et pourquoi ne pas le dire ?

17 mars 2019

Après un peu de silence....

 

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Comment ne pas se réjouir de ces petits matins d’avant-printemps ? Encore frais mais tellement lumineux et clairs avant que le changement d’heure ne vienne un peu en casser l’harmonie. C’est un dimanche et c’est carême et dans ce temps conjugué d’attente et de pénitence, le dimanche est un moment plus souriant. Au-delà de l’attention portée aux choses, tous les petits événements de la vie prennent une autre saveur.

Hier aux jardins familiaux c’était une matinée de travail partagé. Certains s’activaient à broyer deux années de cannes de jonc et de bois mort pendant que d’autres nettoyaient les parties communes où les parcelles sans jardiniers. Une serre a été plantée qui permettra aux jardiniers de faire leurs propres semis. Et un gros tas de broyât de bois devrait permettre de préparer les carrés des enfants. Un café partagé. Une atmosphère légère.

P.... est même venu, en chaise roulante, oublier avec ses amis un cancer qui le mine et dont tout le monde espère la fin. Le soleil était de la fête et les vêtements chauds s’accrochaient sur les piquets au fur et à mesure de la montée du soleil.

Dans les parcelles on s’active à planter et à terminer les préparatifs.

Dans le village le marché s’anime après l’hiver.

Plus important pour moi : Elle, revenait d’une semaine d’absence et de retrouvailles familiales. La séparation donne encore plus de force à la présence.

 Cette semaine a été une fête en Hollande où on a fêté les huit ans d’une petite princesse. Sa maman s’active à ses travaux de pâtisserie pour préparer l’examen. 

Notre aînée continue d’embellir sa maison de pierres dorées. En Australie notre dernier s’active à la recherche d’un appartement : La case « travail » est cochée, un travail bien « savant » dans un monde de technologies si nouvelles que j’ai du mal à suivre. Il reste un trouver un endroit un peu plus définitif que les colocations. Il reste encore à trouver le « sponsor », qui garantira une séjour de longue durée. Mais tout vient à point à qui sait attendre...

Et ce matin une image, affichée sur mon téléphone,  de bateau revenant au port m’indiquait un retour au foyer depuis les mers lointaines De notre marin-médecin.

Dans ma maison des couvreurs réparaient ce toit qui depuis quelques années prend l’eau de toutes parts et dotaient la fenêtre de toit d’un volet extérieur qui modérera les ardeurs du soleil au plus chaud de l’été. J’ai un peu de mal à « faire-faire » dans cette maison où beaucoup de choses furent l’objet de nos mains. Mais j’ai eu beaucoup de plaisir à voir travailler des ouvriers consciencieux et habiles.

Et si rien ne vient dissiper mes inquiétudes communales, le beau projet de rénovation du coeur de la ville avance et les premières esquisses présentées font rêver. Bien sûr il y a encore du chemin avant que l’on voit les premiers sols finis mais le lancement d’un tel projet est parfois plus ardu que sa mise en œuvre.

Mon blog est un peu plus silencieux en ce moment car j’ai mille choses à faire ou à finir. Mais promis, il va s’animer davantage.

Et si, pour te souhaiter un bon dimanche d’avant printemps, je t’envoie la photo de quelques fleurs de mon jardin c’est aussi pour que tu vois les mauvaises herbes de ma petite allée. Comme ça tu sauras tout...même mes retards.

Ami, lecteur fidèle, je te souhaite un bon dimanche.

 

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05 mars 2019

Et si on parlait du carême...

Carême

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Ce mot fait souvent peur à ceux qui n’en ont pas l’habitude. Au bout de quelques dizaines d’années il est un peu moins effrayant et on trouve même un certain plaisir à le retrouver.

Derrière sa face austère ce mot a la saveur de l’effort et de l’envie de mieux faire ...voire de devenir meilleur.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi, ami lecteur, mais j’ai depuis l’enfance aimé ces moments partagés de petits sacrifices.

