et pourquoi ne pas le dire ?

03 août 2021

Pause méridienne…

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Les travaux ont repris de plus belle avec une différence notable sur les semaines précédentes : c’est maintenant à nouveau NOUS qui nous attelons à la tâche.
ELLE est en « vacances », nous sommes maintenant deux pour transformer cette maison mise à nue en une demeure digne de ce nom. La tâche est ardue..mais l’enthousiasme est au rendez-vous, ainsi qu’une pratique des travaux maintenant plusieurs fois décennale.
Heureusement nous habitons une région où « les autres viennent en vacances » et c’est ainsi que, çà et là, des maisons se remplissent de ces amis venus d’ailleurs que nous sommes trop contents de retrouver.
C’était le cas aujourd’hui : réveil matinal, petit cours de français à mon kiwi préféré, petit échange avec sa maman sur leur vie lointaine, puis bricolage (il s’agit de remettre en état ce qui était notre salon - et qui ne sera plus demain que notre « petit salon »  pour le faire communiquer avec notre « extension ».) Les maçons ont percé le mur de 60 centimètres mais il reste tout à refaire ( murs, électricité, fenêtres, et une partie du sol) et nous aimerions que cela soit fini dans une dizaine de jour.
Reprenons la séquence : après le cours, déplacer une lourde pierre et caler un seuil en ciment et pierres…. 
Heureusement midi arrive et nous sommes invités à déjeuner dans une maison amie, remplie de ces amis qui viennent ici en vacances. Une invitation reçue dimanche de cette amie (qui est aussi une fidèle lectrice….mais ça doit rester un secret😉). 
Nous sommes trop heureux de retrouver une famille en partie rassemblée pour les vacances. De nombreux enfants jouent autour de la piscine qui nous rappellent qu’il n’est pas bien loin pour nous le temps où leurs parents avaient le même âge…et nous celui de ces parents 😉
Un repas joyeux, délicieux, convivial. On rit, on raconte, on écoute, on prend des nouvelles. On se redit ceux qui ne sont pas là, et parfois avec émotion ceux qui ne sont plus là. On tisse avec bonheur cet enchevêtrement que sont toutes ces familles nombreuses amies depuis bien longtemps. On trouve même des liens qu’on ignorait jusqu’à ce jour encore. Un grand moment de bonheur.
Et quand sonne l’heure (que nous avons fait semblant de ne pas voir avancer) de repartir, on se dit qu’il faut qu’on se revoit bien vite.
A peine rentré le travail reprend, le temps de terminer quelques sacs de ciments. Puis c’est le  jardin potager qu’il faut arroser, puis notre « petit » jardin.
Lorsqu’arrive le soir et le calme qui l’accompagne on est trop fatigués pour ne pas prendre le temps de faire durer le temps où ce sera le sommeil. Un tour sur notre terrasse, rêver du demain de notre maison, repasser en boucle nos rêves et dérouler à nouveau la journée.
Nos enfants sont trop loin et notre maison n’est pas encore pleine et le temps serait bien triste s’il n’y avait pas tout ce mouvement.
Mais ce soir la lourde pierre qui servira de seuil a trouvé sa place entre les deux salons et il faut toute la puissance de l’imagination pour imaginer ce que sera demain autour.
Alors nous envoyons la photo aux enfants et ce soir nous le partageons avec toi, ami lecteur patient.
Et à l’heure où le sommeil devient possible, je t’embrasse et je te souhaite une bonne journée.
Mais j’embrasse aussi et surtout notre hôtesse (je lui dédie ces quelques petites lignes 🙂) et tous ceux qui l’entourent qui nous donnèrent le bonheur de retrouvailles et d’une pause bien nécessaire.
Et vivent les vacances !

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01 août 2021

Un beau mariage….

