et pourquoi ne pas le dire ?

22 avril 2017

Lettre à mon cher "Petit Prince" avant d'aller voter.

Cher Petit Prince,

Tu le sais bien : je vis comme toi dans un monde imaginaire bien plus simple et bien plus beau que le réel. Mais aujourd'hui (comme ça arrive parfois dans la vie des hommes) on me demande de faire un choix ....dans le seul monde réel. Même ton père, ce cher Antoine a dû faire face à de telles alternatives. Autrement crois-tu qu'il serait mort dans cet avion, en guerre, en mer ?
Alors je vais te dire comment j'ai fait mon choix, cette fois-ci.
J'ai commencé par me poser la question suivante : "Dois-je ne rien faire? Faire le mort et attendre que les autres décident pour moi ? ". Mais je sais que je suis un "petit". Il est donc normal que j'ai un "petit pouvoir", un bulletin de vote parmi tant d'autres. Je décidais donc avec un peu de bon sens, d'humilité peut-être, de tenir ma juste place et donc de choisir parmi les onze candidats.
J'ai lu avec attention ce qu'ils écrivaient. J'ai écouté ce qu'ils disaient. J'ai consulté leurs biographies. Je crois que c'est la première fois que j'avais le temps et les moyens de le faire aussi sérieusement.
J'ai regardé d'abord ceux que l'on appelle les petits candidats. Ceux qui défendent quelques idées seulement et veulent profiter d'une tribune offerte pour faire valoir leurs idées. Il y a quelques idées intéressantes. Deux d'entre eux sont des énarques, ayant largement profité d'un système qu'ils dénoncent aujourd'hui. Je les ai exclus.
Un troisième semblait assez sympathique, généreux, émotif et courageux. J'avoue qu'il m'aurait attendri s'il n'avait, dans son passé politique, prouvé que son affectivité le conduisait politiquement à de mauvais choix, en particulier vers celui du pire candidat centriste qui existât ces dernières années, une sorte de girouette qui a rejoint aujourd'hui le pire des candidats. 
Un quatrième, un peu plus connu, affiche d'assez bonnes idées mais semble régler des comptes par rapport à une classe politique qui ne lui a pas donné assez de place.
Je le barrais aussi.
J'ai ensuite exclu les deux candidats qui se disent "d'extrême-gauche". La philosophie de "lutte des classes" qui les anime a plus d'un siècle de catastrophes derrière elle et des quantités de morts et de drames. J'ai eu deux grands-parents qui crurent à ces théories et qui pensaient naïvement qu'elles amélioreraient le sort des humbles ouvriers qu'ils étaient. D'où ils sont , ils ont pu voir comment ,en fait, ces gens ont exploité leurs aspirations à une vie meilleure pour servir leurs propres intérêts et leurs folies meurtrières.
De la même façon j'ai rejeté cet autre homme qui a longtemps flirté avec les communistes et le pouvoir en place, qui a sans vergogne soutenu les pires gouvernements étrangers et qui masque un visage de loup derrière une apparence de bourgeois rangé et raisonnable, aux allures "branchées". Je n'aime pas qu'on me prenne pour un sot.
Il me restait quatre candidats. L'un d'entre eux est officiellement le candidat du pouvoir en place. Il est tellement trahi de tous côtés que sa situation un peu pitoyable le rendrait presque sympathique s'il ne représentait pas, en pire, ces gens qui furent probablement le plus mauvais gouvernement de notre histoire, en tous cas celui qui fit passer tant de lois qui méprisent la nature même de l'homme, la vie, la mort, le mariage  et les lois naturelles qui régissent notre monde.
De la même façon, mais un peu plus au centre, un étrange personnage a fait récemment son apparition. On le présente comme une sorte de surdoué qui aurait réussi partout où il passait. Tour à tour haut-fonctionnaire, puis banquier, puis inspirateur de la politique du président actuel, puis ministre de l'économie...et tout à coup démissionnaire, affirmant qu'il etait  quasiment étranger à ce gouvernement.
Les gens de gauche et du centre se reconnaissent en lui car il est des leurs. Certains de droite ne voient que le côté 'golden boy" et s'apprêtent avec enthousiasme à lui donner leurs voix. Un aspect "Jean-Jacques Rousseau" qui plait bien dans notre pays. Une sorte de Rousseau qui aurait épousé madame de Warens et qui se donnerait des allures de Bill Gates.
J'avoue comprendre qu'il puisse séduire par tout le spectacle et les moyens qui lui sont étrangement donnés par la presque totalité de la classe politico- médiatique et financière. Il rassemble pourtant derrière lui un étrange assortiment politique de vieux stratèges qui vont de la droite à l'extrême-gauche en passant par un éternel centriste désorienté qui rêve d'un grand ministère.
Je pense que c'est le pire de tous par ce mélange de duplicité, d'absence de conviction, et d'inexpérience.
Restent deux candidat(e)s. L'une, qualifiée d'extrême-droite, semble tenir la tête des sondages. Son parti, longtemps rejeté par le système, tient maintenant sa place dans l'échiquier politique. Elle a la particularité de défendre depuis longtemps les mêmes thèses. Elle représente presque un tiers des français aux élections. Elle présente des qualités de durée et de capacité à mener un parti et à défendre ses idées qui sont indiscutables. Mais ce parti à prouvé qu'il ne voulait pas ou qu'il ne pouvait pas s'entendre avec d'autres pour gouverner. Il en est amené à se positionner dans des postures révolutionnaires et populistes qui le rendent incapable de gouverner un pays trop fragile aujourd'hui.
Voilà pourquoi j'ai retenu le dernier candidat. Tu as pu lire hier pourquoi. J'ajoute qu'au contraire de beaucoup, sa manière de vivre, sa famille, ses choix d'éducation , son mode de vie, ses engagements personnels me le rendent assez proche. Je crois qu'il aura beaucoup de difficultés à s'imposer dans ce monde politique tellement pitoyable. J'espère qu'il suscitera des vocations nouvelles et apportera au moins une gestion saine et équilibrée du pouvoir. J'aimerais que mon pays soit géré enfin en "bon père de famille ". Cette expression autrefois utilisée dans les affaires, même si elle ne déclenche pas l'enthousiasme, résume assez bien ma position. Je souhaite un mélange d'équilibre, d'engagement, de générosité, d'attention aux plus faibles et de prudence.
Voilà mon cher "Petit Prince", une lettre de "Grand", "d'Adulte"....mais heureusement tu es là ....pour le rêve. Tu corresponds bien mieux mon cher ami et confident à mes ....vraies aspirations.

