Que d'eau ! Que d'eau (Mac-Mahon)  ;-)

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Après l’eau, le froid est apparu. Un froid , sans pluies :-)) est prévu pour les jours qui viennent. J’espère que ça permettra à l’eau de se retirer des berges de la Sorgue et à la partie des travaux du « coeurdeville »  bloqués de repartir.
Car l’eau nous a surpris. Elle a profité de l’espace libre laissé par nos excavations pour s’installer devant l’église dont on comprend alors mieux le nom de Notre-Dame du Lac.
Pendant longtemps l’eau s’installa partout où elle voulait.
Et puis ce fut le long travail des hommes qui, marécage après marécage, irriguèrent et canalisèrent cette masse imposante d’eau. Tout ça fut longtemps bien géré par les riverains et les agriculteurs.
Tu penses, ami lecteur, quand on ajoute l’eau qui irrigue... au soleil de notre Provence on n’est pas loin d’une terre «idéale».
Il est souvent arrivé au cours du temps que cette eau se répande au-delà des limites qu’on lui avait fixé. On peut imaginer qu’autrefois ces inondations porteuses de limons fertiles n’étaient pas vues d’un trop mauvais œil. Les canaux étaient certainement assez bien entretenus par les fermiers et les différents propriétaires de moulins.
Puis le temps a passé. Les riverains ne sont plus que rarement les paysans et il n’y a plus de moulins. Le bel ensemble de canaux, de fossés, de bassins, d’étangs s’est lentement dégradé.
Des maisons se sont construites à des endroits où les anciens savaient que l’eau pouvait venir. On a imperméabilisé des hectares de routes qui sont autant de digues. L’eau n’a plus trouvé ces endroits où elle attendait un peu avant de repartir.
Ce qui, autrefois, était un apport de limons est devenu un danger. Si, Dieu merci ! Dans notre territoire les inondations ont rarement fait des victimes, elles ont parfois dégradé terres et habitations de façon dramatique.
Matin et soir je surveille la jauge qui me dit si l’eau monte...ou descend.
Hier, j’ai profité d’une journée calme pour aller constater de plus près ses effets. Plus qu’innondées les terres sont gorgées d’eau et on ne sait pas pour combien de temps.
Alors,  l’annonce des beaux jours qui viennent est une bénédiction. 
J’aimerais vraiment que ce chantier avance, qu’au plus tôt on puisse voir un «coeurdeville » plus beau, plus harmonieux.
On a choisi pour réaliser ça des gens d’expérience qui ont montré qu’ils savaient embellir des endroits délaissés et les rendre attirants pour que la vie y revienne.
Et, comme ils sont parfois un peu « artistes » , ils sont assistés d’ingénieurs au savoir technique éprouvé. Si vous ajoutez à cela l’expérience et les années de connaissance  de nos services techniques vous avez un ensemble prêt à fabriquer de belles choses.
Ensuite il faut savoir intervenir.... juste à sa place, controler les dépenses pour veiller à ce que cet ensemble fonctionne bien, gérer parfois des conflits, s’accorder dans le temps, gérer les imprévus....comme celui de l’eau.
Souvent les habitants d’un village se désintéressent de la mise en œuvre de ces projets. Ils sont peu nombreux quand on les invite à des concertations. Ils sont parfois, et c’est normal, soucieux qu’on respecte leurs biens et qu’on limite les nuisances.
Ça aussi c’est un équilibre à trouver.
Je suis content d’avoir pu participer à un tel projet, d’avoir à ma petite échelle aidé à sa mise en place. Aujourd’hui l’approche des élections n’est pas le meilleur moment pour faire avancer sa mise en œuvre. 
Je sais déjà que je ne participerai pas aux étapes suivantes...sauf comme riverain, car ma maison est un petit morceau de ce « cœurdeville », et d’ailleurs un petit morceau de mon cœur aussi.
Si tu remontes en arrière ami lecteur, tu constateras sans peine que c’est surtout ça l’objet de ce blog et de ces écrits, vivre en harmonie avec sa famille, sa maison, son village, sa campagne.
Ces jours derniers ont multiplié mes lecteurs. J’ignore qui sont les nouveaux mais il m’arrive de penser que certains sont là pour m’aider à passer un moment un peu pénible et je les en remercie.
Maintenant il faut que je me prépare pour justement partir participer à cette «œuvre ».
Bonne journée, mon ami !