 

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Mon cher Hervé,
Je pense que, à l’Endroit où tu es maintenant,  tu étais bien mieux placé que moi hier pour assister au mariage de ta petite-fille. Mais je veux quand même te raconter ce bel instant.
Tout d’abord une belle église sur la route du Ventoux, une église que je découvrais et que je ne connaissais pas encore. 
Ta petite-fille épouse le fils d’amis communs qui nous sont aussi très chers et je crois que tu aurais bien aimé cette alliance. Une belle cérémonie, une kyrielle d’enfants de chœur, une chorale talentueuse.
Dans les bancs le bon nombre de chapeaux et d’uniformes qui mettent des touches colorées à ces cérémonies. Nous ne sommes pas toujours très attentifs pendant ces messes où nous reconnaissons du monde à presque chaque banc.
Deux mariés qui me semblent encore des enfants tant ils sont jeunes qui se connaissent depuis les bancs de l’école dans un environnement que tu aimais tant. Le jeune marié est très ému, la jeune mariée ravissante.
Bref, tous les ingrédients d’un de ces mariages que tu affectionnais tant, d’une conception de la famille que nous partagions mais qui devient hélas de plus en plus rare. Une histoire simple qui se répétait sans problème depuis des générations et que nous avons plaisir à voir se renouveler.
Donc deux de tes enfants (que je ne connaissais pas encore) mariaient leur fille avec le fils d’un de nos amis communs que nous fréquentons depuis si longtemps et que nous aimons beaucoup. La réception avait lieu chez eux, dans un endroit qu’ils ont dédié à cet usage et qu’ils ont tellement prêté à d’autres qu’il nous est devenu à tous très familier. Un endroit magnifique, au pied du Ventoux encore mais sous un autre angle, qui s’est bonifié au cours du temps comme les bons vins de ces endroits de Provence. 
Ton épouse était là et tu aurais plaisir à voir comme elle était entourée de l’affection de tous. Tu fus souvent cité tant tu restes présent dans la mémoire et dans le cœur de chacun. Je t’imaginais à ces côtés, fier de cette jolie petite-fille en mariée et attentif à toute chose.
Je ne te raconte pas la réception, les discours, les chants, les danses, les milles conversations, les amis retrouvés, ou ceux comme toi dont nous avons parlé et que nous espérons tous retrouver un jour.
Les années qui passent nous (et peut-être une sagesse qui croît avec le temps) nous permettent de mesurer l’étendue de la chance que nous avons à vivre entourés de tant de gens de qualité. Bien sûr avec le temps les rangs s’éclaircissent autour de nous et certains, comme toi, laissent des places vides à nos tables. Je ne sais pas s’il faut en blâmer le Bon Dieu qui nous ménage peut-être simplement des attentes et j’espère des retrouvailles dans un ailleurs encore plus attrayant.
Nous sommes rentrés fort tard, bien plus que d’habitude, tant il y avait de nouvelles à prendre des gens que nous aimons et que nous ne voyons pas assez souvent.
J’enverrai ce petit mot à nos amis et à ta douce épouse pour qu’elle le transmette à tes enfants. Qu’ils soient remerciés de ce bon moment.
Je fus comme chaque matin réveillé avant l’aube mais ELLE dort encore. Les mariages des autres sont aussi l’occasion de remercier de la chance que nous avons d’avoir une ELLE qui nous permet de dormir à son côté.
Il n’est pas improbable que nous retrouvions nombre de ces amis pour la messe. La fête va continuer aujourd’hui pour vos familles et c’est tant mieux tant il faut savoir prolonger ces moments.
Je ne peux pas dire que je t’embrasse. Ce ne fut jamais un usage entre nous mais je t’ « accolade » fraternellement. Beaucoup de nos amis comprendront l’importance de ce geste.
Mais toi, ami lecteur, que j’ai coutume d’embrasser, je le fais sans hésitation et je te remercie de ta lecture patiente et attentive.
Bon dimanche. Je veux partager avec toi le temps délicieux que nous avons ici…tant il parait que c’est rare ailleurs en cet instant. 