Ton ami,


Jacques

PS : et vous chers amis qui me faites l'honneur de me lire. Je vous invite, avant de voter, à relire les quelques meilleurs passages de "Citadelle" de l'auteur du Petit Prince.

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21 avril 2017

Lettre pour lundi matin...

Voici la lettre que j'aimerais pouvoir écrire au soir du premier tour des élections :


Monsieur le premier ministre,
Vous avez, comme nous le pensions vous et moi ;-) , été retenu pour le deuxième tour des élections. Je vous en félicite. J'ai voté pour vous, rompant ainsi avec d'anciennes habitudes.
Je vous ai cru lorsque vous avez affirmé que vous défendriez la famille, même si vous n'avez pas à mon goût été suffisamment loin dans la défense de la vie et dans la volonté de rompre avec la politique mortifère et égoïste qui s'est installée ces dernières années.
Je vous ai cru lorsque vous avez présenté un programme de réduction des dépenses publiques qui me semblait adapté et réaliste. Je crois comme vous que la réduction des dépenses publiques passe par une diminution nécessaire et importante du nombre des fonctionnaires et la suppression de tous ces empilements de strates administratives qui se sont rajoutées au fil du temps. Je ne crois pas que ce soit facile. J'espère que vous y parviendrez.
Je vous ai cru lorsque vous avez présenté votre version de la laïcité qui ne soit pas la destruction de l'espace de chaque religion et qui ne considère pas sur un même plan des religions habituées à vivre en paix et la frange extrême de l'islam. J'apprécie que vous soyez chrétien car je pense que la vision chrétienne de la politique et même de la laïcité a été ,est et sera toujours une contribution importante à la grandeur de notre pays.
Je vous ai cru lorsque vous avez affirmé vouloir remettre au pays à sa place en Europe. J'aurais aimé que vous disiez que vous étiez même prêt à en sortir si vous n'arrivez pas à vos fins tant je crains la capacité d'inertie de cette hydre supra nationale. Mais je pense que si vous voulez être fidèle à vos promesses vous y serez peut-être contraint.
Je vous ai cru lorsque vous associez travail, effort et récompense dans votre vision économique ou dans votre vision de l'école ou de la santé.
J'ai apprécié votre capacité à égrener avec patience votre programme, travaillé avec patience et réalisme, malgré l'acharnement des médias et du pouvoir actuel sous toutes ses formes. Je vous crois, vous et votre famille honorables et respectables.
J'ai entendu vos excuses sur vos erreurs anciennes et le fait d'utiliser des mécanismes viciés pour vous enrichir. J'ai entendu que vous vouliez qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec ces "magouilles" qui sont le fait des politiques à quelque niveau que ce soit. Puissiez vous y parvenir, au moins en partie.
J'ai apprécié que vous ayez été fidèle à votre ancien président, bien qu'étant partiellement en désaccord avec sa politique. La fidélité est une vertu qui passe parfois par des renoncements. J'ai noté que aviez le remord de n'avoir pas fait alors un travail suffisamment abouti. J'attend la suite...
Je ne crois pas un seul instant que les hommes politiques de la droite et du centre en place actuellement, et probablement demain, aient envie de vous aider. Je les crois trop nombreux à être veules et sans paroles, mais la gauche est pire encore et la conjugaison de ces deux forces arrive encore à étouffer toute autre forme d'expression politique pourtant nécessaire. Mais ils iront vers leur intérêt, et si vous savez être ferme ils vous serviront malgré tout.
Je souhaite que vous redonniez en cinq ans un sang neuf à cette classe politique.
Enfin vous êtes le seul candidat qui ait su tenir à leur place des journalistes arrogants et soumis aux puissants. J'aime cette vision que vous avez du rôle du president. Je crois qu'elle est nécessaire.
Je sais que je vous n'arriverez pas à tout ça en un mandat. D'ailleurs qui le pourrait ? Je vous demande simplement de garder le cap, de maintenir votre volonté.
Bon courage pour les deux semaines à venir.
Respectueusement,

