Ce jour au matin pluvieux et à l’après midi qui s’ensolleille à nouveau a pu paraître à chacun un jour, somme-toute, ordinaire. Pourtant il n’en est rien pour moi. Ce jour est en effet le jour anniversaire d’une longue aventure commencée il y a pas mal de temps.

J’aime les anniversaires. Ils sont une occasion joyeuse de se rappeler des bonheurs, ou de constater que des malheurs d’autrefois ne sont justement plus que des.... souvenirs de malheurs.

C’est pour moi l’occasion de parler d’une institution, bien malmenée aujourd’hui... le mariage.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : d’un anniversaire de mariage. Du jour où une jeune femme très belle accepte de lier son avenir à celui d’un homme pourtant bien maladroit. Car toutes les femmes sont très belles et tous les hommes maladroits. 

L’anniversaire est l’occasion de constater que cette entreprise bien audacieuse, et certainement trop mal préparée, a tenu au travers des ans.

Oh ! Je sais mon ami que nombre de mariages se passent moins bien et que c’est probablement la cause de l’hésitation grandissante de nombre d’amoureux d’aujourd’hui.

Je ne nierai pas non plus que certains jours de ce temps ont été peut-être plus difficiles que d’autres.

Mais ce jour est justement celui où on découvre qu’on est aux yeux de son épouse un être « hors du commun ».

Pour l’auteur de ces lignes, il y a eu deux jours comme celui-ci : le premier est celui où il prit conscience qu’il pouvait parler comme à un père à l’Etre le plus extraordinaire qui existait depuis toute éternité : son Dieu. Le jour de son mariage fut le second.

Dans les deux cas il découvrit que ce qu’il savait être le plus précieux pouvait s’intéresser à ce qui pouvait être le plus ordinaire.

Le reste n’est que bonheur et reconnaissance.

Mon père qui était (parfois) un homme sage me disait, lorsque j’étais enfant et « jeune homme » , qu’il fallait dès ce moment penser à l’épouse que j’aurais peut-être un jour et déjà de prier pour elle. C’est peut-être le meilleur conseil que j’ai reçu de lui de toute ma vie, lui qui venait pourtant d’une union brisée.

Alors à toi, jeune personne, qui tarde à s’engager sur ce qui te semble un pari risqué....fonce.

Et si, ce qui arrive par fois, l’auteure de ce bonheur vient à lire ces lignes qu’elle soit remerciée de son choix et d’accepter de vivre justement avec un être trop ordinaire...

Bonne journée !