et pourquoi ne pas le dire ?

06 juillet 2019

Beatles et pensées diverses...

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« Ce qui est important dans la vie c’est de dire qu’on l’aime à la femme qu’on aime et le plus souvent possible de dire la vérité. »

 

Jolie citation, un peu approximative, tirée du film « Yesterday ». Un film anglais délicieux. 

J’avais envie de partager avec toi, ami lecteur, cette phrase pleine de saveurs exquises. Il est un âge où toutes les énergies ne sont plus épuisées par la recherche du pain quotidien et où l’on peut voir les choses avec un peu plus de distances.

Je pensais à ça hier soir, assis dans la chaleur du soir, sous le grand hangar de tôles qui est devenu notre salon d’été. L’importance des choses de la vie nous apparaît parfois un peu tard. Et il reste parfois assez peu de temps pour tenter de les remettre dans l’ordre. Il faisait encore trop chaud mais dans la nuit qui tombait peu à peu il y avait d’abord eu beaucoup d’hirondelles dans le ciel, puis les chauves-souris les avaient remplacées pour la plus grande curiosité de notre petite chatte qui suivait du regard leurs vols successifs.

J’avais tondu et on sentait l’odeur de l’herbe fraîche. Autour de nous un silence léger régnait dans le village. J’avais eu des nouvelles de tous nos enfants et de quelques amis. Bien sûr il n’y avait pas que des bonnes nouvelles et nous avions quelques inquiétudes pour certains d’entre eux et il y avait aussi quelques ombres dans nos vies.

Je réfléchissais à l’avenir et à l’attente d’un paradis que j’ai du mal à imaginer. Serait-ce ça...en mieux ou quelque chose qui n’a rien à voir. Je ne sais. Nul ne sait. Dieu le sait. 

Ce film vu la veille me revenait en mémoire. Un monde où plus personnes ne se souviendrait ni des Beatles, ni du Coca, ni de Harry Potter. Idée amusante de ce cinéaste Irlandais dont j’ai aimé quelques films. J’ai parfois l’impression que notre monde s’est tellement transformé en quelques décennies que plus personne ne se souvient de ce qu’il était dans notre enfance. Une France un peu euphorique et riche qui sortait de la guerre et qui se sentait capable de tout. Puis les modèles de mon enfance se sont effacés. Les « familles modèles » de mes livres de « lecture » où Pipo lisait un livre pendant que Papa revenu du travail fumait sa pipe et pendant que Maman veillait au bien être de tout ce petit monde. Il serait difficile de définir ce qui les a remplacé.

Le temps qui passe préserve un peu des modes du moment et ramène vers l’essentiel. Et l’essentiel il est dans cet phrase en introduction.

« Dire qu’on l’aime à la femme qu’on aime et dire la vérité dès que c’est possible. »

Peut-être rajouter « dire qu’on les aime à tous ceux que l’on aime et essayer de faire la paix avec ceux que l’on n’aime pas...ou qui ne nous aiment pas...aussi si vent que c’est possible. »

Ce billet est peut-être un peu décousu. Je l’ai écrit en plusieurs fois ce qui est assez rare. Entre-temps il a fallu tenter de réparer une pompe qui fait des siennes en pleine canicule, s’occuper de son jardin, s’inquiéter du sort de nos amis malades (attendre les bonnes nouvelles et redouter les mauvaises), essayer de maintenir un cap dans un projet compliqué où tout le monde met son grain de sable et contribue au déséquilibre (ah ! L’ego des hommes , quel horrible maître !), se réjouir avec force des examens réussis (en particulier du C.A.P de pâtissier de ma seconde fille), attendre des nouvelles de ceux du bout du monde ou notre jour est leur nuit et notre été leur hiver, assister impuissant à l’assassinat programmé d’un homme dont le seul mal est d’etre gravement handicapé et victime de la justice des hommes, surveiller le jeu d’un chaton, repeindre une cabane....

Bref ! La petit vie d’un petit homme qui se rappelle qu’il écrivit ses premiers billets lorsqu’il était « un petit homme en rose ». Il s’agissait alors d’essayer de protéger un modèle de famille....mais depuis c’est la lente dégringolade de l’abandon d’un modèle commun dont je vous parlais au début.

Heureusement du haut du Ciel, Dieu connaît la fin et cette fin sera belle malgré nos égarements.

Mais dites-moi, mon Dieu, si Vous pouviez reprendre un peu la main et nous ramener comme un Père dans les chemins que vous avez tracé pour nous.

C’est ce soir mon souhait le plus cher.

Et toi lecteur qui me lit avec amitié et peut-être tendresse que Dieu te garde en santé jusqu’après les vendanges.