Un de vos électeurs

 

Désolé, cher lecteur, de ce petit billet politique qui parfois t'agace. Mais c'est ce matin, ce que j'avais envie d'écrire. La tristesse de l'attentat d'hier qui s'ajoute aux autres donne à cette élection encore plus de sens.

Bonne journée.

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17 avril 2017

Pâques en ville (suite)

Assister à la veillée pascale. Être pris par l'émotion de cette belle cérémonie : Le feu sur le parvis, le passage des lumières aux ténèbres, les baptêmes, l'émotion de la résurrection ressentie de façon tellement tangible. Rentrer tard. Se coucher dans la nuit très avancée. 

Ce matin, les enfants les plus jeunes et leurs familles se rendent à la messe à leur tour. En rentrant ils devraient normalement découvrir les œufs déposés dans le jardin. C'est peut-être le moment idéal pour découvrir la ville déserte le dimanche matin.
En effet, dans le soleil du matin, tout est désert. Peu de voitures. Traîner dans les ruelles, dans les impasses, dans les recoins. Lire les noms sur les plaques de rues. Deviner l'histoire, sinon ...la rêver, c'est encore mieux. La grande place de l'hôtel de ville est déserte. Un peu plus loin le magnifique porche roman d'une église, rénovée il y a peu de temps, m'attire. A l'intérieur une curieuse nef double dessert deux autels jumeaux. Le silence de ces nefs répond au silence de la ville. Une seule femme prie. Je m'agenouille à mon tour et dépose devant l'autel tout ce que cette absence de bruits m'inspire : famille, amis, vie, bonheurs et souffrances, maladies et boulots en bernes, politique aussi dans un pays qui ne sait plus trop où est son destin.
La ville à nouveau. Des endroits inconnus. Des maisons qui se restaurent. Les vieilles pierres que j'aime.
Sans trop d'intention mes pas me ramènent à l'église où se trouve le reste de la famille. Une autre belle église Romane, elle aussi restaurée avec goût. Au moment d'entrer je croise une jeune femme en larmes. Elle me demande si je peux lui prêter un mouchoir. Petite incursion dans la tristesse ou dans l'émotion des autres. Je m'exécute. Elle me remercie et rentre à nouveau .
Je la suis et retrouve les miens, au fond dans le beau déambulatoire couvert d'ex-votos qui entoure le choeur.
J'assiste avec eux à la fin de la messe et je redescends avec une maman et un groupe de cousines. C'est amusant ces cousinades où des enfants éloignés parfois de milliers de kilomètres se retrouvent quelques heures ou quelques jours pour se construire et se reconstruire des amitiés "au vert paradis des amours enfantines".
La maison nous attend, impatiente. C'est l'heure de ramasser les œufs. Chacun a un petit sac à son nom. Les plus petits sont aidés par les parents. Qu'importe la récolte personnelle puisque les œufs seront mis en commun. Pourtant la chasse est bien active.
C'est l'heure du repas. La grande table est joliment dressée. Jour de Pâques,Jour de fête. L'harmonie d'un repas. Des siècles de sagesse domestique qui permettent de gérer ces belles journées, sans aide, sur ses propres ressources.
L'après-midi qui s'achève au moment où j'écris ces lignes s'écoule sans autre bruit parfois qu'une querelle enfantine qu'il faut dénouer sans tristesse ni injustice.
Demain nous ramènera chez nous. Quelques uns resteront qui peu à peu partiront à leur tour.
Jouir sans entraves du bonheur de ces joies simples de la vie ordinaire.
Bonne journée mon ami et que la joie de Pâques te touche aussi.

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15 avril 2017

Pâques en ville

La grande maison de ville se réveille peu à peu. En trois jours elle s'est remplie d'enfants, de rires, de bruits, de vie.