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29 juillet 2021

Matin provençal…

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La pluie d’hier matin a laissé dernière elle une impression de fraîcheur qui persiste encore un peu.
ELLE vient de partir pour son avant dernière journée AVANT VACANCES. La petite chatte guette une proie que je ne distingue pas dans le soleil du levant.je suis installé derrière notre mûrier de Chine pour en recevoir les bienfaits mais pas les rayons directs. Les seuls bruits que j’entends sont ceux de la nature : des chants d’oiseaux, quelques mouvements furtifs dans les arbres (peut être la chasse du chat ?). Je viens de terminer mon petit cours de français à mon petit kiwi qui a tout terminé très vite. Décidément ce petit garçon est futé. Il ne se rend certainement pas compte combien ses rendez-vous sont importants pour moi. Ne serait-ce que les voir ou les apercevoir contribue beaucoup à mon bonheur quotidien.
Je fais en ce moment le tour des fournisseurs de matériaux pour choisir les produits que je vais installer. J’entends beaucoup parler d’augmentation de prix de matières premières. Et oui la crise n’a pas que des effets sanitaires.
Mais j’avoue qu’après cette longue trêve où ce sont d’autres qui travaillaient pour moi, j’ai un peu de mal à concrétiser mes projets. Bon, nous avons trois semaines pour entamer cela…
Je vais aller au jardin d’abord car si la pluie m’a dispensé d’arrosage, elle ne dispense ni de la cueillette des légumes, ni des soins à apporter aux plantes en ces temps difficiles.
Comme l’an dernier,  ces vacances gardent une certaine forme de retenue qui les rend particulières. Les gens recommencent à circuler masqués dans mon département sans que l’on comprenne bien pourquoi après cette baisse de la mortalité et cette vaccination générale. Mais bon, j’ai renoncé à essayer de comprendre ou de m’y retrouver dans cette ambiance de folie générale. Il y a maintenant (politique oblige !) une agitation pathétique autant qu’inutile autour du pass sanitaire. Tout ça m’agace tant j’ai envie qu’on en finisse.
Cette crise a eu des effets qui semblent favorables : elle a fait réfléchir sur ce monde uniquement commandé par des règles économiques…comme si l’argent pouvait rendre heureux et satisfaire l’homme. Mais elle n’a pas enlevé ni le goût du pouvoir ni l’incapacité des hommes à vivre leur quotidien avec humilité.
J’avais envie d’écrire ces quelques lignes avant de me mettre à l’ouvrage. C’est fait.
Bonne journée a toi ami lecteur, travailleur ou vacancier.

