77F6D420-DEC7-470E-8E66-556896799120

Lorsque le sabbat fut passé, Marie la Magdaléenne, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates afin d'aller l'embaumer. Et, le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vinrent au sépulcre, le soleil venant de se lever. Elles se disaient entre elles : " Qui nous roulera la pierre de l'entrée du sépulcre? " Elles regardèrent et observèrent que la pierre avait été roulée de côté; or elle était fort grande. Entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur....

J’ai 20 ans. C’est l’été. Pendant mes vacances, je fais visiter l’abbaye de Mozac en Auvergne. Quatre chapiteaux à l’entrée de l’église ont été redécouverts à l’occasion de travaux. Ils sont d’une facture parfaite. Chose rare, ils sont posés à un mètre du sol et on peut en admirer tous les détails.

Je les raconte mille fois. Celui des femmes au tombeau est d’une grande beauté. Chaque fois je redécouvre le tombeau ouvert, les soldats endormis, les femmes venus embaumer le corps, les anges qui leur racontent que celui qu’elles venaient embaumer est ressuscité.

Est-ce la beauté de cette œuvre qui imprima en moi cette certitude de la résurrection ? « Je ne sais. Nul ne sait. Dieu le sait. »

Ce que je sais c’est que chaque matin de Pâques, ce magnifique chapiteau défile devant mes yeux et une grande émotion me saisit, mêlée d’émerveillement et de reconnaissance.

Seule notre fille aînée nous a rejoint pour cette Pâques. Nous attendons mardi la seconde et ses enfants qui seront en vacances. Nos fils sont loin, à deux bouts du bout du monde, aux fins fonds de l’hémisphère sud.

Nous avons passé la veillée pascale dans un petit village au bord du Luberon. Un village de carte postale où se côtoient sur une même place vouée aux boules et à la promenade, l’église, le presbytère, la mairie et la poste.

Une charmante église entretenue avec passion par son curé et ses habitants. Une belle cérémonie à la fois solennelle et modeste. On bénit, le feu, le cierge, l’eau,. On prie pour tous le monde de l’Eglise jusqu’à ceux qui ont sont le plus éloignés. 

Synthèse d’une religion ouverte à tous...et pourtant si mal aimée. On a appris depuis une série d’attentats au Sri Lanka. Devant ces déchaînements de haine depuis toujours la réponse des chrétiens est de tendre l’autre joue et de reconstruire.

Mais que cette peine qui nous étreint ne nous fasse pas oublier l’immense Espérance qui surgit de cette résurrection.

Alors en ce jour de Pâques et malgré la tristesse de ces annonces, je veux partager avec toi cher lecteur cette immense Espérance.

Bon week-end de Pâques.