Peu à peu la famille se regroupe. Nous sommes arrivés les premiers dans une maison déjà prête. Il ne restait plus qu'à préparer les meubles de jardin et à dresser les grandes tables qui recevraient les nombreux arrivants. Et peu à peu la maison se recompose, famille après famille. C'est un rassemblement particulier car à Pâques les journées sont ponctuées par le rythme des offices qui nous ramènent dans l'une ou l'autre des belles et grandes églises de la ville.
La maison est juste séparée du centre par la rivière qui coule en contrebas. On traverse le pont et déjà les premières maisons portent les marques d'une histoire riche et ancienne. La ville fut capitale de province. De beaux hôtels particuliers aux armes souvent effacées, parfois reprises mais aussi des maisons de bourgeois aux riches portes, aux étages avancés en colombages. La ville est joliment rénovée et c'est un plaisir d'y circuler à pied. On monte jusqu'au centre par des rues escarpées. On trouve là les magasins qu'on ne trouve que dans ces grandes villes de province qui rayonnent assez largement autour d'elles. J'aime à flâner dans ces magasins du passé : antiquaires, bouquinistes ou parfois même une simple droguerie oubliée mais qui porte encore ces odeurs de ma jeunesse.
Tout en haut, un peu à l'écart de la ville, une caserne qui me rappelle que c'est dans cette ville que mon père commença "sa"guerre à l'époque où les guerres rythmaient les générations.
Mais je reviens dans le calme du grand salon où le soir un feu de cheminée brûle encore. Pas de ces cheminées de plâtres, modestes, comme celle de ma petite maison. Une grande cheminée de pierre de taille qui a bien trouvé sa place.
Un grand jardin derrière la maison. Le temps un peu gris ce matin n'empêche pas les enfants de sauter dans le trampoline ou de jouer au ping-pong. Ils sont bien, en bande, en groupes d'âges, en affinités. Les petits regardent avec admiration les plus grands. Il a bien fallu un peu de temps pour rompre le silence et la timidité de quelques mois d'éloignement.

Dans le salon quelques adultes parlent, trop contents eux aussi de se retrouver. il est question d'enfants, de travail, d'amis, de tout. Il faut rattraper ce retard parce que des vies trop actives empêchent de se tenir au courant de la vie de ceux qu'on aime.
On mangera bien car la table aussi rassemble. On goûtera de bons vins et parfois le soir un vieil alcool apportera une note supplémentaire de partage.
J'aime ma maison, mon jardin, mon village mais j'aime aussi ces infidélités qu'on se fabrique avec les beaux endroits des autres.
Le printemps et ses exigences, le travail, un voyage prévu : on ne pourra pas rester au delà cette Semaine Sainte. Demain la joie de Pâques. Lundi, on repartira les uns après les autres. La route nous permettra d'échanger les émotions de chacun d'entre nous.
C'est aussi cela la famille. On se rejoint. On s'éloigne. On se retrouve encore. Les générations se croisent, se succèdent, se renouvellent. Chacune a sa couleur, son odeur, ses bruits. Chacun participe à ce mystère.
Merci mon Dieu de tout cela.

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03 avril 2017

Un matin humide

Vendredi a été joyeux et ensoleillé. Nous avions pu, nombreux, nous livrer sans entrave au transport des cabanes avec un vieux et fidèle tracteur. Un barbecue partagé sur place pour clôturer la journée et les premières pousses qui apparaissent.

Samedi au contraire fut pluvieux. Une journée sombre mais éclairée par ce rassemblement de jeunes fiancés qui préparaient leurs mariages. Le soir, un coin de feu de cheminée, la chaleur de l'amitié des amis de toujours, le bonheur de la parole sans entraves, du rire, de vieux alcools. Dimanche, la pluie à nouveau était venue contrarier les fêtes prévues dans le village et un vide-grenier qui d'ordinaire rassemble de nombreux participants. Un long échange avec nos petits expatriés, tout juste revenus d'un campement en plein désert. Les devoirs du dimanche de la plus grande (qui complète avec sa grand-ma l'apprentissage de sa langue maternelle), la lecture appliquée de la seconde et le récit de la semaine avaient quand même été une bonne médecine contre la pluie. Il avait fallu attendre tard dans l'après-midi pour notre longue marche maintenant quotidienne.
Ce matin est humide, mais le soleil qui évapore l'eau de la terrasse annonce une journée pleine de promesses. Le jardin attend. Je vais m'atteler à finir de réparer la vieille porte qui ferme le garde-meuble promis à un autre destin, préparer ce chantier qui avancera plus vite en fin de semaine avec l'aide de l'aîné de mes fils.
Sur la terrasse le grand parasol a plutôt servi de parapluie mais il sent qu'il va retrouver son rôle. Les chaînes de jardin multicolores sèchent aussi. C'est un peu le désordre. L'herbe n'est pas tondue pour laisser voir les tulipes plantées en fin d'automne. Des monceaux de petit bois récupérés attendent d'être rangés.
C'est pour Elle, une semaine de travail. Mes journées à moi seront partagées entre mairie et maison. Peut-être un peu de place pour l'écriture aussi....si Dieu veut.
Le village s'anime au fur et à mesure du temps où j'écris. La cloche du Beffroi s'est tue à cause des travaux. Celle de l'église ne sonne que les offices et les "angelus" trois fois dans la journée. On a démonté du toit du beffroi la stridente sirène qui annonçait autrefois les catastrophes et qui s'était tue, tombée en panne. On vient de la remplacer par une plus discrète sur le toit de la mairie qu'on entendra une fois par mois pour contrôler son usage et j'espère ....jamais pour annoncer des malheurs.
Plus loin dans mon pays, la campagne pour nommer un président continue. Un peu n'importe quoi. L'heure est pourtant grave mais les gesticulations, rodomontades, et manœuvres diverses des tenants des "pouvoirs" font pitié, ou peur, ou rire. Mais rien de ce qu'on attend. Puisse le bon-sens de notre peuple lui faire choisir le meilleur d'entre eux.
Mais j'avoue que les spectacles modestes et joyeux qui m'entourent m'incitent plus à chercher autour de moi de vraies raisons, d'aimer, d'espérer, de croire, de faire.
Alors je vais m'y préparer et te souhaite, ami lecteur, de trouver toi aussi cette force mystérieuse que transmet l'espérance.