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02 juillet 2019

Un après-midi « crapeauteux »

 

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Mon expérience militaire s’est arrêtée un peu avant la porte de Saint-Cyr et c’est quelque chose que j’aurai longtemps regretté si je ne m’étais pas consolé en me disant que, dans la lande bretonne, je n’aurai jamais rencontré...ELLE et que ma vie aurait certainement perdu au change.

Il me reste de mes années de « prépa » de bons et fidèles amis....et quelques mots de vocabulaire que j’ai découvert à l’occasion.

« Crapeauteux » est de ceux-là et résume bien mon état de cet après-midi. Un mélange de paresse et de fatigue qui vous rend presque « liquide ».

Bref un après-midi à ne rien faire, à ne même pas prendre la peine d’aller se baigner, à se traîner de fauteuil en fauteuil. Un ennui profond, la lecture superficielle de quelques dossiers...et de bandes dessinées.

Un état proche de ceux qu’on a connu pendant l’adolescence où l’on est paresseux.... même pour les choses qu’on aime.

Je pourrai me justifier par cette chaleur caniculaire...mais elle dure depuis assez de temps pour ne plus être une excuse. Ou alors par une matinée de négociation dont le ton n’était pas de ceux qui me plaisent.

J’aime la courtoisie, le verbe léger, la négociation apaisée...je déteste les rapports de force.

Mais ce serait faux. Non ! J’ai juste été paresseux ...sans raison. ELLE, qui sait que l’ennui me conduit parfois à une certaine forme de neurasthénie, s’est acharnée à me suggérer des choses à faire, que je refusai aussitôt.

Non ! paresseux, même pas par plaisir, presque par nécessité. Quelques heures vraiment perdues, comme un luxe qu’on se donne.

Je voulais terminer cette pause par quelque chose qui me plaise vraiment et c’est ce que je fais en vous écrivant.

Je déteste ce siècle « utile », « rentable », « performant ». J’aurais aimé être quelques siècles en arrière, assuré de n’avoir pas besoin de gagner ma vie, être juste occupé à ...s’occuper à des choses inutiles et sans aucun intérêt économique.

Je crois hélas que ça n’aurait pas été possible et qu’il y a dans mes ancêtres plutôt des références besogneuses... mais rien n’empêche de rêver.

J’aurais aimé voyager, cueillir des expériences et les raconter, m’asseoir avec vous, vous écouter, raconter des histoires que j’aurais recueilli ailleurs. J’aurais voyagé avec ces modes de transport lents et élégants. J’aurais écrit quelques notes dans des carnets de beaux papiers sur un bureau de campagne (celui dont je rêve est celui que fit Vuitton pour la Croisière Jaune). J’aurais suivi Raspail en Patagonie, ou Tesson à d’autres bouts de monde.

J’aurais rencontré des gens riches en couleurs, dormi dans des endroits impossibles, été malade puis guéri, puis adopté par une tribu indienne.

J’aurai enfin construit le bateau que je dessine depuis le collège dont je connais chaque endroit et où je me réfugie parfois dans mes insomnies.

J’aurai repris ma deux-Cv et j’aurais continué ce tour du monde entrepris il y a si longtemps.

J’ai tellement aimé enfant cette paresse qui me fit lire tant de livres sous le regard des pions ...plutôt que de faire mes devoirs utiles.

Voilà c’est fait. Je vais dans quelques instant arrêter cette pause et LA retrouver avec Bonheur, ainsi que ma vie quotidienne, que je vous raconte souvent  au point de vous lasser peut-être.

Donc il me reste à vous remercier de votre patience et à vous souhaiter une belle soirée.

À bientôt.

 

 

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01 juillet 2019

Canicule en Beaujolais et divers bonheurs quotidiens....

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A l’heure où j’écris ces lignes, ami lecteur, je termine un week-end en Beaujolais.

L’ainée de mes filles vit dans ce beau pays de pierres dorées et de coteaux de vignobles.

J’étais chez elle pour fêter à la fois son anniversaire et le mien, un moment délicieux où avancer en âge est occasion de fête.

Ma famille est éclatée dans le monde entier mais nous retrouver à trois était déjà un vrai bonheur et une filleule et son mari vinrent nous rejoindre pour partager ce repas de fête.

Ce jour d’anniversaire est un jour béni où nombre d’amis et de membres de sa famille se rappellent à vous et par un geste, un coup de fil, un message, un cadeau ou simplement parfois une pensée ou une prière vous rappellent que vous existez et qu’ils vous aiment.

C’est une de mes questions existentielles : Lorsque dans ce qui est censé être « une vallée de larmes » un grand nombre de bonheurs petits ou grands vous arrivent, qu’en sera-t-il à l’heure du Jugement ? 

