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Les pierres dorées du village sont éclairées d'un soleil nouveau.La maison me devient familière. L'intérieur est déjà charmant. La décoration est harmonieuse et cet ensemble de petites pièces est devenu un bel espace ouvert. 

Hier, j'ai dégagé de la végétation quelques mètres carrés de terrain envahis de ronces, de lierres et d'orties. En quelques heures sont apparus le mur d'une restanque et un beau puit maçonné à moitié détruit mais encore plein d'eau. Il y a dans ce hameau une source qui alimente un système de puits qui se ravitaillent les uns les autres par un système ancien de conduits secrets.
Celui-ci est très beau. Encore à moitié couvert, il faudra le reconstruire avec patience. Le mur aussi est beau qui donnera au fond du jardin un bel aspect minéral. Le nord de la maison est aussi envahi de plantes. Il me faudra revenir. Tant mieux !
Je commence à aimer ce village. Quelques incursions dans son histoire me l'ont fait mieux connaitre et il est assez curieux de voir comment l'histoire à associé Le Beaujolais, Lyon, La Provence et l'Italie. Je prendrai le temps en peu plus tard pour me renseigner davantage encore.
J'avais dans mes bagages un vieux fauteuil refait à neuf, qui vient en rejoindre deux autres. Bonheur des mains qui travaillent, des savoir-faire largement communiqués : (un des bons côtés d'Internet).
Nous n'étions partis que samedi matin. Vendredi soir des amis se produisaient dans une troupe de théâtre et nous n'aurions pas voulu rater cette occasion. Nous fûmes bien récompensés : une pièce pleine d'humour et d'esprit fort bien jouée.
La semaine dernière : une belle abbaye sur une île et deux jours un peu à l'écart du monde. Aujourd'hui en Beaujolais. Mon jardin potager souffre un peu de mon absence mais la succession de pluies me donnent un alibi et entretient malgré tout les cultures déjà nombreuses. Il est parfois difficile d'introduire une nouvelle amitié, celle d'avec les légumes, dans un emploi du temps déjà chargé de choses inutiles et insignifiantes mais tellement prenantes.
Le travail du jardin d'hier avait réveillé de vieilles douleurs dans le bras et rendu la nuit insomniaque. Je guettai le moindre bruit, le passage dans le ciel d'anges ou de fées mais très vite la lecture de la revue municipale l'emporta. Je passais une partie de la nuit à lire comme si c'était tellement important le budget de l'école, les publicités d'artisans et les rassemblement de conscrits. Souvent mon esprit s'égarant vers mes bataves, pourvus d'un nouveau triporteur, mon fils du bout du monde et mon parisien redescendu vers un autre sud que le notre mais qui semble charmant.
Je pensai aussi à tellement d'autres que le sommeil finalement vint à nouveau remplir une ou deux heures.
Le temps court. Le soleil continue son habile travail de balayage de la grande pièce où je dors, salon devenu chambre l'espace de cette nuit.
Alors ami je vais te laisser. Trop content d'avoir grâce à ta présence, retrouve ces pages trop souvent blanches.
Passe ce beau dimanche en paix.