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25 mars 2017

Pendant ce temps là, au pays des rois mages...

...Un petit bébé souriant est l'hôte tant attendu de la cabane de ses frères et soeurs. Ca y est ! le moment est venu de prendre sa place dans la fratrie des jeux. Ah ! Bien sûr il n'est pas encore très opérationnel. Il ne marche pas encore, ne parle pas encore et dot se contenter d'un rôle de pure figuration.

Mais il débute et son grand-frère et ses grandes soeurs sont prêts à lui pardonner ses petits écarts d'apprentissage.
Son papa, ingénieur, est sorti un peu de son rôle pour construire cette cabane. D'ordinaire, il construit plutôt des tunnels. Là-bas, il termine un métro. Mais quand on voit le taux d'utilisation de cette cabane on se dit qu'il pourrait sans problème se lancer dans le bâtiment. Sa maman travaille avec sa sœur à des milliers de kilomètres pour faire aboutir un projet. Elles sont courageuses, elles sont imaginatives, et peu à peu l'idée devient réalité.
Ses frères et soeurs le laissent dans la semaine pour endosser leur uniformes écossais et rejoindre leur école anglaise, où voisinent joyeusement tous les peuples de la terre.
C'est le monde mystérieux et fascinant de l'expatriation.
Cet été, ils devraient changer de pays mais ne savent pas encore pour quel autre. Aurons-nous le temps de retourner dans ce pays de soleil ? Je ne sais, nul ne sait, Dieu le sait. À chacune des escales de nos enfants nous quittons notre village pour d'autres horizons et c'est un grand bonheur.
Ce qui est sûr c'est que nous les verrons bientôt, pour quelques jours et à nouveau longuement cet été. Ce qui est sûr aussi c'est qu'ils nous manquent.
Ici, leur grand-père prépare avec enthousiasme de quoi partager leurs jeux. C'est doux d'être grand-père, comme c'est doux d'ailleurs d'être père, mari, fils, ami...c'est à dire d'être relié à autrui par un lien d'amour dont l'épaisseur grossit au fur et à mesure de la connaissance.
Et c'est ainsi que la pensée de ce bébé souriant fait apparaître à mes yeux, la longue ribambelle de ceux que j'aime ou que j'ai aimé. Ils sont nombreux, presque indénombrables car Dieu n'est pas avare pour donner à aimer. Ils sont souvent drôles, parfois graves, toujours attendrissants. Ceux qui me lisent et que je connais savent qu'ils y ont leur place. Ceux que je ne connais pas apparaissent dans ces ombres mystérieuses mêlées aux autres que je peine à identifier. La vie parfois me donne de les reconnaître et je le dis alors :"C'était donc lui ! C'était donc elle ! "
C'est vrai que dans ce monde de passage, certains jours sont moins souriants que d'autres. C'est je moment de faire appel à ces ombres souriantes.
Allez mes amis, je vous laisse. Ce matin nous terminons la construction de nos cabanes en atelier. Dans quelques jours, il nous faudra les installer dans nos parcelles. Je réalise que j'ai promis plusieurs fois déjà de raconter cette aventure à la mesure de ma petite vie de province. Je le ferai...un autre jour.
Demain on me vole une heure le matin, j'enrage. Demain on me donne une heure de plus le soir, j'exulte de joie. Nous pourrons ainsi prolonger nos marches du soir même les soirs où elle travaille. Il y a aura du temps pour le jardin. On sortira les fauteuils dehors et on lira sous le hangar. Il fait encore un peu frais. On se couvrira des deux plaids de laine. On entendra les derniers chants d'oiseaux. Un peu plus tard dans la saison, on verra les hirondelles et, quand la nuit tombe vraiment, le vol chaotique des chauves-souris.
Alors, qu'on ne me demande pas de m'associer à ces bruits et à ces odeurs nauséabondes qui nous viennent des villes au moment des élections. À ma petite mesure, de petit électeur de village, je regarderai en silence ce que propose chacun. Je prendrai ensuite la mesure de ses capacités à mettre en oeuvre son projet. Et ce ne sont certes pas ni les puissants qui tiennent la presse, ni des journalistes corrompus qui me priveront de mon petit droit de décider.
Allez, je file. Bonne journée !