Je veux croire à une Divine Indulgence pour n’avoir à présenter en échange que si peu de ferveur et tant de médiocrité.

Mais revenons à ce délicieux week-end. Le vendredi soir avait été court comme ces soirées du mois de juin où les vacances approchant multiplient les dîners de clôture de chaque activité. L’heure de revoir des amis, de se décrire nos projets de vacances qui sont le plus souvent projets d’accueil pour des enfants  et petits-enfants. Couchés tard, il avait fallu préparer maison et jardins à ces trois jours de canicule prévus pour que le soleil de plomb n’ait pas raison des premières plantations.

Décrire un voyage sur l’autoroute un samedi de grande affluence n’est pas bien intéressant. Nous n’aimons guère ces grandes affluences d’autos sur des routes encombrées. Nous préférons le plus souvent décaler nos déplacements mais notre monde qui se remplit de voitures devient maintenant de plus en plus compliqué à circuler.

La récompense est au bout du chemin. Partager cette belle région où vit notre fille, ces paysages merveilleux. Vivre deux jours avec elle. Visiter ces endroits aux beaux châteaux, aux solides maisons de pierres dorées accrochées aux côtés de vignes. Observer les premières grappes, espérer que la grêle annoncée en ces jours de chaleur sera sans dégâts.

L’effet des catastrophes naturelles sur l’agriculture est un des derniers moyens de nous ramener à l’humilité, au constat de notre impuissance. Il y a longtemps pourtant qu’il n’y a plus d’agriculteurs dans nos familles mais leur sort dans ces moments nous préoccupe toujours au moins pour nos quelques amis qui continuent ces nobles activités.

Nous avons en particulier visité ce « Clochemerle » reconstitué dans un village. Une belle évocation de belles pages d’écriture dans cette entre-deux guerres agricole et « Gauloise ». J’ai depuis mon adolescence relu plusieurs fois « Clochemerle » et de nombreux autres ouvrages de Gabriel Chevallier dans une belle édition ancienne illustrée par Dubout. J’aime cette écriture et ces sujets. Nous avons transmis le livre à notre fille en Beaujolais. Et là tout ce village est la reprise grandeur nature de ces pages.

Pourtant les petites mesquineries de politique villageoise sont malheureusement intemporelles et menacent même les villages de Provence ! Et je les vois arriver à grand pas avec les prochaines élections municipales. Ah, il y aurait beaucoup à dire sur les petits calculs des hommes pour arriver au pouvoir, ou le garder ! 

Mais voilà ce matin est jour de retour et je dois te laisser, ami lecteur, pour m’y préparer. 

A l’heure de ces vacances qui approchent et mettent la France en demi-sommeil j’aurai peut-être moins l’occasion d’écrire et toi de me lire...alors je te souhaite pour ces instants de nombreux petits bonheurs.

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22 juin 2019

Lumières et ombres dans le Comtat Venaissin.

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La lumière de l’été inonde la cour de l’Hotel-Dieu de Carpentras. Un monument plein d’élégance qui retrouve son éclat d’origine...et peut-être plus encore.

Ce n’était pas gagné il y a une vingtaine d’années quand le maire de l’époque choisit de redonner un destin culturel à ce qui était devenu un hôpital vétuste.

Ce maire avisé engagea un homme providentiel, amoureux du passé et habile gestionnaire, qui réussit le double exploit de redonner à cet édifice son éclat et de lui ajouter une vocation culturelle.

Il a fallu vaincre bien des difficultés, rassembler des fonds, vaincre ces moulins à vent que sont les lourdeurs administratives. Et il y a deux ans sortait la première tranche de la restauration de ce bel édifice.

L’ensemble des musées et des bibliothèques s’installa (ou rejoindra plus tard) dans des bâtiments sauvegardés et embellis où le Carpentrassien et les habitants à l’entour peuvent enrichir leurs esprits et leurs âmes, dans ces belles salles, parmi les objets merveilleux qui depuis Monseigneur d’Inguimbert se sont accumulés dans les musées et les bibliothèques de la ville.

On fêtait ce matin l’inauguration d’une seconde tranche de travaux et ç’aurait pu être là l’occasion d’une fête magnifique mais elle eut un goût trop amer.

Ce ne fut pas seulement le médiocre discours du maire qui réussit l’exploit de ne parler ni du prélat fondateur, monseigneur d’Inguimbert, ni de l’ancien maire qui fut l’initiateur de ce projet et qui, juste au moment de cette seconde phase, choisit d’écarter le conservateur responsable de cette belle transformation.

La petitesse des politiques n’a souvent d’égale que leur vanité et leur incompétence. Mais le plus grave est surtout de ne pas supporter que, d’une autre source, vienne une lumière harmonieuse.

