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(Crédit photo : super Mariga)

 

C’est à l’heure où mes amis les moines se lèvent pour prier que mes pensées m’ont réveillé. Pourtant c’est très tard dans la nuit que j’avais terminé le second livre de Pierre de Villiers « Qu’est-ce-qu’un chef ? ».  Mais, en sommeil c’est comme en amour, quand on se met à compter, ça devient vite compliqué....

En ces heures difficiles, j’ai besoin d’exemples et de me raccrocher à des structures solides. J’ai rarement vu, aussi bien résumé en quelques lignes, tout l’héritage d’une nation en matière de commandement. Intéressant sur les analyses, sur les méthodes, sur les intentions.

La leçon principale que j’en retire est que ce qui fait le « vrai chef », bien au delà de sa valeur technique c’est la loyauté, l’exemple et la pureté des intentions. 

Le reste n’est que méthode et les mêmes outils, utilisés sans loyauté, sans honneur, dans le mensonge ou au profit d’une ambition personnelle ne sont plus que de la manipulation.

On tombe vite,  lorsque manque un seul de ces composants, dans ces jeux de rôle ou le manipulateur se pose successivement en victime pour susciter l’adhésion, parfois en bourreau pour montrer sa puissance ou joue avec les ressorts habiles qui consistent à faire exécuter par d’autres ce qu’il lui répugne de faire : C’est tout le problème de nos gouvernants. Rompus aux méthodes et habiles, mais sans amour ni loyauté ils se servent des hommes comme de ressources.

Une deuxième leçon c’est d’être capable de mieux « démonter » les mécanismes de ces manipulations tout en continuer d’œuvrer en silence pour le bien commun.

Cet homme est exemplaire dans son attitude, dans sa grandeur...et son humilité. C’est ce que disent ceux qui l’ont approché. Samedi, parmi ces dix amis retrouvés, tous l’avaient côtoyé, comme « anciens » ou comme camarades de promotion. Je n’ai trouvé parmi eux aucun écho qui n’en ternit la valeur.

C’est amusant qu’aujourd’hui dans cette étrange révolution improvisée et maladroite de « gilets jaunes » certains d’entre eux se réfèrent à lui. Comme si la probité leur semblait une « bouée de sauvetage »

Mais je ne veux pas t’embêter, ami lecteur, avec ces considérations pseudo-philosophique.

Noël approche et avec lui son flot de bonheurs. La grande complicité de cette fête qu’on prépare. Chaque jour me parviennent de mes enfants et petits-enfants des photos de préparatifs. Du blé qu’on met à pousser, aux dessins givrés sur les vitres, des crèches qui se mettent en place. De la cabane de pain d’épices au blé de Noël....

Dans mon village, nous distribuons les colis des anciens. Dans cette vieillesse qui est trop souvent un moment difficile c’est souvent un petit instant de bonheur partagé entre celui qui le reçoit et le messager qui l’apporte. 

Parfois l’absence ou la souffrance de celui qui le reçoit fait naître de la tristesse ou de l’angoisse. J’aime ce moment. Il me fait voir ceux pour qui, finalement,  j’espère être un peu utile dans mes petits travaux quotidiens.

Au Pays-Bas  Saint Nicolas se fête demain. J’aime cet avant-Noël qui réveillait plein de souvenirs chez ma maman « nordiste » et qui en éveillera sûrement plus tard chez mes petits expats.

Promis, ami lecteur, je reviens demain à mes préparatifs et à ces santons que je croise chaque jour.

Bonne journée.