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24 mars 2017

Le beffroi

 

J'habite au coeur du village. Je m'y déplace presque toujours à pied et j'ai coutume en rentrant chez moi de pénétrer dans le coeur des remparts de passer sous le beffroi.
J'aime ce beffroi, le charme de ses vieilles pierres et son odeur chargée de souvenirs.
C'était dimanche soir. Le village était désert. J'entendis une sorte de gémissement profond. Je m'arrêtais.
"Mais qu'ai-je fait ? Que diable ai-je donc fait pour qu'ils me traitent ainsi ?"
Je m'approchais. "Qui me parle ?" Et une voix au-dessus de moi mais semblant venir de loin, de très loin dans l'histoire me répondit : "C'est moi. Ton ami le beffroi. Je te connais et si je ne le suis jamais manifesté jusqu'à présent, c'est juste par timidité. Je te vois depuis plusieurs mois venir régulièrement vers moi, mais tu es toujours avec des amis et je n'ai pas osé t'interpeller. Je sens bien pourtant que tu m'aimes. Quand je te vois gratter du doigt une pierre, regarder de longs moments les vieilles blessures de plâtre et de chaux, je sens qu'il se passe quelque chose. Tu es venu de plus en plus fréquemment ces derniers temps. Tu avais l'air à la fois préoccupé et content.
Et depuis quelques jours c'est la folie. On est en train de me mettre en cage et les ouvriers qui la construisent autour de moi une prison semblent mettre du coeur à l'ouvrage. Qu'ai je donc fait pour que je mérite une telle punition ? J'en ai pourtant vu passer depuis le temps, des habitants de ce village. Je les ai vus, écoutés, protégés, accompagnés tout au long de leurs vies et tout au long de l'histoire...."
Il entama alors un long monologue sans me laisser le temps de lui répondre. Tout y passa. C'est qu'il en avait vu passer des événements. Je sentais qu'il avait le coeur gros. Je profitai d'un silence, d'une pause pour tenter de lui répondre.
" Sèche tes larmes mon ami, et tout d'abord ...pardonne ma maladresse. J'aurais dû te prévenir en premier. Mais, tu sais, dans un village, il y a parfois tant de casse-pieds qui veulent toujours être servis les premiers que ce sont les plus discrets qu'on informe en dernier.
Ce qu'il y a autour de toi et que tu penses être une prison....c'est un échafaudage et j'aimerais que tu considères plutôt que ce sont des béquilles. Crois-moi nous sommes nombreux à aimer tes vieilles pierres et depuis que nous avons un peu plus le droit à intervenir dans la vie du village nous avons proposé qu'on s'occupe de ta santé et de ton apparence. Considère que tu vas vivre une cure de Jouvence, une sorte de lifting géant. On veut que tu ressortes de cette thérapie, plus fort, plus solde et plus beau encore. "
Il rougit. Les monuments comme les hommes sont rarement insensibles aux compliments. Je continuai. "On va te dégager des différents pansements que les hommes t'ont mis au cours des temps et qui souvent ont aggravé tes blessures. On va faire apparaître ta vraie nature, vérifier l'état du campanile qui te surmonte et qui a plusieurs fois subi la foudre, nettoyer une à une chacune de tes pierres, changer celles qui sont mortes, les remplacer par d'autres venues des mêmes carrières séculaires. On va aussi réparer la cloche qui sonne les heures mais aussi parfois les drames et les alarmes. On va retirer les vieilles sirènes qui encombrent l'étage, qui alertaient des guerres et des incendies et qui ne sont plus nécessaires. On va refaire cette voûte dont les enduits partent en lambeaux et l'intérieur aussi sera remis à neuf. On veut qu'à leur tour nos enfants et petits-enfants puissent être fiers de toi."
Je sentais, mot après mot, qu'il reprenait confiance. Je me taisais un instant. Je guettais alentour car je n'avais pas envie qu'on nous surprit et que le bruit se répande de ma folie. Mais nous étions seuls.
Je repris :" Maintenant que tu sais tout cela, il faut que tu nous aides. Il faut que tu surveilles la route, que tu protèges ceux qui passent, que tu évites les accidents et que ceux qui travaillent sur toi, ne soient menacés par aucun danger."
Il promit. Je le quittais. "Tu as été bien long, me dit ma femme, qui me connaît bien. Encore un de tes vieux amis de pierre." Et elle sourit.
Voilà, mon ami, ma petite histoire. C'est celle d'une renaissance qui s'annonce. Ce matin il fait gris. Il pleut même. J'enterre une amie partie trop tôt. J'avais besoin de parler d'espoir.
Bonne journée.