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26 juillet 2021

Ambassadeurs…

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Ce week-end aurait pu être un week-end tout à fait ordinaire s’il ne s’était clos par une douce ambassade. 
Vendredi, nous avions passé la soirée à faire le point sur l’état du jardin et l’état des travaux. Samedi marqua le retour au potager. Il avait très soif et regorgeait de beaux et bons légumes. Nous passâmes l’après midi à commencer à tout remettre en ordre, ramasser les restes de sable ou de ciment, dégager toute la nature qui, il faut le dire, avait été plutôt malmenée par toutes ces manutentions. 
Nous étions très tôt dimanche à la messe de cette abbaye que nous aimons tant. La première messe est dans la crypte qui était remplie de petites familles adorables et de tellement d’enfants. 
Il nous resta du temps le matin pour remettre en ordre la cabane et la tour de chevaliers.
Il faut dire que nous attendions pour dimanche soir la première famille d’expatriés de retour de Nouvelle-Zélande. Nous les découvrions, sympathiques avec trois enfants délicieux, ceux qui vécurent avec les nôtres de tels moments d’intimités qu’ils leur sont devenus comme une deuxième famille. Trous enfants, trois jolis prénoms de grands-parents, revenus heureusement au goût du jour et qui donnent une deuxième vie aux images jaunies de nos vieux albums photos. Des prénoms d’autrefois mais des enfants bien d’aujourd’hui qui vivent au delà des mers et des pays. Ils nous connaissent autant que nous les connaissions tant nous suivons de chaque côté de la terre l’évolution les uns des autres. Ils se trouve que leurs grands-parents sont des voisins à mi-temps partagé entre l’est et le midi. Il s’est fait que nous les avions découvert avec bonheur et que nous devînmes très vite amis.
Donc un bonheur de retrouvailles comme si nous connaissions déjà ces gentils ambassadeurs de nos enfants et petits-enfants. Ils connaissent les lieux, la tour, la cabane, la maison qu’on agrandit et même nos débuts de travaux ne leur semblent pas trop ridicules. 
Un charmant dîner ou ELLE a mis son talent, ou chaque plat semblait dédié a l’un de ses petits-enfants. 
Le temps passe très vite de ces rencontres-là. On se promet de vite se revoir. Nous avons hâte d’ajouter quelques pierres à notre édifice. Si Dieu veut, nos enfants seront ici autour de Noël et retrouveront aussi leurs amis rassemblés en famille pour l’occasion.
La tête est pleine d’espoirs et d’attentes. Noël n’est pas très loin.
Notre pays semble se complaire dans une étrange crise sanitaire et politique à la fois dont j’ai bien du mal à percer les enjeux….mais dont je supporte mal les conséquences. Alors ces moments de bonheurs sont un cadeaux précieux et dans notre prière du soir cinq nouveaux visages sont venus s’ajouter à la longue théorie de tous ceux que l’on aime.
Ce matin je retrouvais nos « antipodiens » pour la petite histoire racontée au dernier et demain avec un petit cours le rythme scolaire aura repris. Douceur de retour de ces visages aimés revenus de vacances. Il faudra des courriers spéciaux à chacun pour les remercier de leurs cadeaux si précieux. 
Il continue de faire chaud chez nous mais pas trop encore. Nous n’avons pas encore repris place au salon qui sera certainement la prochaine étape de nos travaux. Alors c’est dans notre salon d’été où un ventilateur diffuse un peu de fraîcheur que nous vivons nos moments rassemblés.
Les premiers devis de menuiserie arrivent et l’été nous fera avancer en travaux.
Tout ça se met peu à peu en forme dans notre maison toujours inachevée.
Si Dieu le veut encore, elle se continuera un jour sans nous mais les ombres de ces jours de bonheurs y resteront, j’espère, éternellement.
Merci ami lecteur de lire  avec patience ces petits mots maladroits. Je te souhaite une bonne nuit. Je t’embrasse.
ps : comme tu peux le voir, le chat a renoncé à sa chasse 😉

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23 juillet 2021

ELLE….

 

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….est endormie. Je regarde à la télévision une émission de variétés ce qui ne m’arrive que très rarement. Je n’ai pas sommeil. La petite chatte est partie LA rejoindre. J’ai déjeuné avec les artisans qui ont repris leurs outils et sont partis ailleurs. Je tenais à les remercier et à matérialiser cet instant. Ce fut un très bon moment. 
Il n’y a probablement qu’ELLE et moi pour voir dans ces quelques murs percés et ces toits tout neufs, l’ébauche de notre futur nid. Il reste tant à faire : de l’électricité, de la plomberie, installer des portes et des fenêtres, de nouveaux murs, des peintures, des sols….que sais-je ? 
Peut-être nos enfants et quelques amis très anciens qui savent comment nous fonctionnons peuvent comprendre…et peut-être toi lecteur qui me suit depuis si longtemps. Le temps ne compte pas, ni la peine. Ce qui importe c’est le projet, c’est la pièce qui se finit ou celle que l’on entame. C’est la maison qui grandit en même temps que nous. C’est le village qui nous accueille. C’est l’ami qui passe la porte. C’est l’idée qui naît, c’est l’outil qui façonne.
ELLE est endormie qui depuis tout ce temps m’accompagne, qui supporte mes humeurs, mes blagues à trois balles et mes vers de mirliton. Mais qui sait aussi deviner sous toutes ces maladresses combien tous ceux qu’elle aime pour moi sont importants.
Il y a dans la vie deux sortes de personnes : ceux qui prennent les trains à l’heure, qui font tout ce qu’il faut à temps, qui lisent les notices jusqu’à la fin, qui retiennent leurs esprits et leurs humeurs….et il y a les autres, les imparfaits, les étourdis, les maladroits, les inconstants. ELLE est de la première espèce et ton serviteur plutôt de la seconde.
Mais Dieu qui sait tout à l’avance a fait que parfois des êtres aussi opposés se rencontrent et que cela peut fonctionner très bien.
Dans quelques minutes je vais fêter dans le silence le 101ème anniversaire de mon père. Un grand moment partagé en silence entre deux mondes qui se rejoindront un jour mais qui pour le moment semblent si loin. Je n’arrive pas à imaginer cet Endroit où il se trouve pour terminer un temps…. qui ne se termine pas. J’ai toujours eu du mal à imaginer cela. Alors je cherche dans les récits du bout du monde, dans les livres et dans mes rêves.
Ce qui est important ce soir de la veille des 101 ans de mon père, c’est qu’ELLE dorme en confiance dans notre rêve qui n’en finit pas de se construire.
Et cela est bon.
« Curieux billet que celui de ce soir ! » te diras tu peut être, ami lecteur. C’est vrai. Je le reconnais bien volontiers mais parfois le doigt court sur la clavier sans que l’esprit sache bien pourquoi.
Je te souhaite une bonne nuit, un bon week-end…et je t’embrasse.

