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 (N’oublions jamais que c’est comme ça qu’elle doit redevenir...)

Il a pleuré toutes les larmes de son corps quand il a vu brûler la maison du Bon Dieu.

Quasimodo s’en fout des badauds, des journalistes, des commentateurs de tout poil. Il a juste dans son cœur un océan de larmes mais il sait que toute cette eau ne suffira pas à étreindre les flammes.

Quasimodo est là qui compatit avec tous ces gens tristes, tous ces amoureux de la belle cathédrale. Ils ont le cœur gros. Ils vivent une catastrophe. Ils vivent la mort apparente de cet être cher et ils doutent de voir sa résurrection.

Ne pleure pas Quasimodo. Tu verras c’est dans ces catastrophes que ton pays  montre ses vrais valeurs, ses vrais couleurs.

Demain, après-demain peut-être, ils seront dix, ils seront cent, ou des milliers de ces artisans qui savent, qui peuvent et qui font. Ils partiront d’ombres, de cendres, de dessins. Et quand ils ne sauront pas ils feront travailler leur imagination. On reverra les saints refleurir sur les toits, sur les flèches reconstruites. Et les vitraux viendront de   leur lumière colorer le moindre endroit de prière.

Quasimodo a entendu les cloches. Il a vu les hommes à genoux. Il a vu pleurer les plus sages. 

Alors toi qui lit ces lignes fait comme moi. Ferme les yeux, ouvre ton cœur et fais monter vers ton Père, ta prière. Viens ajouter ta supplique à celles de milliers, de millions, des plus petits aux plus grands.

D’abord pour que le feu cesse. Puis pour que la vie revienne. Que l’homme vienne rejoindre dans la cathédrale Celui qui ne la quittera jamais. C’est sa maison et c’est Sa Maison mais c’est aussi la maison de Sa Mère.

C’est pour ça qu’elle porte Son Nom.

Et moi, en espérant la fin proche de cette catastrophe je vais fermer mes oreilles et ouvrir mon cœur et ajouter ma prière aux leurs.