 

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22 mars 2017

Morne jour

Hier, était bien morne. Un ciel qui restait bas et gris, comme si le printemps se reprochait à lui même d'être apparu trop vite. Sur la route le téléphone sonne : La mort d'une amie, depuis longtemps malade, trop longtemps sûrement. L'annonce retransmise, partagée avec d'autres amis.

Dans ce premier moment où l'Espérance n'a pas encore rejoint la peine pour la dépasser et la transcender, on a besoin de sentir l'amitié, la présence, l'existence des autres. 

Le matin qui se prolonge, qui tarde à se terminer. Les obligations qui empêchent de rejoindre un instant notre ami dans la peine.
Et enfin, la force solide de l'ami, tout à coup exposé à ce manque, cette solitude nouvelle. Juste être là avec lui, présent, un instant, écouter, parler, dans un curieux mélange de temps où le présent, le passé et le futur ne savent plus très bien où se trouve leur vraie place. Ils vont se remettre en ordre, c'est sûr. On saura mieux demain distinguer, ce qui fut, ce qui est et ce qui sera peut-être. Le chagrin, rude d'abord, s'adoucira. L'Espérance et la Foi remettront de l'ordre dans cette apparente confusion. La liaison se fera par l'Amour pour qui le temps ne compte pas.
On partage mal la peine de ses amis comme on partage mal la souffrance. C'est un des mystères de notre état. Il reste la présence, parfois très lointaine, et le travail de l'esprit et la force de la prière.
Et puis il y aura demain, après-demain peut-être, la force de la vie qui reste, les enfants, les petits-enfants, ce besoin d'accompagner ces vies qui se construisent. Il y aura de nouveaux rires. Une longue attente, de longs échanges secrets.
Une discrète escapade dans le monde heureusement éphémère de la tristesse.
Déjà aujourd'hui le ciel s'annonce à nouveau lumineux. Alors je pense à elle, cette amie si discrète, qui aujourd'hui sait bien mieux que nous ce qu'il en est vraiment de toutes ces réalités. Et je vous prie ,Mon Dieu, aussi vite qu'il vous plaira et que vous écoutez les prières, de lui faire vite sa place et qu'elle puisse à son tour protéger ceux qu'elle aima et qu'elle aime.
Et toi, ami lecteur, comme moi témoin de ce monde qui passe, je te souhaite une bonne journée.

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20 mars 2017

Lundi matin

Juste parce que c'est un lundi matin ordinaire, je me suis levé encore plus tôt que d'habitude. Je le suis dit une fois de plus que c'était trop tôt, pas raisonnable, mais il y avait en moi comme un petit diablotin (ou un petit ange) qui me disait :"Vas-y !"