Une pitoyable cérémonie ou l’on ne donna même pas la parole au principal responsable de cette belle réalisation.

 Celui supporta avec humilité et élégance toute cette « mufflerie » et  le public l’ovationnera longuement quand, presque par mégarde, son nom sera cité.

Nous eûmes en quittant l’endroit envie de quelque chose de rafraîchissant et nous allâmes déjeuner dans un endroit qui n’a d’ « Inattendu » que le nom. Un restaurant bien installé sous l’ombre fraîche des arcades multiséculaires qui font face à la mairie de la ville. Dans ce petit restaurant charmant, bénévoles et professionnels aident de jeunes, et de moins jeunes, gens à trouver leur place dans un monde du travail dont l’approche pour eux est parfois difficile.

Un bon moment, un bon repas, beaucoup de sourire et délicatesse. Merci de cette belle initiative.

Je sais qu’il arrive parfois à des amis de ce conservateur « hors-norme » de lire ces modestes lignes. Qu’ils lui rapportent ma reconnaissance, mon modeste hommage et tous mes vœux pour la suite d’une carrière qui devrait rapidement redevenir lumineuse. 

Si j’ajoute que j’espère que la vanité imbécile de cette municipalité sera anéantie par un désastre aux prochaines élections municipales, je crois que j’aurai tout dit ce que j’avais envie de dire.

Bon week-end, ami lecteur....

 

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15 juin 2019

Salle des pas perdus.....

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Il fait gris en Provence, ce qui n’empêche pas au jardin de voir « verdir » et grossir les légumes. 

J’avais ce vendredi matin décidé d’aller à mon monastère préféré. Un endroit merveilleux accroché au pied du Ventoux, un peu chamboulé en ce moment car promis à des travaux d’importance. Peu de monde à la messe de ce matin là. Un moment propice au recueillement. 

La sagesse des conseils d’un moine, la merveilleuse ordonnance d’une liturgie millénaire, la splendeur d’un paysage. J’avais aussi eu envie de silence « médiatique » et du lever du jour au repas de midi, j’avais laissé non sans effort tablettes, radios et téléphones pour me ranger à ce sage conseil de silence qui nous manque trop.

Un rapide passage en mairie, un après midi consacré à la lecture et au jardinage, le repérage d’une pompe qui me donne du souci. Et c’était déjà l’heure de SON retour et le soir promis au théâtre.

Une pièce « d’amateurs », quelques amis qui jouent dans une de ces petites salles du festival « off » d’Avignon. « Salle des pas perdus », c’est le nom de la pièce. Une œuvre intéressante, des acteurs maîtrisant parfaitement un art qui n’est pas leur « métier » d’origine. C’est passionnant de voir ces doubles vies. Ils sont juges, retraités, professeurs, boulangers, maçons...que sais-je ? Et pendant quelques heures par semaines ils apprennent à devenir acteurs. Ils apprennent des textes, s’imprègnent d’une pensée, se plient à une direction et à une mise en scène. Ils assurent même les décors et l’organisation de la salle. Une savante métamorphose qui nous donne au final un très beau spectacle. On est ému, on rit, on applaudit, on bisse.

J’avais cette semaine relu (ou peut-être simplement lu) les fâcheux de Molière, espérant y trouver l’évocation de quelque modèle de fâcheux (on dirait aujourd’hui plus vulgairement un « emmerdeur », car notre langue s’est appauvrie autant que notre époque).

J’y trouvai mon compte et bien au-delà. J’ai passé beaucoup de temps en plus de la lecture à rechercher quelques adaptations modernes de cette œuvre.

Je me disais qu’il est si amusant de voir combien les caractères des hommes changent peu au cours du temps. J’imagine que les fables antiques d’Esope ont la même saveur...mais je ne les connais pas.

J’aime cette intemporalité du théâtre qui s’attache au plus profond des hommes, qui est fait de cette pâte que je préfère : l’humanité. 

Pas besoin d’effets spéciaux, ni rien d’autre d’artificiel, l’homme porte en lui des richesses fantastiques et même si le monde d’aujourd’hui essaye de nous le cacher derrière du bruit et des millions d’images, de le maquiller, le dissimuler derrière les pires caricatures, l’homme reste le modèle que j’aime le plus au monde.

Bravo mes amis « acteurs ». Ce fut un plaisir que d’aller vous voir jouer.

Mais ce matin je n’ai pas trop de temps pour écrire. Le jardin, un mariage, l’anniversaire d’un ami prêtre, un week-end qui s’annonce agréablement chargé.

