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Levé de bon matin, préparé, habillé, je m’installe au salon.

J’ouvre les volets. Le jour se lève à peine. Hier le jour est passé rapidement.

Le matin à remettre un peu d’ordre dans les choses, à soigner le jardin, à nettoyer la piscine, à aller au marché. Bref faire ces petits actes qui remplissent la vie d’un homme ordinaire.

Pendant ce temps, ELLE, s’affaire de la même manière à la maison.

Midi est une pause qui nous permet de partager les bonheurs rencontrés depuis le matin, les messages des enfants, des amis, l’évocation de nombreuses autres choses. Nos assiettes sont pleines de légumes du jardin et le marché nous a livré le reste dans cette ambiance joyeuse, bruyante et colorée d’un marché de Provence.

Hier était jour de fête dans mon village. Une fête du patrimoine anticipée (d’ailleurs pourquoi ? Il faudra que je demande). Le matin des enfants d’etaient rassemblés devant le beffroi pour une chasse au trésor. En fin d’après midi l’église était ouverte, joliment éclairée et s’offrait à la visite. 

Sous un petit chapiteau, je pouvais moi-même expliquer aux curieux ce que seraient les travaux du cœur de mon village. Les plans, les matériaux, les objets et les accessoires.

Une troupe de comédiens faisait de son côté visiter le village sous la forme de petites saynètes qui expliquait son histoire de façon drôle et instructive à la fois.

Un petit orchestre jouait sur la place. Des camions-restaurants s’installaient pour proposer aux passants de dîner.

Puis vint l’heure du spectacle. Le public s’installa sur le pont et regardait le mur Nord de l’église. L’obscurité se fit et sur le mur des images retraçaient la vie de notre belle église et les principales histoires qui s’y déroulèrent.c’était joliment raconté, assez simplement, et tout ça convenait ma foi assez bien à ce que nous sommes : un grand village.

Un petit feu d’artifice clôtura le tout. C’était bien.

Pendant ce temps, à la maison, une amie nous avait rejoint pour le week-end et pendant que je m’activais sur la place, ELLE, était à la maison et échangeait avec cette amie de ces nouvelles qu’on se dit quand on a La sentiment de ne pas s’être assez vu dans les mois précédents.

Et là je suis au salon. J’ai pris un livre en attendant que la maison se réveille. Seul le chat vient de temps en temps voir si je suis prêt à le nourrir et ronronne à cette idée.

On commence à parler de fin d’été. Les jours sont plus courts et les nuits plus longues. Les jardins aussi se préparent à l’hiver.

Cette année qui vient sera pour nous une année « charnière » : une maison à acquérir et à restaurer, probablement un changement dans mes activités de mairie, des enfants à aller voir très loin, et pour ELLE probablement des changements d’organisation dans son travail.

Tout ça c’est juste la vie qui passe et qui avance nous donnant peu de temps de repos et beaucoup à faire...et c’est tant mieux.

Mais tout ça nous ne le faisons jamais seuls. Nous sommes accompagnés. D’abord de ce Dieu pourtant plein de mystère qui nous dispense tous ces biens, mais parfois aussi des peines, sans qu’on comprenne bien pourquoi. Nous irons tout à l’heure lui faire notre visite hebdomadaire, dans ce « chez-Lui » qu’est cette belle église dont je parlais avant. 

Mais il y aussi ce monde peuplé de vous, nos amis, nos ombres familières, ceux que l’on aime et dont on se soucie. Ceux qui sont dans la joie, ceux qui sont dans la peine, ceux qui sont dans la presse, ceux qui sont dans l’oubli, ceux qui demeurent en santé et ceux qui sont dans la maladie. Ces derniers nous leur offrons plus qu’à d’autres pensées et prières.

Oui vous êtes nombreux, très nombreux, mais jamais assez à nous entourer de votre existence qui va bien au-delà du temps et de l’espace.

Seuls quelques-uns d’entre vous liront ces lignes. Qu’ils se fassent auprès des autres porteurs de ces pensées aimantes.

Alors, ami lecteur, tu dois te demander pourquoi ce titre « billet en prose ». Sache qu’avant de l’écrire j’ai écouté un beau poème. J’ai eu envie d’écrire ce billet en vers. Très vite je me suis découragé et suis revenu à mes petites phrases simples et parfois décousues. Il faut savoir se résoudre à faire seulement ce qu’on est capable de faire

Voilà. Tu sais tout. Je te souhaite un bon dimanche et je t’embrasse.