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Il suffit d’un enfant de passage, ami lecteur, pour que le moindre week-end ait des allures de vacances.
Dans ces cas là, tu te lèves comme d’habitude avant l’aube. Tu contemples le ciel et tu te réjouis qu’il soit clair.
Et tu décides de profiter de ces petits bonheurs qui remplissent les journées. 
Commençons par le premier :
- Sortir du frigo une plaquette de beurre salé, un pot de gelée de coing, un autre de gelée de citre (Je crois qu’ELLE fait les meilleurs du monde )
  • faire chauffer de l’eau,
  • Griller trois tartines de ce pain délicieux qui porte le doux nom de « Joséphine ». (d’ailleurs il faudra que je demande pourquoi..)
  • Goûter les gelées à la cuillère (petite avance de bonheur interdite quand je ne suis pas seul...alors j’en profite)
  • Étaler le beurre sur les tartines et le regarder fondre...doucement
  • Déposer la gelée :  une tartine de gelée de coings, une autre de gelée de citre, une troisième à moitié de chacune d’elle.
  • Tremper légèrement chaque tartine dans un bol de « ricoré » additionnée d’un peu de lait.
  • Prendre le temps de déguster chaque bouchée.
Vient le second bonheur :
  • Attendre le lever du jour et ratisser les dernières feuilles d’automne, plus pour le plaisir de ce mélange de fraicheur et de soleil que pour le travail lui-même.
  • Et maintenant faisons la longue liste de ceux qui suivirent...
Ensuite il faut allumer le feu pour que la maison sente le bon feu de bois dès le réveil de ceux qu’on aime; avoir un long échange téléphonique avec ses enfants du bout du monde : Pour eux c’est déjà le soir et ils ont un long week-end à raconter.
La fin de matinée est consacrée à la messe. Y apprendre que des « barbares » ont mis le feu à une école et regretter qu’on ait pas été associés aux travaux de nettoyage ( Bon, tant pis !, ce n’est pas comme si je connaissais cette école comme ma poche pour y avoir suivi près d’un an de travaux ;-) 
Retrouver là son frère et sa belle-sœur et une de leurs pensionnaires (car ils s’occupent dans la plus grande discrétion de personnes en difficulté ). Décider d’un apéritif. Se retrouver sur la terrasse, sous un délicieux soleil. Boire un muscat de ces quelques vignes qui furent celles de SA famille il n’y a pas si longtemps que ça. Manger la tapenade faite avec nos olives et un petit morceau de caillette achetée au marché la veille. Laisser notre fils raconter à ses oncles et tantes sa nouvelle vie qu’il ne connaissent pas encore.
Après leur départ, déjeuner à trois, toujours sous le soleil, avant de retourner prendre le café auprès du feu qui ronronne.
Puis raccompagner à Avignon notre fils ( maudites grèves qui l’obligent à rentrer en bla-bla-car au lieu du train, qui nous font perdre plusieurs heures de sa présence...sans oublier l’inconfort pour lui ...et l’argent perdu.) Se réjouir de son humour et de sa capacité à passer au dessus de ces petites contrariétés.
Profiter d’être dans cette belle ville, pour s’y promener. AVIGNON est maintenant presque déserte de voitures. On la traverse à pied en toute sécurité pour son plus grand bonheur et on redécouvre des bâtiments magnifique qu’on ne voyait plus.
Prendre un thé dans un endroit délicieux, visiter les marchés de noël et choisir quelques cadeaux et encore quelques santons.
Revenir doucement chez soi. Oublier que c’est dimanche soir, qu’à l’exception de moi tout le monde travaille le lendemain.
Et voilà, ami lecteur, une nouvelle semaine qui commence.
Qui sait ce qu’elle réserve ;-)
Tu le sauras parmi les premiers. Je crois que je n’ai jamais pris autant de plaisir à écrire...ou que je n’en ai jamais eu autant besoin.
Bonne semaine à toi !