriste, j’en ai bien conscience et je vous en demande pardon mais j’aime trop ce moment, le plus souvent à l’aube, où j’ai envie de partager avec vous.

Non pas que je n’ai pas, Au-Dessus de moi ou autour de moi,  des êtres dont je sais et je sens la bienveillance. Ils sont nombreux, certains sont morts, heureusement beaucoup d’autres sont encore vivants. Certains interviennent dans un équilibre compliqué de forces  dans des chaînes d’amour étranges, obscures dans leur compréhension, lumineuses dans leurs effets.

Mais si vous saviez comme c’est bon pour moi ce moment où je sens votre regard par dessus mon épaule.

Alors en ce début d’année 2019 je veux vous dire que je vous aime, c’est à dire que je souhaite que tout le meilleur possible vous advienne...et même au-delà.

Certains parmi vous souffrent dans leur corps, d’autres souffrent dans leurs âmes. Il m’arrive de le savoir mais trop souvent je l’ignore. Alors je veux avoir pour chacun d’eux le souhait d’un mieux, d’un meilleur, d’un ailleurs, d’un autrement qui comble leurs désirs les plus ardents. J’espère qu’ils se reconnaîtront.

Je ne sais pas combien durera cette façon d’écrire, ni cette envie. J’espère assez longtemps pour me donner autant de satisfaction et pas trop de crainte de devenir ennuyeux (ce que je suis peut-être déjà devenu pour ceux qui ne me lisent plus..)

;-)

Il y a maintenant plusieurs centaines de textes qui se sont déposés chaque jour à cet endroit où un jour je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? »

Je vous les offre.

Je renouvelle mes vœux.

Je vous embrasse.

Je t’embrasse surtout TOI, chère lectrice fidèle, cher lecteur bienveillant.

Merci pour tout.

 

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01 janvier 2019

Chaud...et froid

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Un dernier coucher de soleil sur la plage...mais le soleil est caché par les nuages.

Partir en tenue d’été d’un aéroport où seules les pâles des grands ventilateurs donnent une petite impression d’air. Fêter le nouvel an d’un petit godet de champagne servi avec beaucoup de gentillesse par le personnel de la compagnie aérienne. Tenter de dormir une longue nuit dans l’espace trop petit d’un siège d’un vol « low-cost » . Attendre la fraîcheur de la climatisation et l’obscurité de la cabine pour changer de vêtements et revêtir une tenue plus adaptée au débarquement. Laisser sur place notre dernier fils, le résidant, le cœur à la fois plein de joie de ce long temps passé ensemble et un peu gros de l’éloignement qui s’annonce.

Profiter de ce long temps de silence pour repasser « en boucle » tous ces moments de bonheur, toute cette émotion, une proximité retrouvée, la découverte du pays et de ses habitants. Cette population tellement métissée et bigarrée venue de tous les coins du monde,volontairement ou non, pour prendre souche dans un pays désert. 

Décoller aux environs de 30 degrés et atterrir à zéro dans un petit matin lumineux de Provence. Prendre une navette puis un train et arriver à pied chez soi en se disant que c’est une grande chance que cette ligne de chemin de fer à quelques mètres de chez soi. 

Bonheur de la maison retrouvée. Se féliciter d’avoir « emmailloté » les agrumes pour les préserver du froid.

Remercier Dieu d’avoir aussi veillé sur elle.

Ouvrir plus de deux semaines de courrier.

Déballer les derniers cadeaux cachés : les « bons pour » qu’on n’avait pas voulu transporter au bout du monde.

Sortir quelques morceaux de bois et allumer un feu dans la cheminée de la grande maison restée froide.

Rester à se réchauffer auprès de l’âtre. S’endormir.

Recevoir les premiers vœux. Remercier. Préparer dans son cœur et dans sa tête la nouvelle année qui commence.

Commencer à penser à ces résolutions qui marquent toutes ces périodes de renouveau.

.....

Et si c’était ça le bonheur ?

...

Bonne année...ami lecteur.

