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Le mistral souffle fort. La petite chatte est à côté de moi dans le canapé. Elle me regarde écrire après m’avoir suivi dans ma lecture et,de temps en temps, se livre à quelque acrobatie ou pitrerie pour attirer mon attention.

ELLE, est en train de planter dans notre cour deux beaux rosiers qu’elle a reçu de ses enfants pour la fête des mères.

Il y a quelques heures une de mes  filles et deux petits-enfants  nous parlaient par le biais d’un écran de leur journée tout surveillant à distances les facéties de notre « chatonne ».

Je suis allé au jardin ce matin. Je n’irai donc pas ce soir. Je suis passé à la mairie régler quelques affaires. Puis je suis revenu à mes activités.

Le village est silencieux le soir. La journée Il bruisse des travaux qui doivent embellir le centre de son centre, ces rues et places entre les remparts, le beffroi et l’église. Un centre qui s’agitait autrefois et qui a , peu à peu, été étouffé  par les voitures et vidé de sa propre énergie en même temps que de ses commerces et de ses artisans.

Nos enfants du bout du monde vont bien et la plus proche aussi qu’on ira bientôt voir dans son beau pays de Beaujolais.

Plein de bonnes choses que tout cela et pourtant il y a quelques ombres dans ce paysages. 

Ce matin je refermais la maison d’amis qui se sont fait cambrioler : désagréable sensation que celle d’une destruction imbécile et inutile pour un piètre butin. Plus préoccupant : la santé de quelques amis malades qui malgré force, courage et foi, n’arrivent pas à venir à bout de leurs maux. Soucieux aussi d’avancer à l’aveugle dans un schéma municipal dont on a annoncé la fin...mais pas la suite.  Une méfiance qui s’installe.

Au niveau du pays ce n’est guère mieux. Les équilibres politiques sont rompus et une anarchie prédomine qui nuit à tout le pays.

Enfin :  un coin qui s’est enfoncé dans l’harmonie d’une grande famille. La division qui s’installe. Être poussé par des ultimatums à faire des choix qui n’en sont pas. S’enferrer dans des déchirures. 

Je déteste la discorde, ce sentiment détestable qui divise ceux qui devraient rester soudés dans l’épreuve. Cette maladie mentale qui s’installe profitant de la faiblesse de l’un ou de l’indélicatesse d’un autre et qui peut faire croire que vengeance ou méchanceté ont leur raison d’être. Ce fléau qui fait que l’on peut se croire juge de son prochain. On passe en quelques mois de victime à bourreau en se croyant... vengeur.

Décidément je ne me ferai jamais à ces attitudes. 

...

Parfois il suffit d’un peu trop de vent pour laisser monter en soi des sentiments pénibles. 

...

Je prie le Ciel que ma propre famille reste unie bien au-delà de notre propre existence. Que mes amis retrouvent la santé et la paix. Que mon village s’unisse avec sagesse dans des projets simples et cohérents. Que mon pays sache distinguer parmi ses « prétendants » au pouvoir ceux qui l’aiment et veulent le servir et non pas les plus habiles ou les plus courtisans.

Holà, mon ami Jacques, il faut te ressaisir....

C’est fait. Parfois il suffit de parler ou d’écrire à un ami pour chasser au loin les nuages. Je viens de la faire.

À bientôt, mon ami,  pour des pages plus sereines...