L’envie de s’améliorer doit certainement aller de paire avec le sentiment d’une vraie médiocrité. J’imagine que c’est difficile à vivre pour des êtres dotés de grandes qualités. Mais pour l’homme ordinaire que je suis, il est assez facile de réaliser son imperfection et plutôt exaltant d’espérer par quelques privations, quelques efforts, profiter d’une période donnée qui revient tous les ans gagner en « qualité ». 

Même si, au fur et à mesure, que ce temps se déroule je constate assez souvent combien je suis velléitaire et quel mal j’ai à tenir ces résolutions...

Qu’importe ! Demain commence cette belle période où on s’écarte un peu du monde et de ses attraits pour se concentrer, un peu mieux et un peu plus,  sur des choses essentielles.

J’ai toujours été frappé, dans ce monde (qui le plus souvent n’aime pas la religion et a plutôt tendance à la tourner en dérision ) combien on pouvait s’intéresser à toutes les spiritualités les plus lointaines, vanter les ascèses les plus étranges, voire même célébrer le ramadan et ne pas se pencher avec bienveillance sur ce temps spécial des « cathos ».

S’il est un phénomène qui rend bien la vie plus facile c’est le cycle de saisons et ce carême arrive chez nous au printemps, au moment où on remet sa maison en route, où on prépare son jardin aux abondantes cueillettes de l’été.

Cette année, le constat que la balance stationnait dans des zones trop élevées, voire dangereuses, m’a contraint il y a quelques semaines à me raisonner sur la nourriture (pour des raisons purement pratiques ou esthétiques)....ce qui fait que ce n’est pas sur les bonheurs de la table que porteront mes sacrifices.

Ils porteront peut-être sur cette addiction plus récente qui, mille fois par jour, sous les prétextes les plus futiles me fait me précipiter vers un quelconque clavier, ou écran, ou tablette.

Mais il y a quand même quelques rituels, ces repas plus légers, cet éveil plus grand au « religieux », cette attention à l’autre, à ce « prochain » et que sais-je encore (tant ces différent pour chacun). 

Et puis je me souviens des jours « phares » des carêmes de mon enfance, ou de ceux que nous avons vécu avec nos enfants, où les jours de « jeûne et abstinence » on se partage un repas un peu plus maigre comme si on allait mourir de faim... je me souviens des sourires, des plaisanteries, des tentations.

On ne parle pas assez de ce temps, alors j’avais envie ce matin de lui faire un peu de place sur mon blog.

J’espère, ami lecteur, que tu n’y verras aucune malice mais qu’au contraire ça réveillera chez toi aussi peut être le souvenir de ces temps.

Je te souhaite une bonne journée, un bon « mardi gras » et un bon carême...qui ne commence que demain.

 

;-)

 

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04 mars 2019

Un vol d’oies sauvages...

Sommes-nous devenus fous ?

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Hier à midi, en rentrant chez nous nous fûmes accueillis par une bruyante cacophonie, surprenante au milieu du village, d’ordinaire muet à cette heure. C’était un magnifique vol d’oies sauvages qui tournait au dessus de nos têtes. Il y demeura un instant pour indiquer je ne sais quel présage puis poursuivit sa route en redonnant sa place au silence.

Une impression étrange et délicieuse de la nature qui s’impose à nous et ces étranges migrations qui donnent aux monde ses vraies frontières.

Hier fut agréable, comme tout le week-end d’ailleurs, car le printemps nous donne des envies de renouveau. On nettoie le jardin. On remet la maison dans ses vêtements d’été. On se sent pousser nous aussi des ailes.

On taille les arbres et les rosiers. On regarde sortir une à une les variétés de tulipes et de narcisses ramenées de Hollande ou installées au cours des ans.

Hier après midi fut l’occasion d’une marche « à récompense »: partir de son village à pied. Traverser la campagne pour rejoindre la ville d’à côté. Prendre un thé dans un salon de thé charmant qui affiche avec humour et vérité sur sa carte trois adresses en Provence ...et une à Tokyo. Un endroit joliment décoré, un endroit de « beau et de bon ». Bien sûr on croise quelques « bobos » venus fréquenter la brocante permanente de cette ville qui fut la nôtre un an et demi.  Plus indulgents , on se dit qu’on donne peut-être aussi à d’autres cette impression de « bobo-itude ». Qui sait ? 