 

 

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31 décembre 2018

Dernier jour de l’année...

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Dernier jour de vacances. Dans cet autre « bout de France » il fait très beau pour ces derniers moments. Nous allons passer le réveillon dans l’avion mais il serait bien difficile de ne pas se considérer comme des privilégiés. 

Plus de deux longues semaines passées dans ce département que nous avons aimé apprendre à connaître. Plus de deux longues semaines à explorer ce territoire, à découvrir son histoire, sa géographie, sa botanique, ses plages, sa faune, ses montagnes. Regarder en silence la vie de ses habitants.

Profiter de l’exploration préalable d’un fils curieux de ce qui l’entoure. Bénéficier de l’hospitalité de ses amis du bout du monde. 

Hier la plus grosse partie de la famille a retrouvé la métropole et le froid mais aussi la douceur du retour vers d’autres cieux plus connus.

Dans quelques jours notre fils partira à nouveau vers le pôle sud, un autre « encore plus loin ».

Hier à l’église c’était le dimanche de la « Sainte Famille ». Comment ne pas y voir un clin d’œil à ces retrouvailles. Il nous manquait le benjamin parti tenter sa chance dans un autre continent lointain mais nous avons pu échanger avec lui à l’autre bout de la terre.

Que sera demain ? « Je ne sais. Nul ne sait. Dieu le sait. ». 

Demain sera une autre année qui commence. Demain sera le retour en France. Demain sera une autre façon de vivre dans un autre endroit.

Demain sera ce cycle de prières sans fin, même si elles sont maladroites entre les remerciements et actions de grâces, la louange pour elle-même de Celui sans qui tout cela ne serait pas, et les demandes insistantes pour tout ce qui ne se passe pas comme on le souhaiterait. Je pense surtout à nos amis malades et à ceux qui « galèrent. ».

La vie a ses duretés, la vie a ses bonheurs et il serait bien ingrat de ne pas remercier.

La maison dort encore. La maison dort souvent lorsque le Bon Dieu me fait son premier clin d’œil du réveil. On entend des bruits de basses-cours à quelques mètres du centre-ville. Je regarde les grands arbres des jardins voisins et un ciel d’azur. Il y a beaucoup de douceur qui passe en ce moment dans mon cœur.

Et si demain je retrouve un monde plus difficile, dans cette métropole qui ne vit pas trop bien en ce moment, où trop de gens s’inquiètent de leur présent et de leur avenir, où trop souvent l’égoïsme a remplacé la solidarité et l’équilibre nécessaire, ce sera plus fort de ces quelques jours.

Ce n’est pas encore l’heure des vœux. J’attendrai donc un peu. Mais au moment de te quitter, ami lecteur qui m’a accompagné dans ce voyage, je veux te souhaiter une dernière bonne journée...et un bon réveillon.

Je t’embrasse.

 

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29 décembre 2018

Des enfants et des images...

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Je mesure chaque heure la chance que nous avons de passer ensemble ces vacances à l’autre bout du monde. Nous n’arrêtons pas de marcher, de visiter, de nous baigner, de découvrir.

C’est parfois un peu fatigant car il faut aussi s’habituer à ces chaleurs fortes qui ressemblent à nos canicules.

L’organisation de notre fils, le réseau d’amitié qu’il a pu tisser autour de lui nous permettent de le faire de façon raisonnable...et la plupart du temps tous ensemble. 

Mais j’ai bénéficié hier d’un moment privilégié : j’ai partagé avec trois petits-enfants attentifs la projection d’un film. « Le retour de Mary Poppins ». Trois petits enfants attentifs à la magie d’un grand écran. Des rires...des larmes. J’ai retrouvé les mêmes émotions que les miennes et suis ressorti conforté dans l’idée que je devais être encore un enfant.

Pour le reste il est difficile de tout raconter : la marche sur le volcan, la visite du siège des TAAF ( qui commandite en partie le bateau de notre fils), la visite d’une belle maison coloniale avec un guide bavard et un peu envahissant, celle d’une belle plantation avec un guide joyeux et agile, une promenade dans le cratère d’un volcan et la découverte de ces phénomènes ...en temps presque réel. 