J’espère simplement y trouver le temps de voir apparaître sur mon écran, la « bouille » joyeuse d’un de mes petits-enfants où entendre la voix d’un des mes enfants éloignés....et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Je t’embrasse, ami lecteur, passe un bon week-end.

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12 juin 2019

Cyrano de Bergerac

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Il y a les normaux, les droitiers, aux ateliers rangés, aux papiers remplis à temps, jamais en retard, ...ni en avance, bien à l’aise dans le monde où chacun a sa place, les « choisis en premiers dans les équipes de foot », qui savent danser ou jouer de la musique....

Et puis il y a....  les gauchers, les maladroits, les « arriéres- gauches » récupérés en dernier, peut-être même chauves, myopes qui se cognent aux murs et qui enfoncent les portes ouvertes ou fermées. Ils ont des chiens ou des chats improbables et des voitures qui tombent en panne à la moindre occasion. Ils font leur latin pendant le cours de maths et les maths dans le train... et trop tard.

Ils sont trop maladroits pour être malhonnêtes et trop honnêtes pour être adroits. Ils ont peur de la nuit, du vieux grenier où le hibou se cache, de la grande dame qui punit les enfants insolents. 

Ils répondent à tort et rient aux mauvaises blagues et personne ne rie des histoires qu’ils racontent.

Alors ils partent aux pays des rêves où chacun marche à son pas et tient son destin bien en main. 

Ils découvrent que cette vie là est bien plus confortable. Ça n’arrange pas leur chemin sur la terre, les mauvaises notes, les trains ratés, les chèques oubliés, les pv impayés, les juges, les huissiers, les faillites.

Ils découvrent aussi qu’il y a toujours quelque part, quelqu’un pour eux. Je ne parle pas de Quelqu’un qui les regarde d´En-Haut et qui toujours pour eux est prêt à pardonner.

Non je parle de quelqu’un, l’ami, l’exemple, le voisin bienveillant, ou mieux encore Celle qui leur donnera sa vie en partage en prenant sa part de la sienne.

Ils se mettent alors à compter dans une étrange comptabilité où les petits sont grands et où pauvres sont les riches, où les doux sont vainqueurs et les vainqueurs tendres, où ce qui mène le monde s’appelle tendresse et pardon.

Dans ce monde chacun a sa place.

Ils cultivent des jardins, ou écrivent des poèmes, ou sifflent, ou chantent des chansons.

Ils aiment les cassés, les santés vacillantes, les sans-noms, les sans-dents, les sans-logis, les sans-joie.

Ils savent trouver au fond du plus sombre l’étincelle qui l’éclaire et lui donne la lumière.

Mon Dieu qui aimez tant le monde que vous fîtes... et les hommes et les femmes et les oiseaux et les jardins....

Faites que je sois l’un de ceux-là.

Et il y eut un soir...et il y eut un matin.

Bonne journée ami lecteur.

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11 juin 2019

Mariage varois...

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Je ne sais pas à combien de mariages j’ai assisté dans ma vie. Probablement plusieurs centaines. Et c’est toujours avec plaisir que je participe à ce moment de bonheur où un homme et une femme se jurent pour toujours amour et fidélité.

J’aime ce moment, si émouvant, ou s’échangent les consentements et où chacun de deux fiancés, ému, passe au doigt de l’autre son alliance.

Ce mariage-là serait rassembleur, un mélange d’élégance et de simplicité. Je le savais, car chaque famille a sa « couleur »: et ces amis qui nous invitent sont de ceux qui laissent longtemps à un endroit la trace bienfaisante de leur passage et qui conservent leur amitié  dans le temps et dans l’espace.

Élégance et simplicité de ce petit village varois et de sa petite église en contrebas de la grand-rue, comme dissimulée aux regards pour laisser plus de place au silence et à la prière. Simple comme cette double bénédiction du pasteur et du prêtre à ces mariés émus et souriants. Élégant comme cet homme jeune s’engageant pour la vie, se demandant certainement (comme c’est encore mon cas aujourd’hui) pourquoi c’est lui qui a eu cette immense chance d’être choisi par une femme si délicieuse. Souriant aussi comme cette jeune mariée pour qui le sourire semble être une seconde nature.

Nous savions que nous rencontrerions tant d’amis, venus de partout, parfois de très loin. Nous savions que nous serions contents de ces retrouvailles.

Nous savions que ce serait un moment de bonheur. Nous ignorions encore comment.

Nous ne connaissions pas encore ce beau domaine, perdu au milieu des champs et des bois à l’orée de la ville de Brignoles. Une grosse bastide précédée du beau parc et dominant de sa petite chapelle un joli bassin et de beaux arbres centenaires. Un bel endroit ombrageux pour entendre avec émotion le beau discours d’un père drôle et attendrissant et un joli poème sur le mariage lu par une maman.

