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Lecteurs anonymes (ou connus) d’un blog où un petit homme vaniteux (et oui, c'est moi :-(  ) parle sans arrêt de lui et vous raconte ses grandes joies, ses petits malheurs, ses immenses espérances.
Vous êtes venus au fil des jours et des années vous agréger à cette belle litanie des gens que j’aime.
Il y a parmi vous ceux que je connais bien...et que j’aime déjà pour ce qu’ils sont.
Il y a ceux que je connais par un commentaires, un post, un « j’aime » sur un billet qui m’a permis de les découvrir un peu et de les imaginer davantage. Ceux-là je les aime pour ce que j’imagine qu’ils sont par cette image où ces phrases que j’ai d’eux, et bien au-delà, par cette sensation de bienveillance discrète qu’ils diffusent bien à travers des écrans et des ondes.
Il y a aussi, les plus humbles peut-être,  qui expriment leur gentillesse juste par un passage, une lecture, un coup d’œil, une pensée sans jamais manifester leur existence. Ceux-là ont leur place aussi dans la belle farandole de « ceux que j’aime » et, comme ils n’ont pas de visages, je leur en imagine un ou plusieurs qui mélangent tout ce qu’il y a de plus beau dans ceux que j’aime....et je vous assure qu’il y en a des merveilles dans tous ceux qui ont un jour, un moment, une vie manifesté de l’amour pour votre serviteur.
Comment vous dire ce sentiment ? C’est un peu comme lorsque vous vous endormez malade dans une chambre peu chauffée et que vous vous réveillez douillettement  installé. Vous découvrez que quelqu’un a monté le chauffage, tiré les couvertures pour que vous n’ayez pas froid, veillé à ce que vous soyez bien...et tout ça...dans l’ombre.
Quand cette image se présente à moi, je pense à mes parents et à mes frères et sœurs lorsque j’étais enfant, au personnel soignant les rares fois (merci mon Dieu !) où je suis passé par la case « hôpital », a ceux qui ont accompagné mon enfance, ma vie professionnelle.
Je pense bien sûr à ELLE et à mes enfants qui sont ceux qui ont supporté le plus de « mauvais jours » (ceux que je préfère ne pas raconter où se révèle le plus noir de nous-mêmes).  :-((
Il suffit pour faire ressentir à autrui ce sentiment de bien-être, (mais ce n’est pas si facile) de porter sur lui un regard de bienveillance et de le faire ainsi ...exister.
Je vous remercie donc, vous qui par chacun de vos regards ou de vos pensées, maintenez ce beau lien qui rend ma vie si douce.
Et devant ce berceau qui contient un bébé, le plus fragile des êtres et celui qui a le plus besoin des autres pour vivre, je vois un Enfant-Dieu, qui porte en lui le poids du monde, et je ne peux m’empêcher de m’émerveiller. 
(Pardon pour ceux de les lecteurs qui ne croient pas,....mais je sais qu’ils comprendront quand même)
Mes lecteurs...je vous aime.