Les livres et les pages internet font le reste..

Et je ne vous raconte pas les rires autour de la table, les discussions, la découverte du rhum sous tous ses aspects.

J’espère que je prendrai le temps de détailler tout ça. Pour l’instant le temps file tellement vite que j’ai à peine celui d’écrire ce billet et de te souhaiter mon ami resté en Provence ou ailleurs, un très bon week-end.

 

 

 

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25 décembre 2018

Noël à La Réunion....

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Un Noël un peu particulier que ce Noël au bout du monde. Il faut dire qu’il a bien fait les choses notre « régional ». Même si le Père Noël ( et oui , je sais que le Père Noël existe et qu’il n’enlève rien par sa présence au caractère religieux de cette belle fête...en tous cas chez nous) a eu  du mal à s’y retrouver dans notre famille. Il avait d’abord déposé quelques cadeaux en avance pour la Saint Nicolas de nos petits Bataves et ici il a un peu de mal à s’y retrouver entre quatre appartements où on s’échange les petits-enfants, denrée précieuse en ce moment. 

Entre les appartements prêtés par les amis célibataires retournés en métropole ou ceux qui sont en mer, les autos mises à disposition de la même manière, on s’éparpille un peu...mais le cœur est à la fête. 

Une église pleine hier soir pour une longue veillée : une belle chorale, une grande ferveur, une grosse chaleur malgré les pâles de ces gros ventilateurs qui essaient de remuer un peu de cet air trop chaud.

On a un peu de mal à s’accoutumer à cette chaleur mais hier, trois hommes partaient en randonnée avec trois enfants courageux sur un magnifique chemin qui serpente à flanc de montagne en suivant une canalisation pour découvrir avec enchantement un autre aspect de l’île. Une longue randonnée, au bout une cascade pour déjeuner et trois petites paires de jambes bien courageuses.

Pendant ce temps trois gentilles dames s’affairaient à mettre en œuvre ces recettes magiques de nos Noëls provençaux.

Après la messe un repas de fête....et d’attente...

En ce moments les appartements sont encore endormis...mais le Petit Jésus a bien trouvé sa place dans la crèche et les assiettes de gâteaux ont été en partie consommées par les rennes du traîneau du père Noël. 

Pas de sapin mais les flamboyants qui nous entourent et d’autres arbres dont j’ignore les noms éclatent de fleurs de couleur et de fruits charnus aux allures de boules de Noël. 

Un Noël très en retard par rapport à notre australien, un peu en avance par rapport à nos métropolitains. 

Aujourd’hui sera un jour calme. Nous resterons tous ensemble ici à inventorier nos cadeaux, à envoyer ou à répondre à ces vœux de Noël qui éclairent ce jour partout dans le monde. 

Un Noël de bonheur et de plaisir aussi.

Remontent en cascades comme chaque année tous les Noëls depuis l’enfance. Ils participent aussi  à ce bonheur. 

Autour de moi, c’est juste le bruit de la ville qui se réveille. Les oiseaux, quelques cris de basses-cours ( on est à quelques minutes du centre mais il y a pas mal de poules dans les jardins voisins...et même quelques coqs matinaux).

9 h sera l’heure fatidique où les enfants découvriront leurs cadeaux dans l’appartement de leur oncle et dans la foulée c’est un autre appartement qui nous accueillera pour le petit déjeuner (celui qui possède la plus grande terrasse et dont je vous écris). Nous irons ensuite déjeuner « en ville » à quelques centaines de mètres dans un troisième appartement où la cuisine est la plus grande et où le séjour permet des repas nombreux.

Un Noël que nous devrons aussi à la bienveillance d’une chaîne de marins qui ont bien sûr une place dans nos pensées, nos joies et nos prières d’aujourd’hui.

Comme toi, ami lecteur, qui que tu sois, où que tu sois.

Joyeux Noël.

 

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