On croise un couple d’amis faisant le même périple à vélo. (Lui se fait opérer cette semaine de quelque chose de très grave. On se dit qu’on y pensera très fort.)

Bref, un week-end « d’avant printemps » !

Ce matin je vais chercher sur internet à en savoir un peu plus sur le vol d’oies sauvages. Et je vois défiler des pages entières sur une théorie économique qui porte ce nom avant de trouver quelques informations sur le sujet.

L’image mêle de notre société ou l’économie, c’est à dire l’argent, l’emporte sur tout. Où la beauté de la nature et de la vie sont est reléguée au second plan,

Je me « fous«  de cette théorie, de toutes les théories économiques d’ailleurs. Je déteste que ce soit le leitmotiv de tous les politiques.

Qu’on me parle de travail, de labeur, de pain quotidien, de peines et de joies, de partage et d’échanges. Mais pas d’économie comme si l’argent pouvait lui-même, en toute légitimité, fabriquer d’autre argent.

Aujourd’hui est pour moi un jour important. Nous recevons les dernières épreuves du projet d’embellissement de notre cœur de village. Le fruit du travail d’un cabinet dont j’aime les réalisations mais qui a du mal à y faire adhérer chacun. C’est un moment un peu difficile et j’espère que le projet n’y perdra pas de sa substance. J’espère que « l’esprit de printemps » donnera à tous l’envie d’avancer de conserve...

J’écris ces mots sous un ciel encore un peu gris, face au mûrier de Chine à qui la taille récente donne un air un peu ridicule...mais ça ne durera pas et son ramage d’été viendra à point nous donner l’ombre nécessaire.

La cloche de l’église sonne l’angélus.

J’y vais en te souhaitant ,mon ami, une bonne journée.

 

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01 mars 2019

Jonquilles et narcisses...

Mon petit jardinet...

 

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...au milieu du village a du mal à attraper la lumière du soleil en hiver. Il est le résultat de la disparition de plusieurs maisons au cours des siècles et le sol est surtout formé de gravats que recouvre juste un peu de terre. Autant dire que toutes les conditions ne sont pas rassemblées pour le rendre beau. Aussi quand je vois sortir les premières fleurs sur mes petites pelouses ou que j’entends les chants d’oiseaux dans les arbres je me réjouis vraiment.

J’ai cette année multiplié les variétés de fleurs de printemps. J’ai acheté au marché de Gouda une belles variété de bulbes de tulipes et de narcisses qui s’ajoutent à celles des années passées. Elle se réveillent au fur et à mesure que le soleil se relève dans le ciel. Les premières qui sortent sont juste devant la maison. Ce sont des jonquilles et des narcisses qui sont venues s’ajouter aux crocus plantes l’an dernier. Les tulipes ne montrent encore que le bout de leurs feuilles.

C’est un vrai bonheur que de voir ces couleurs éclater en entendant les premiers chants d’oiseaux. Il est bien rare que je ne sois pas debout assez tôt pour voir le jour se lever et j’aime plus que tout que cette lumière vienne peu à peu se substituer à celles des lampes de mon salon.

J’ai terminé le rangement de mon atelier et le jardin n’est plus le grand capharnaüm des ces dernières semaines. J’ai même aussi planté hier quelques salades. Et ma parcelle de jardin familial à l’orée du village se prépare aux premiers semis.

Bref, c’est le printemps qui vient à point pour réchauffer les corps et les cœurs.

Aujourd’hui sera un jour de « mairie ». Il faudra décider ensemble des dernières propositions d’embellissement de notre centre du village. J’aimerais tant qu’il retrouve de l’éclat et qu’y revienne davantage de vie, de rencontres, de flâneries, de fêtes.

Notre temps est trop celui de l’isolement et de la solitude. Si ces aménagements pouvaient redonner quelques occasions de rencontres et de partages, je serai le plus heureux des hommes.

Je me faisais ces réflexions hier durant  cette petite heure hebdomadaire où je suis « le gardien » de notre belle église qui sera au centre de ces rénovations. Je les continuais ce matin en reprenant ces mots de néerlandais (toujours aussi  difficiles à retenir ;-)). J’aime l’idée que des fleurs achetées au pays de mes enfants puissent venir fleurir mon jardin de Provence. J’aime, je crois plus que tout, ce qui rapproche les hommes : les langues, les idées, les fleurs et l’art.