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Fin de chantier….

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Il y a quelque chose à la fois de joyeux et de triste dans une fin de chantier. Triste parce que c’est la fin d’une période où chaque soir révèle quelque chose de nouveau, joyeux parce que c’est la promesse d’une nouvelle façon de vivre dans la maison.
La balle me revient dans les mains et le reste des travaux dépend pour beaucoup de mon courage et pour un peu de mon talent.
L’ainé de mes petits-fils aimerait que le chantier soit terminé pour son retour. J’essaierai de le satisfaire.😘
Mille fois, nous vous avons imaginé, vous, nos enfants, nos petits-enfants, notre famille, nos amis et d’autres que nous ne connaissons pas encore. Nous rêvons souvent longtemps avant de pouvoir réaliser nos rêves. Ce qui est sûr c’est que tout ce qui concerne les enfants sera prêt : la tour de guet (qui s’est enrichie du « chemin de ronde », la cabane, peut-être même arriverais-je à remettre en place le beau train électrique de leur arrière grand-père.
D’autres artisans reviendront poser des portes et des fenêtres et peut-être pour d’autres taches que nous n’avons pas prévues à ce jour.
C’était un beau moment. Le résultat est largement à la hauteur de nos espérances et nous n’eûmes aucune mauvaise surprise financière. 
Travailler dans des maisons plusieurs fois centenaires et souvent remaniées est un peu une loterie. Lorsqu’on décroute un mur ou qu’on ouvre une porte on peut trouver le pire où le meilleur…mais plus souvent le pire.😉
Je suis assis sous le hangar, notre salon d’été où un ventilateur brasse l’air lorsqu’il devient trop chaud. J’essaie de rester discret et de ne pas intervenir dans les derniers travaux de rangement et de nettoyage, mais j’avoue que je bous d’impatience de tout remettre en place.
Le chantier se termine à midi. Les artisans ont accepté de partager avec moi leur dernier repas avant de partir pour un week-end bien mérité.
Ensuite je reviendrai à pied du restaurant. J’irai de pièce en pièce contempler le résultat. J’enlèverai les protections que j’avais mis en place pour le soir refaire un long tour avec ELLE. La petite chatte nous suivra de pièce en pièce comme elle le fait chaque soir, s’amusant dans un curieux mimétisme à inspecter les mêmes endroits que nous. Elle aussi prend ainsi connaissance de son nouveau domaine 😉
Très souvent nous prenons le temps de déambuler dans les pièces vides, car une maison c’est un être à part entière qui a besoin comme chacun qu’on lui dise qu’on l’aime.
Avec cette épidémie le monde est en train de se recroqueviller sur lui-même. Je n’aime pas ça. En France, l’approche des élections fait ressortir les politiques su bois et le jeu des ambitions, de la mauvaise foi, des postures vient à nouveau tenir lieu d’information. Je déteste.
C’est vous dire combien nous avons besoin de ces « vraies » réalités : les gens qu’on aime, les maisons, la nature, les jardins, le bonheur simple du quotidien.
Je te laisse ami lecteur pour un week-end que je te souhaite lumineux, chez toi ou dans un endroit de vacances.
Je t’embrasse.