Le moment du repas sera celui des discours, toujours un peu « opaques » aux non-initiés, des amis, des témoins, de cousins et que sais-je ? Mais qu’on écoute bien volontiers sans toujours tout comprendre, juste parce que chacun a envie d’apporter sa pierre à ce bonheur débutant.

On dansera un peu. On parlera tard dans la nuit. On partira ensommeillés vers un hôtel dans la belle ville de Saint-Maximin au pied de la Sainte Baume encore habitée du souvenir de la présence de Marie-Madeleine, à quelques pas de la basilique, où dimanche matin de Pentecôte, nous assisterons à une très belle messe dans une église pleine de premiers communiants.

Le repas de midi nous fera connaître le refuge familial de nos amis : une clairière dans une belle forêt, aménagée au milieu des chênes verts. Une maison construite à leur image, simple et élégante, conçue pour les rassemblements familiaux. Une réception qui nous donne aussi un peu de temps pour faire une rapide connaissance avec la famille de la jeune mariée.

Un rassemblement familial partagé. Et puis on remonte vers notre Provence à nous...plus au nord.

Contents, émus, joyeux d’un bonheur partagé. Honorés de cette amitié où l’on sait qu’on partage tant de façons de voir et de vivre les choses, des plus essentielles aux plus ordinaires.

S’il arrivait (comme c’est parfois le cas) que l’un de ces amis lise ces quelques lignes qu’il (qu’elle ? ;-) sache qu’à notre bonheur s’ajoute celui de partager par ces lignes ce bel exemple que constitue ce mariage. Qu’il, ou elle, sache qu’on les remercie et qu’on les embrasse et qu’on ajoute à nos prières cet amour débutant.

Et toi, ami lecteur, qui que tu sois, sache que j’ai du bonheur à partager ce moment, anonyme, avec toi.

Alors je t’embrasse aussi.

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05 juin 2019

Nuages...

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Le mistral souffle fort. La petite chatte est à côté de moi dans le canapé. Elle me regarde écrire après m’avoir suivi dans ma lecture et,de temps en temps, se livre à quelque acrobatie ou pitrerie pour attirer mon attention.

ELLE, est en train de planter dans notre cour deux beaux rosiers qu’elle a reçu de ses enfants pour la fête des mères.

Il y a quelques heures une de mes  filles et deux petits-enfants  nous parlaient par le biais d’un écran de leur journée tout surveillant à distances les facéties de notre « chatonne ».

Je suis allé au jardin ce matin. Je n’irai donc pas ce soir. Je suis passé à la mairie régler quelques affaires. Puis je suis revenu à mes activités.

Le village est silencieux le soir. La journée Il bruisse des travaux qui doivent embellir le centre de son centre, ces rues et places entre les remparts, le beffroi et l’église. Un centre qui s’agitait autrefois et qui a , peu à peu, été étouffé  par les voitures et vidé de sa propre énergie en même temps que de ses commerces et de ses artisans.

Nos enfants du bout du monde vont bien et la plus proche aussi qu’on ira bientôt voir dans son beau pays de Beaujolais.

Plein de bonnes choses que tout cela et pourtant il y a quelques ombres dans ce paysages. 

Ce matin je refermais la maison d’amis qui se sont fait cambrioler : désagréable sensation que celle d’une destruction imbécile et inutile pour un piètre butin. Plus préoccupant : la santé de quelques amis malades qui malgré force, courage et foi, n’arrivent pas à venir à bout de leurs maux. Soucieux aussi d’avancer à l’aveugle dans un schéma municipal dont on a annoncé la fin...mais pas la suite.  Une méfiance qui s’installe.

Au niveau du pays ce n’est guère mieux. Les équilibres politiques sont rompus et une anarchie prédomine qui nuit à tout le pays.

Enfin :  un coin qui s’est enfoncé dans l’harmonie d’une grande famille. La division qui s’installe. Être poussé par des ultimatums à faire des choix qui n’en sont pas. S’enferrer dans des déchirures. 

Je déteste la discorde, ce sentiment détestable qui divise ceux qui devraient rester soudés dans l’épreuve. Cette maladie mentale qui s’installe profitant de la faiblesse de l’un ou de l’indélicatesse d’un autre et qui peut faire croire que vengeance ou méchanceté ont leur raison d’être. Ce fléau qui fait que l’on peut se croire juge de son prochain. On passe en quelques mois de victime à bourreau en se croyant... vengeur.

Décidément je ne me ferai jamais à ces attitudes. 

...

Parfois il suffit d’un peu trop de vent pour laisser monter en soi des sentiments pénibles. 

...