Et puis ce soir je retrouverai de nombreux amis pour une de ces soirées mensuelles où ensemble nous réfléchissons aux sujets les plus divers avant de partager un joyeux repas.

Je n’ai jamais eu dans ma vie le sentiment de manquer de temps. J’ai parfois l’impression de mal l’utiliser mais il ne m’a jamais manqué pour les choses essentielles. Et ces dernières années ne plus avoir besoin de  celui qui sert à  « gagner sa vie » me donne l’impression d’un crédit illimité d’opportunités et de découvertes qui font que mes journées sont vraiment bien remplies.

Hier soir notre dernier fils nous parlait de son nouveau travail. Un univers d’inventions, de nouvelles technologies, de start -up, au bout du monde. Je me réjouissais de le savoir dans ce pays si lointain maniant tous ces concepts savants dans une langue étrangère avec des gens venus de tous les pays de la terre. Je me sentais petit de mes propres connaissance et grand de voir comme elles avaient bien germé et combien chacun de mes enfants en avait tiré son profit.

Il fait encore un peu froid le matin mais un ciel bleu magnifique et un soleil sans faille que je veux partager avec toi, ami lecteur.

Passe une bonne journée.

 

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27 février 2019

Déjà le printemps ?

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Tout va très vite en ce moment dans le jardin. Une sorte « d’avant-printemps » qui vient à point pour le moral. Les oiseaux sont revenus en masse. Je ne sais pas si mves petites boules de nourriture y sont pour quelque chose mais c’est ce matin un vrai bonheur que de les entendre gazouiller à l’heure où je vous parle.

Les crocus ont sorti la tête et parsèment notre petite pelouse de tâches lumineuses. Les nôtres sont petits (pas assez de soleil?) et disparaissent un peu dans l’herbe alentour.

A l’endroit le plus ensoleillé la première jonquille est venue mettre une première tâche jaune. Les autres sortent à peine le nez, tout comme les tulipes que j’ai cette année planté en quantité et par petits massifs.

Mon petit jardin est encore en désordre. Il a besoin de soins. Il a servi ces dernières semaines de dépôt à l’atelier que je rangeais et mérite un vrai nettoyage. Mais tout ça à de vraies allures de renouveau.

Un message reçu hier nous indique le retour du pôle de notre fils. En général ses retours s’accompagnent de belles photos de ces endroits sauvages et merveilleux. Nous attendons avec impatience.

Le second a trouvé un job en Australie. Un job intéressant mais peut être en balance avec un autre qui lui permettrait de meilleures conditions d’intégration.

Nous recevons de nos filles de belles photos de vacances Picardes ou de maisons embellies. 

Pour le reste c’est plutôt le calme plat. Rien ne vient mettre un terme à mes inquiétudes locales et le pays tout entier reste en proie à une immense crise de confiance. Le gouvernement s’agite sans succès à vouloir mener un semblant de débat qui n’a aucun retour d’écho. Les « gilets jaunes » continuent à se rassembler chaque samedi pour d’étranges sabbats qui donnent aux villes concernées des allures de villes assiégées et laissent dernière eux de vraies dégradations. La répétition hebdomadaire de l’événement semble leur seul objectif et ces rassemblements ont maintenant des allures de routine. Je déteste qu’on casse nos villes, ces endroits qu’on a du mal à rendre beaux et qui nous coûtent tant. Au-delà de légitimes inquiétudes je ne vois pas ce que signifient ces rassemblements qui ont sur nos carrefours des allures de repas de chasse plutôt que de révolution.

Le monde tout entier s’agite aussi de façon inquiétante sans que personne ne semble opposer la raison à la folie des hommes et, pire pour moi, chaque jour dans la presse c’est ma religion qui est attaquée. Parfois de vrais scandales ressortent mais trop souvent la violence et l’accusation ne sont que la marque d’une haine ancestrale encore trop présente dans notre pays qui se veut le champion de toute révolution. Je déteste ces moments.