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22 juillet 2021

La vie…..

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Se lever avant l’aube, plein de reconnaissance pour une nuit de repos.
Faire un premier tour de la maison, ouvrir les volets, admirer les travaux.
Pester contre cet œil qui craint pour l’instant la poussière et qui empêche de s’y associer. Se dire qu’on a de la chance de vivre dans un pays où l’on peut aisément  et gratuitement se faire soigner.
LA réveiller et regretter qu’ELLE doive s’en aller travailler. Deux jours et une semaine encore et ELLE sera en vacances.😊😊😊
Sortir une première fois. « Tiens ! Le boulanger est ouvert ». Il y a bien quelques croissants mais pas encore de ses délicieux pains. Tant pis on y retournera plus tard.
Mais ce sera trop tard. Sortir alors pour l’autre boulangerie. Acheter du pain frais pour le petit déjeuner de nos gentilles « pensionnaires ».
Se dire que ce sera sympa aussi d’offrir un café-croissants aux artisans de chantier qui entament la dernière journée de cette grosse étape.
Rencontrer un vieil ami. Échanger avec lui sur un peu tout ce qui est intéressant : ce qu’il fait en ce moment, son camping-car en panne, le travaux de la maison…et nos familles bien sûr.
Rentrer à la maison. Le travail a déjà commencé. Il sera encore difficile. Un camion à remplir de gravats puis la fin d’une fenêtre. Passer un moment avec eux autour de ce café et de ce croissant. Féliciter d’un beau travail. Se souvenir du temps où l’on aimait soi-même être félicité du travail bien fait. La vie est un éternel recommencement.
Ressortir faire des courses. Dans mon village les deux supermarchés sont encore bien petits et accessibles à pied. Il sont ainsi devenus un endroit de rencontre qui remplace les rues commerçantes d’antan.
Acheter les brochettes du déjeuner.
Revenir en faisant le tour par le petit parc. Se souvenir qu’on a participé à sa conception et à sa réalisation. Regretter un peu ce temps et ce sentiment d’être utile. Se réjouir que le travail ait été bien fait et se dire qu’on sera peut-être le seul à voir la main du ferronnier, le soin du jardinier, le talent du maître d’œuvre. 
Passer par la place du marché. Croiser la responsable de l’office du tourisme. Quelques mots encore sur le passage des touristes, la gêne occasionnée par ces nouvelles contraintes sanitaires, et quelques autres petites choses.
Ne pas trop se montrer pendant les travaux. C’est toujours un peu pénible de se savoir observé.
Se dire que,  finalement, on ira au jardin ce soir. S’asseoir pour écrire.
Nos petites pensionnaires entre-temps se sont réveillées. Je les entends autour du petit déjeuner sans bien distinguer ce qu’elles disent. Une petite nièce délicieuse et une gentille amie tout aussi sympathique. Elles visitent un peu la région et les familles. Elles iront ce matin visiter la vieille abbaye qui domine le village, et les grottes. Puis après déjeuner elles partiront vers une autre ville et d’autres familles. C’était bon de prendre aussi des nouvelles de ceux auprès desquels elles vivent où qu’elles ont déjà rencontré.
Pendant tout ce temps, je ne ferais pas grand chose : écrire, lire, veiller à leur confort, attendre le moment proche où les bruits de travaux viendront à nouveau de moi.
Bref, la vie simple d’un homme ordinaire mais tellement précieuse qu’on voudrait qu’elle resta ainsi.
A l’heure où le monde souffre de son orgueil et de son manque de sagesse, où l’homme a oublié qu’il n’était pas seul sur la terre et qu’il ne serait pas là sans le labeur et la peine de ceux qui l’ont précédé…et de Celui qui a permis qu’il existe; à cette heure-la, mon ami lecteur, je te souhaite une journée aussi simple et tout aussi paisible.
Je t’embrasse.