Je prie le Ciel que ma propre famille reste unie bien au-delà de notre propre existence. Que mes amis retrouvent la santé et la paix. Que mon village s’unisse avec sagesse dans des projets simples et cohérents. Que mon pays sache distinguer parmi ses « prétendants » au pouvoir ceux qui l’aiment et veulent le servir et non pas les plus habiles ou les plus courtisans.

Holà, mon ami Jacques, il faut te ressaisir....

C’est fait. Parfois il suffit de parler ou d’écrire à un ami pour chasser au loin les nuages. Je viens de la faire.

À bientôt, mon ami,  pour des pages plus sereines...

 

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03 juin 2019

Tracteurs...

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15 heures. Il fait chaud dans tout le village. Dans la salle des fêtes où ils ont déjeuné, il règne une sorte de torpeur comme après les repas de fête autrefois.

La chaleur n’est pas sans évoquer celle de ces jours d’été de moisson. 

Ils sont nombreux, plusieurs centaines qui soignent amoureusement ces monstres de métal qui ont servi si longtemps. Ils les préservent au fond d’un hangar d’où ils les ont sorti pour les remettre patiemment en état. EUX, ce sont les tracteurs et autres machines agricoles, les témoins de leur enfance, du travail des champs, souvent leurs premiers outils.

Mon village est un village d’agriculteurs. Ils étaient autrefois nombreux et la maison que j’ai fut celle d’un charron devenu réparateur de machines agricoles.

Certains des machines qui sont là viennent peut-être de chez lui. Surtout les remorques, les charrettes et les machines annexes. Elles étaient malheureusement rouillées lorsque j’ai récupéré l’endroit et les restes sont allés servir dans une de ces associations d’amoureux d’un passé ...pas si lointain.

Mais là où , autrefois, une personne gérait quelques hectares, un seul s’occupe maintenant de plusieurs dizaines ...voire centaines. Nous sommes toujours dans un village d’agriculture...où il n’y a plus beaucoup d’agriculteurs. 

Mais ces machines sont là qui rappellent ce passé laborieux.

Est-ce la chaleur lourde ? Est-ce le bruit des machines ? Est-ce l’évocation de ce passé ? Mais j’ai retrouvé l’esprit des moissons de mon enfance. C’était dans une autre région où les céréales et l’élevage l’emportent. On entendait dès l’aube les allers-retours des machines. On voyait revenir les charrettes de bottes de pailles et celle de grains. Parfois d’anciennes charrettes de bois étaient encore attelées aux tracteurs. Parfois encore on ressortait les derniers chevaux pour utiliser toutes les ressources disponibles. Les corps étaient bronzés. On lisait sur les visages à la fois une grosse fatigue et le bonheur des greniers pleins.

Hier on avait sorti des modèles étonnants, des tracteurs très anciens, des machines à moissonner, d’autres plus étranges pour des usages que n’ignorent mais qui doivent correspondre à ce pays de vignes et d’arbres fruitiers.

Il y avait beaucoup de bruit. Sur les tracteurs ou dans les charrettes il y avait comme autrefois des familles mêlant tous les âges, des plus anciens aux plus jeunes enfants. Parfois un jeune père très fier tenait sur ses genoux un enfant radieux qui tenait le volant et conduisait l’engin.

Dans la salle des fêtes, on parlait fort, on riait fort. Les enfants couraient entre les tables. Une sorte de communion comme autrefois où le lourd travail à fournir l’emportait sur toutes les autres préoccupations.

Hier, ce n’était pas le travail. Plutôt la survivance d’une appartenance à la corporation de ....ceux qui nourrissent les autres. 

Je ne suis pas de ceux-là. Il faut remonter quelques générations en arrière pour trouver trace de paysans dans ma famille. Mais la marque reste longtemps et le respect de ces traditions y est encore solide.

Le matin j’assistais à la messe dans un autre village ou dans un brouhaha se tenaient premières communions et professions de foi. Un de ces jours où les églises sont encore pleines. 

Un peu comme si le hasard de la journée me rappelait successivement plusieurs souvenirs d’enfance.

Aujourd’hui la semaine reprend avec ce qui fut pour les « actifs » un grand « pont » du mois de mai. Mon jardin m’attend qui a besoin de soin.

Pour le reste « à chaque jour suffit sa peine.... »

Bonne semaine, ami lecteur.

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29 mai 2019

Lettre de Praline, petite chatte très sage.

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Ma chère maman,

 

Tu m’as demandé de vous faire parvenir quelques nouvelles dès que je serai arrivée dans ma nouvelle famille d’adoption. Je m’empresse de le faire.

J’étais très triste de vous quitter tous une veille de jour de fêtes des mères et je n’ai pas pu savoir comment tu avais trouvé le petit collier de croquettes que j’avais fait à ton intention. 