C’est assez curieux comme cette opposition entre le quotidien riche de mille trésors et de tant d’occasions de petits bonheurs et cet environnement délétère crée dans ma tête une sorte de schizophrénie douloureuse difficile à maîtriser.

Alors je recherche au fond de ma mémoire tous les conseils d’anciens accumulés au cours des ans par d’autres qui eurent à gérer des moments bien plus cruels (tels que la guerre ou la révolution) et je tente avec patience et en gardant ma joie de continuer à tracer mon sillon pour faire germer mes petites graines.

Le soir, car il continue de faire froid, on allume encore le feu où brûlent quelques morceaux de bois. Lire est aussi une bonne alternative qui nous enrichit de mots bien moins sujets aux caprices du temps que ce que nous recevons des autres médias. Comment alors, assis face à ce feu, dans notre environnement de paisible village, dans le canapé confortable en sirotant une tisane ou un vieil alcool chaleureux, en écoutant de belles musiques, elle tricotant et moi lisant, imaginer que le paix ne règne pas partout ? 

Alors, dans ces moments apaisés nous essayons de faire une petite place à la prière pour ceux de nos amis qui souffrent dans leurs corps ou dans leur quotidien et pour remettre dans les mains d’Un Bien Plus Grand que nous, Bienveillant, tout ce mystère qui nous entoure. Viennent sur nos lèvres ces formules hérités du passé, d’imploration ou d’actions de grâces. Et si on se sent encore plus petits et tout aussi impuissants, le sentiment, la conviction, que tout cela a un sens viennent relever l’esperance.

Mais le temps passe et le jour est maintenant levé complètement. Un ciel bleu lumineux que je partage volontiers avec toi mon ami lecteur. Il me dit de m’agiter et de remplir ma journée de ces choses qui font le vie de Mr.Jacques, le modeste écrivain de ces petites lignes qui n’existerait pas sans toi, lecteur et fidèle ami.

Alors je te souhaite une très bonne journée.

Et que Dieu te garde !

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26 février 2019

Le retour du « blog prodigue »....

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Mon cher blog,

 Quel peur tu m’as fait lorsque j’ai découvert que tu n’étais plus accessible !

C’était dimanche matin. Je m’apprêtais à écrire un petit article en attendant de partir à la messe. J’avais la tête remplie de joyeuses petites choses...et tout à coup j’apprends la nouvelle. Tu existes toujours mais seuls quelques privilégiés qui me communiqueraient leurs adresses auraient le droit de venir te lire. Un blog  « privé »...exactement le contraire de ce que je désire quand j’aime à savoir que des inconnus le découvrent au hasard d’une recherche.

Quelques lecteurs matinaux m´envoyèrent de gentils messages. J’essayai de rétablir la situation...sans succès.

C’est vrai que ça assombrit un peu ma journée du dimanche. Nous n’avions rien de particulier de prévu. Juste un peu d’aide à apporter à des amis qui voulaient déménager un piano à l’heure du café. Une bonne opération de diversion : retrouver quelques amis  improvisés déménageurs, rencontrer deux petites mamans en vacances et de gentils petits-enfants (sympathique rappel de ses propres enfants et petits-enfants) un petit chien copain qu’on garde à l’occasion; ranger un piano dans une auto, échanger quelques nouvelles...

Au retour je pris le temps d’écrire à mon fils « polaire » et à me l’imaginer dans son univers de glaces. Puis je repris les soins à mon jardin et à mon atelier.

Le soir, ELLE me proposa d’aller voir un film, une belle histoire de sous-marin, de dévouements, de talents et de sacrifices, qui fit un instant diversion.

Je me couchais néanmoins triste à l’idée de perdre le contact avec toi, mon ami « de l’autre côté de l’écran ».

Dieu merci ! Le lundi matin tout était rentré dans l’ordre et c’est le cœur léger que j’abordai cette semaine. Les administrateurs du blog me dirent que j’avais du comettre une maladresse et que je m’etais tout seul privé de toi...lecteur.

Quel bonheur quand tout rentre dans l’ordre et que l’equilibre reviens.