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20 juillet 2021

Le Thor, 30 juillet 2081…

 

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Mon cher Antoine,
Nous sommes arrivé hier à la maison des grands-parents. J’ai réussi à avoir la maison quelques jours avec quelques enfants, petits-enfants et neveux. Je réalise que c’est maintenant moi le grand-père de cette maison et je me remémore les vacances de notre enfance. 
C’était un moment où le monde était devenu fou. Plus personne ne savait à quel saint se vouer et les décisions idiotes succédaient aux initiatives ridicules..et cela dans tous les domaines. Heureusement que les choses se sont apaisées depuis. Nous courions à la catastrophe.
Nous aimions nous retrouver là. La vie y était calme et paisible. Grand-père était à la retraite et grand-ma (beaucoup plus jeune 😉) travaillait encore mais réussissait toujours à être là pour nous.
Nous y allions souvent retrouver des cousins, y entraînant des amis.
Grand-père disait toujours qu’il avait toujours eu beaucoup de chance, la chance de naître dans une famille heureuse, celle de rencontrer Grand-ma ( il disait que c’était un peu un hold-up que d’avoir su la convaincre de l’épouser), la  chance de n’être jamais devenu riche, d’avoir eu de gentils enfants….alors il se taisait un instant, puis nous regardait avec des yeux plein de malices et ajoutait « et des diablotins de petits-enfants ».
Puis il nous racontait celle qu’il appelait sa maison magique : « C’était une toute petite maison de village avec deux petites cours et fermée de grands-murs. Elle était très abîmée. Nous l’avons habitée tout en la restaurant. Elle fut d’abord inconfortable puis grandit avec la famille. Un jour nous pûmes acheter un terrain vague qui devint un jardin et longtemps après une autre maison vint la rejoindre. Nous y avons mis beaucoup de notre énergie. Nous l’avons aimée et vos parents ne rechignaient jamais à nous aider. Nous aimions y recevoir des amis ou de la famille (mais d’ailleurs, est-ce vraiment différent ?).Elle accueillit souvent nos joies, parfois nos peines. Mais elle resta toujours un îlot de paix. »
Il pouvait parler ainsi des heures et il aimait que nous soyons là pour l’écouter. En grandissant nous connaissions ses histoires par cœur et dès qu’un étranger était disponible nous lui mettions dans les pattes et disparaissions pour faire autre chose.
Voilà mon cher Antoine. Je vais devoir arrêter cette lettre il y a tant de choses à faire. Je te parlerai de lui une autre fois.
Je t’embrasse.
X…(heureux d’être en vacances)

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18 juillet 2021

Zizanie…

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Dans la douceur d’un dimanche soir d’été ….