Alors je me suis levé. J'ai passé en silence la porte de la chambre que j'ai refermée pour qu'elle n'entende pas les bruits de la maison qui se réveille... un tout petit peu. J'ai ouvert les volets et allumé les lampes au fur et à mesure que je traversais les piéces.
À chaque volet ouvert, en regardant le ciel, j'y découvrais un éclat un peu different.
Dans ma tête en même temps, les petits anges familiers de ceux que j'aime (ou que j'ai aimé) défilaient sans cesse en arrière plan dans la même confusion souvent joyeuse parfois un peu inquiète des pensées qui s'agitent en tous sens.
C'est dans cet état que je rejoins le salon, puis l'angle gauche du canapé, face à la cheminée éteinte. À droite et à gauche les deux portes-fenêtres me permettent en un coup d'œil de voir où en est le lever sur soleil. À gauche c'est une cour, seul me parvient une lumière un peu faible. À droite viendra, de l'orient, passant au travers du jardin ,d'abord un peu de lumière, puis les premiers rayons de soleil sur le toit et les murs du hangar.
Ces derniers jours ont été riches de nouvelles : beaucoup de bonnes, quelques-unes mauvaises qui créent l'inquiétude, le souci ou simplement l'attente patiente d'un mieux ou d'un meilleur.
Beaucoup de travail dans le jardin et la maison : le printemps revient. Il ne faut pas qu'il nous surprenne. Les arbres doivent être taillés et il a même fallu raccourcir le grand mûrier de Chine qui menaçait de se fendre. Il y a peu d'arbres dans mon jardin mais ils méritent notre affection par leur ombre si douce et leur présence apaisante. Et puis il y a ce petit carré potager qu'on démarre avec un ami à l'extérieur du village : une autre aventure.
Donc une semaine de "beaucoup de travail", émaillée de longues marches à deux, aux abords du village. Un hier calme : notre petite messe chez les moines. L'église pas trop remplie. Pas de touristes ni de vacanciers. Un déjeuner improvisé avec de bons amis, au soleil, dehors sous la vigne vierge où seules les ombres des branches tamisent un peu la lumière. Deux petits enfants délicieux, une jeune femme qui révise un concours dans le havre de paix qu'est la maison de ses parents. Le temps qui passe. On passe en revue ces derniers morceaux de temps. On s'informe des uns et des autres. Dans la procession des amis certains retrouvent une place car leur image est rafraîchie par l'échange ou parce qu'une joie ou une peine particulière les ramène au premier plan.
Ce matin joyeux, la semaine va reprendre. C'est une semaine où elle travaille. C'est une semaine que je partagerai entre mairie et maison, une semaine d'attente.
Je commencerai en allant suivre l'avancement d'un chantier, puis j'irai aider à la construction des cabanes et l'après-midi me reverra dans mon jardin.
En attendant, j'écris ces quelques lignes, et continue la revue de mes âmes familières.
Tiens ! Il fait jour. Les branches qui manquent au sommet de l'arbre m'ont dégagé la vue sur un nouveau morceau d'espace. Je te laisse, ami lecteur, il y a tant à faire.
Bonne semaine. Que Le Bon Dieu te garde en paix et en santé !

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15 mars 2017

Le bruit ne fait pas de bien. Le bien ne fait pas de bruit.

Petite trêve, petit écart de ce monde qui bruisse de mille bruits dans une cacophonie douloureuse. Une campagne politique qui puise dans les décharges. Des journalistes qui répètent en boucle un mélange nauséabond où un peu de vrai côtoie beaucoup de faux. Des politiques qui pensent d'abord au "faire-savoir" avant même que de s'occuper du "savoir-faire" ou du "faire". Un monde où la voix du bistrotier compte plus que le travail des ouvriers.

Alors je reprends mon paisible récit de ces gens étonnants qui veulent "vivre en paix le reste de leur âge"
Le soir de cette belle promenade, comme un vendredi par mois, quelques amis se retrouvent autour de la belle cheminée d'une bastide. On parle politique ce soir, mais d'un politique hors du temps, ou plutôt d'un autre temps. On écoute raconter Thomas More, donné aux politiques pour saint patron. Mais qui s'en soucie aujourd'hui ?
Notre ami raconte l'histoire de cet homme aux multiples talents qui sut conquérir les grands de son temps sans perdre son âme, qui sut perdre sa vie plutôt que d'abandonner son âme au temps. Un homme d'esprit, de sagesse, d'amour familial, de don à son pays, d'humour aussi. On se laisse conquérir par l'exposé qui ravive des pages d'histoire oubliées et cette envie d'être utile. Le récit , la prière qui suit, le repas amical qui conclut la soirée. Les langues vont bon train dans ce monde d'amis qui n'a pas oublié qu'il vivait en Provence où il n'est pas besoin d'être né pour aimer la parole.
Une nuit paisible permet le repos du corps et de l'esprit. Il faut se lever tôt. Le matin est consacré à construire des cabanes ( j'en parlerai dans un autre billet).
Un déjeuner léger et on part vers la mer qui en ce moment est encore assez déserte.
Une route assez longue :Arles d'abord , la belle ville est silencieuse à l'heure du repas. Puis Les Saintes Marie. Une longue, très longue marche sur la plage qui n'en finit pas d'être belle. Très vite peu de monde et juste l'infini pour vision. Et ce silence, ce vrai silence qui repose , seulement dérangé par les paroles qu'on échange et le bruit feutré des rares promeneurs croisés.
Au bout, car il y a un bout à toute chose, on fera demi-tour et on revient par cette digue-à-la-mer qui sépare la Camargue de la plage. Un chemin entre deux eaux. On pénètre un peu dans les terres et là, face au soleil couchant, c'est le spectacle de ces marais qui nous attire.
C'est le soir, l'heure où le paysage s'estompe peu à peu et où les oiseaux regagnent leur repos. Nous sommes presque seuls et les oiseaux peu dérangés sont nombreux. Dans la pénombre on distingue mal la couleur des flamants roses sauf quand parfois ils s'envolent et viennent se faire balayer le dessous des ailes par ce soleil si bas.
Il faudra bien ensuite ce thé pris en silence au coeur de ce beau village avant que le café ne ferme pour déguster tout ce "beau".
Mais le temps passe, ami, et le devoir m'appelle. Je dois te laisser.
Bonne journée.

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