 

J’attendrai demain pour prendre un peu de temps pour te parler, mon ami, de ce printemps qui s’annonce en avance, des crocus dans mon jardin et de la première jonquille, de mon autre garçon qui a trouvé du travail et de mille autres choses joyeuses.

En attendant je te remercie de ta patience, ami lecteur, de ta présence, et de ta continuelle bienveillance et je te souhaite une bonne journée.

 

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25 février 2019

Bloc en rade

Chers amis-lecteurs,

Depuis quelques jours mon blog apparaissait comme privé et personne ne pouvait aller le lire. Peu rompu à ta manipulation des blogs, j’ignore pourquoi.

Je crois que j’ai corrigé  cette anomalie et je vous remercie de le vérifier.

Cet incident m’a encore plus montré à quel point votre lecture m’etait chère et votre présence indispensable.

Je vous en remercie et je vous embrasse.

 

mrjacques

 

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16 février 2019

Il suffit de presque rien...

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Il suffit de presque rien...Il faisait encore nuit lorsque j’ai entendu dans mon petit jardin un gazouillis d’oiseau qui m’a instantanément déclenché une folle envie de printemps.

« C’est bien banal ! » me diras-tu, ami lecteur. Mais c’est sans compter que mon petit jardin est au cœur du village et que, les chats errants d’un côté, les corbeaux ou les pigeons de l’autre, dissuadent généralement les petits oiseaux de le fréquenter.

D’ordinaire ce sont les merles qui reviennent au printemps faire résonner leurs chants mais cette année j’ai décidé une offensive « d’accueil » .J’ai parsemé le jardin de boules de graines pour les attirer au moment du plus grand froid. Longtemps ils les ont ignoré. Depuis quelques jours il m’arrive d’en surprendre un ...aux heures les plus chaudes. 

Mais celui de ce matin était un vrai cadeau.

Pourtant mon hangar et mon jardin ont l’allure d’un champ de bataille. Il y a plusieurs semaines que j’ai entrepris de réorganiser mon atelier. Ce n’est pas une mince affaire. Il m’a plusieurs années servi à vivre du travail de mes mains quand l’épreuve du chômage m’avait surpris au moment où je m’y attendais le moins. J’ai découvert avec bonheur le pain quotidien gagné « à la sueur de son front ». Le « col blanc » était devenu « col bleu » au prix il faut l’avouer de quelques angoisses, d’une vraie fatigue et de pas mal de cicatrices dues à la l’innattention ou à la maladresse.

 J’ai alors accumulé outils et matériaux. Le vieux fond auvergnat qui sommeille en moi m’interdit le plus souvent de jeter quoique que ce soit....au cas où. (Pour la petite histoire ma grand-mère conservait dans un tiroir des objets insolites ainsi nommés « petits bouts de ficelles ne pouvant servir à rien »...c’est dire que j’ai une hérédité chargée  ;-)   )

Tu comprendras qu’il me faut du temps pour mener un tel chantier. C’est une partie de ce qui explique mon silence de ces derniers jours.

Mais il y a d’autres raisons : l’état morose de mon pays, l’incapacité de nos politiques (et la nôtre) à distinguer dans cette crise l’essentiel de l’accessoire. Comme si toutes les solutions n’avaient que des aspects économiques quand l’important est de retrouver ces liens invisibles qui lient entre eux les hommes pour qu’ils trouvent ou retrouvent amitié et harmonie.

J’ai aussi quelques vrais questionnements personnels sur ma façon de conduire, sinon ma vie, du moins mon action dans les quelques mois qui viennent. Mais je crois avancer, sinon dans la compréhension de l’enchainement des événements, au moins dans ma propre démarche. 

Mais c’est vrai : ce gazouillis d’oiseau m’a fait oublier tout ça. Je n’ai plus eu qu’envie de retourner à mon atelier pour terminer mon travail, ou d’aller au jardin terminer de préparer et même commencer à planter, faire avancer ce projet de « parcelle pédagogique » au jardin en imaginant des enfants (et d’autres...) s’initier à cette humble découverte de la nature qui se crée ou se régénère.