J’avoue que je n’étais pas trop mécontente de partir de cette maison car si j’aimais beaucoup les deux petites filles mais... je détestais ces deux gros chiens qui m’ont obligé à vivre en recluse au fond du garage.

J’ai d’abord rencontré mon nouveau « maître ». J’avoue qu’il m’a fait peur. Grand, une grosse voix, l’allure un peu sévère. Je n’étais pas trop rassurée.

Il m’avait offert en « surprise » à ma nouvelle maîtresse. Une petite dame toute blonde et toute douce que j’ai très vite aimée. J’ai dès cet instant compris que je n’allais plus parler de maîtresse mais de « maman » (...d’adoption bien sûr car je n’ai qu’une « maman » et c’est toi). 

Ils m’ont vite rassurée. J’ai d’abord fait la timide et je les ai peu à peu apprivoisés. Il est important que chacun d’entre nous reste à sa place et il faut que j’arrive à leur faire comprendre.

Ils vivent dans une maison étrange, un peu biscornue et pleine d’endroits secrets pour se cacher. Ils ont un jardin aussi qui a l’air beau. Mais ils semblent craindre que je ne m’échappe et je pense que j’en serai privée jusqu’au moment où ils comprendront que je suis raisonnable.

Je les fait beaucoup jouer. Ils semblent adorer ça. Je fais le lion en grognant très fort, ou le crabe en marchant de côté. Je pousse aussi des miaulements impressionnants mais ils semblent assez insensibles à la peur.

Je dors beaucoup. J’ai joué l’anorexie quelques jours pour leur faire peur mais maintenant je mange à ma faim.

Lorsque je veux la paix, je me cache dans des endroits que je suis seule à connaître. Mais comme la maison est pleine de recoins, je crains de me trouver nez à nez (ou plutôt museau à museau) avec une souris, voire un gros rat....alors je reste prudente.

Ils me parlent souvent de leurs enfants qui semblent vivre loin d’eux dans des pays étranges et étrangers. Et de leurs petits enfants qui doivent avoir à peu près mon âge (les hommes comptent leur âge différemment de nous, c’est étrange!). Deux grandes filles adorables : l’aînée danse et joue du piano, la seconde est gymnaste. Deux garçons : un petit boxeur qui vit la plupart du temps habillé en footballeur et une crapule qui ne va pas encore à l’école...très rigolo.

Ils vont venir cet été avant de partir à l’autre bout du monde. Je crois qu’on est déjà amis.

J’ai tenté de dormir dans le lit de mes nouveaux « parents ». J’ai joué la tristesse. Ils se sont laissé attendrir. Je crois que je n’aurais pas du, en plein milieu de la nuit, m’attaquer à ses pieds à lui... il a hurlé. M’a pris sous le bras et m’a chassé de la chambre pour toujours. Mais il n’a pas l’air de m’en vouloir.

Elle travaille, une semaine sur deux. Lui est à la retraite mais a plein d’activités mystérieuses. Il parle souvent d’un jardin familial et d’une mairie. J’aimerais savoir ce dont il s’agit.

Ce qui fait que je suis souvent seule à la maison. Alors je dors, je lis. Il y a plein de livres pour enfants. J’explore ce nouveau monde.

Pour l’instant il est assis à côté de moi dans le canapé du salon. Il s’est mis à parler tout à coup une langue étrangère et puis une autre, puis il a écrit sur sa tablette. Il m’a pris en photo. Parfois il semble absorbé par un ailleurs étrange. Je crois que les hommes appellent ça « rêver ». D’autres fois au contraire, il se lève d’un coup et file à un autre endroit interdit parce que dangereux qu’il appelle atelier.

Il arrive aussi qu’il se taise en regardant une image. Je ne sais pas ce que c’est.  Il lit beaucoup. Il écrit beaucoup.

Elle, quand elle est là, n’arrête pas. Elle fait beaucoup de choses. Il lui dit qu’elle se fatigue et qu’elle le fatigue et qu’elle n’est pas obligée de tout fabriquer elle-même (ses savons, ses lessives, ses produits d’entretiens, ses vêtements, ses confitures, etc....). Ils se chamaillent un peu parfois (comme des enfants) mais se réconcilient rapidement. Elle le surveille comme un petit enfant...et ça l’énerve. Il paraît que c’est très souvent le cas chez les humains.

Mais le sommeil me gagne. Je te raconterai plus tard.

Je t’embrasse très fort, chère petite « maman en vrai ».

À bientôt,

 

Praline, petit chatte bien sage ;-)

 

et toi ami lecteur, je te souhaite une très bonne journée.

Posté par nic153 à 07:48 - Commentaires [4] - Permalien [#]