J’entends seulement le bruit étouffé de nos voisins qui reçoivent des amis. Seuls nous parviennent les rires, …l’écume de leur dîner. Nous venons de rentrer du jardin. Nous n’avions allumé aucune lumière et c’est la nuit qui nous a  ramené. La lune est belle mais on ne distingue pas encore les étoiles. C’est un soir de paix …de plus.
Nous avons eu ce week-end la visite éclair d’un fils et de deux amies. Un petit passage revigorant dans le sud entre festival d’Avignon et Ventoux pour se reposer de leurs vies professionnelles trépidantes…et fatigantes.
Lorsqu’ils arrivèrent nous profitions d’un dîner chez des amis avec une magnifique vue sur le Ventoux comme toile de fond. Bonheur de revoir amis, plaisir de leur présence, interrompu un peu trop vite à cause de cette accueil à la gare.
Ici l’été s’affirme enfin, en maître, sans que ce ne soit pour autant la canicule.
Toutes ces images de bonheur sont un peu estompées, d’abord par la disparition de notre ami, ensuite par cette bruyante agitation qui nous déroute.
D’abord ces attitudes clivantes qui fracturent notre pays en « pro-vaccins » ou « anti-vaccins » sans que dans cette lutte de slogans on ne puisse affirmer une attitude personnelle ou réfléchie.
D’un côté on nous oppose La défense des libertés essentielles, de l’autre la sauvegarde de la santé publique. C’est tout le problème de nos gouvernants, être incapables d’affirmer une position claire et par démagogie ou par manque de conviction dire tout et son contraire avec la même arrogance de ton.
Un peu d’humilité, s’il vous plait !  et cessez de vous immiscer dans des domaines où vous êtes aussi ignorants que les autres.
Laisser s’exercer la liberté des autres et préserver la sienne. Laisser à autrui le droit de se tromper et lui demander qu’il agisse de même à notre endroit.
Dans un autre domaine, le « religieux » cette fois, nous vîmes la semaine dernière  de la même manière des décisions cruelles s’appliquer sans autre raison que l’affirmation d’une autorité qui s’est délitée avec le temps et qui s’exerce à contretemps, juste pour rappeler son existence. Des décisions qui nous concernent, nous et nombre de nos amis, sans qu’il soit bien encore possible d’en mesurer les conséquences.
Bien sûr que tout cela nous inquiète comme ce monde que plus personne ne semble contrôler et que le moindre petit virus fait chanceler.
Et pourtant, retrouver sa famille, rencontrer ses amis, voir avancer les travaux d’une maison qu’on aime, savoir que vient le temps où nous retrouverons aussi nos expatriés, cultiver son jardin, prendre au téléphone des nouvelles…ou en donner, écrire quelques lignes et savoir qu’elles seront lues…n’est-ce pas là la vraie vie ?
Notre petit chat, philosophe de nature, et par là même compatissant me regarde le regard teinté d’ironie. Il a l’air de me dire : « Eh, mon ami, tu n’es pas un peu en train de te prendre la tête ? File te coucher et tu seras agréablement surpris demain de même de voir que tout semble à la même place. Tu te demanderas même si tu as rêvé. Salue tes amis d’écriture…. »
Alors je vais lui obéir non sans t’avoir souhaité, mon ami, une douce semaine…. que Dieu te garde et n’oublie pas qu’il garde aussi le monde.
Je t’embrasse.

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16 juillet 2021

Double peine….

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Nous venons de perdre un ami, un homme de bien, une présence rayonnante. Lorsque nous arrivâmes dans notre région nous apercevions cette petite famille, tous beaux, tous rayonnants. Il émanait d’eux une grâce particulière que l’histoire ne démentit pas. 
Nous devînmes amis, de ces amis qu’on retrouve souvent sans même qu’on ait  à se le dire dans tous les bons endroits, dans tous les bons combats, épris de liberté et emplis de courage. 
Le temps qui passe apprend à se connaître dans les bons et les mauvais moments. Il y en eu beaucoup de bons. Il y en eu quelques mauvais et c’est dans ces moments là qu’on sent au mieux la présence bénéfique de ceux qui sont là …quand il faut.
Puis il y eu cette maladie avec ce cycle éprouvant d’inquiétudes, d’angoisses, de rémissions, d’espérances où amis, nous n’avons guère d’autres ressources que la présence.
Et lorsqu’un jour on apprend que la fin de l’histoire est arrivé, que notre ami s’en est allé, digne et grand, entouré de tous les siens, on n’aspire qu’à une chose : être au moins présent au dernier instant, pour accompagner cet ami dans sa dernière demeure.
Mais ce jour là, hélas, c’est l’homme qui écrit ces lignes qui sera dans la main des médecins pour une opération bénigne autant que nécessaire. Donc nous ne serons pas là pour ce dernier moment, pour partager cette peine mais aussi l’Espérance qui accompagne la mort, surtout celle des gens de bien.
Nous perdons un ami, un père de famille qui laisse à sa place une trace lumineuse sans pouvoir être là : double peine.

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