Se concentrer aussi sur le partage à distance de la vie de ceux qu’on aime : Mon australien est sur la voie pour trouver un travail. Mon marin a donné quelques nouvelles entre deux navigations. Dans le Beaujolais ma grande fille travaille à agrémenter sa maison et à en faire un bijou qu’elle partage très souvent avec ses amis. Quant à mes petits bataves, ils surveillent leur maman qui prépare son CAP de pâtisserie pour leur plus grand bonheur de dégustateurs avisés. 

Mais aujourd’hui sera une « parenthèse » dans ses activités. Nous sommes invités à un anniversaire chez des cousins innombrables : l’anniversaire d’une tante très âgée. Une plongée en famille qui mérite de laisser son quotidien de côté une journée.

Mais je vous raconterai...

En attendant je te laisse, ami lecteur fidèle, en te souhaitant un bon week-end. Ici, il s’annonce lumineux. Si ce n’est pas encore  le cas pour toi   (il faut dire que nous sommes souvent ici des privilégiés) considère moi comme une sorte d’éclaireur qui ne fait que te précéder de quelques jours.

Je t’embrasse.

 

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02 février 2019

« Gilets jaunes »

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Il pleuvait ce matin. J’avais l’humeur maussade du jardinier... qui n’ira pas au jardin. « Il te reste le bricolage ! » me dis-je et fort de cette idée, pour ne pas perdre un samedi matin, j’allais à mon magasin préféré. Ce magasin est dans une de ces zones que je déteste et que j’évite le plus souvent. Sorte de cités vouées aux achats, elles me donnent vite le cafard.

Sur le rond-point qui précédait la dite zone je vis passer un étrange cortège de « gilets jaunes ». Ils allaient comme en procession rejoindre une sorte de baraquement de palettes aux allures de bidonville. De tous âges et de toutes allures, ils semblaient sans conviction pour ralentir les chalands qui, comme moi, avaient oublié leur existence. 

Il y avait dans leur démarche comme une profonde tristesse. Étaient-ils déçus de ce combat qui ne semble pas porter de fruits ou simplement fatigués de ce temps qui passe sans autre effet que de les appauvrir davantage ? Un air de retour du bureau ou de l’usine, un soir de semaine ordinaire.

Ils ne sont plus « cols bleus » ni « cols blancs ». Ils ne sont plus ni « actifs » ni « chômeurs », ni « jeunes », ni « retraités ». Le « gilet jaune » est le drapeau qui les rassemble. Ils ont perdu leurs couleurs, les couleurs qui donnent de la vie aux hommes et aux choses.

Le rond-point portait sur l’asphalte la trace de feux et sur les côtés des amas de débris jonchaient le sol.

Les villes où ils manifestent ont les rideaux des magasins baissés et des allures de villes assiégées,

Curieuse révolution où chaque reportage montre des hommes qui s’affrontent ou se cherchent, guettant la caméra ou le téléphone portable qui va les filmer. Policiers qui craignent qu’on les sanctionne pour une image de trop, gilets jaunes qui veulent se prémunir d’éventuelles abus de pouvoir. Étrange révolution que celle de l’image où chacun tente de faire le buzz, où l’on confond action et échanges de messages.

Étrange révolution où, des journées entières, des chaînes dites d’information repassent en boucle les mêmes séquences et guettent aussi l’image un peu différente ou le commentaire imprévu qui fera monter leur audience.

Je n’aime pas les révolutions. Elles laissent derrière chacune d’elles un peu plus d’injustice et un peu plus de misère pour les petits...Et même s’il arrive qu’elles changent les visages de ceux qui gouvernent, ils restent des « gouvernants » c’est à dire des hommes qui savent en contrôler et en contraindre d’autres à leur profit ou à ceux de leurs classes.

Je me souviens de mai 68 et de ces premiers rangs des manifestations devenus sur le tard de bons bourgeois nantis et bedonnants.

Je n’aime pas non plus que les gouvernants, forts de leur place, méprisent ceux qui les ont mis là. Et oui, car c’est ainsi, dans nos systèmes dit démocratiques ceux qui s’en plaignent sont les mêmes que ceux qui les ont élus.

Y a t-il une issue à cette crise, à ce débat sans interlocuteur, où chacun tente de faire croire à l’autre qu’il s’intéresse à ce qu’il dit alors qu’il cherche à le berner ?

J’étais un peu triste, te dis-je. Mais finalement est-ce que la vie est là, dans ce jeu de pouvoir ?

Bien sûr que non ! La vie ? Elle est dans ce marché de mon village qui se terminait à mon retour. Elle est dans ces gens qui travaillaient à le nettoyer et à ranger leurs étalages. Elle est dans ce jardin qui sera demain de nouveau accessible. Elle est dans la chandeleur, la crèche qu’on range et les crêpes qui se préparent. Elle est dans ces images d’enfants rieurs qui me sont parvenues ce matin. Elle est dans le pain quotidien, dans le travail et dans la peine des hommes.

Elle est dans le cœur et la vie de celui qui lira ces lignes...aussi.

Bon dimanche mon ami.

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31 janvier 2019

Je pense à toi....

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Un matin comme tant d’autres. Assis sur le canapé du salon. Ma tablette bien campée sur mes genoux. J’ai exécuté mes rites matinaux. Ceux d’avant l’action d’une journée de travail. Le ciel peu à peu se découvre et à l’heure où j’écris je ne peux pas encore dire s’il fera beau.

Mais en ce jour particulier de ton anniversaire je pense très fort à toi.

Petite fille unique, très vite mariée... et comme une douce litanie je vois le nom de tes enfants qui s’inscrit en lettres d’or dans ton cœur.

Aujourd’hui il sont plusieurs centaines ceux qui peuvent se réclamer de ta descendance. Je me demande souvent comment tu nous vois d’où tu es.

D’ailleurs où es-tu ? Déjà parvenue à ton but ou en errance entre deux mondes ? Ce qui est certain c’est que, si tu es au Ciel, c’est que Papa doit être avec toi. Car sans lui, pour toi, ça ne pourrait pas être vraiment le Ciel.

Tu nous vois, ceux que tu as porté, ceux que tu as aimé parce qu’ils rejoignaient la famille. Et puis il y a ceux que tu n’as connu que... d’Ailleurs, les enfants, des enfants de tes enfants.

Peut importe le nombre. Si moi j’en suis fier de ce nombre à trois chiffres c’est juste un peu de vanité. La vanité pour toi c’était une chose étrangère. Ce qui comptait c’était cet impressionnant pouvoir d’aimer et cette capacité à se faire aimer.

Nous sommes certainement nombreux à penser à toi en ce jour. Les plus doués en prières savent mieux que moi t’envoyer de ces messages qui doivent t’aller droit au cœur.

Moi je n’ai que les mots pour traduire ce mélange intime d’émotion et d’envie de communiquer avec toi au-delà de la frontière du temps.

Il arrive souvent que tu me manques. Car malgré l’avancée du temps il y a toujours en nous de ces petits moments où l’on reste un enfant. Dans la peine, dans le doute,....et dans les grandes joies qu’on aimerait partager avec tous ceux qu’on aime ou qu’on a aimé.

J’ai à mon tour construit une branche de cet arbre dont je viens. Le petit enfant que je suis pour toi est devenu un homme, un père, un grand-père à son tour. Les rides se creusent chaque jour et les épaules se voûtent mais j’aime à savoir que je reste pour toi ce petit enfant maladroit et parfois difficile que tu voyais grandir auprès de toi.

Cette branche s’est développée avec Elle. J’aime l’idée qu’un jour ceux qui viendront nous la regarderont comme aujourd’hui je te regarde et l’aimeront comme aujourd’hui je t’aime.

Pourtant votre histoire hier comme la nôtre aujourd’hui étaient et sont des histoires simples. Un peu des contes de fées  sauf qu’il n’est pas question de princes ni de princesses mais de simples mortels qui découvrent chaque jour que leur royaume est autour d’eux dans l’amour de ceux qui les entourent.

Merci Maman de générer en ce petit matin de ces belles émotions qui embellissent les jours.

Je t’embrasse. Bonne éternité. En espérant que la Miséricorde Divine suffira comme laissez-passer pour venir t’y retrouver.

 

 

Posté par nic153 à 09:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]