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On voit ce qu’on veut voir dans ces jours troublés où nous sommes tous en résidence surveillée ...volontaire. Le virus nous oblige à faire ce que d’ordinaire nous essayons plutôt de retenir. On stationne devant nos écrans ou sur nos tablettes à surveiller le développement d’une maladie tellement inquiétante. On passe des heures au téléphone. On parle beaucoup. On agit peu. Les seules activités possibles sont à l’intérieur de nos murs. Ceux qui nous séparent de nos voisins sont tellement hauts qu’on ne peut pas les voir. On pourrait s’occuper des papiers administratifs qui traînent, et de toutes ces choses secondaires qu’on repousse sans cesse à demain. Mais nous ne voulons pas non plus charger les autres de tâches inutiles et non prioritaires.
ELLE, travaille maintenant de la maison en télétravail. Il faut dire qu’elle tousse et que ce ne serait bon ni pour elle, ni pour les autres que de voir défiler tant de malades.
On vit loin de l’autre dans la même maison comme si ne nous entendions pas...ce qu’à Dieu ne plaise. La petite chatte, surprise, déplace sa sieste entre nous deux.😉
Heureusement les réseaux sociaux sous toutes leurs formes  trouvent ici toute leur place : ils informent, ils conseillent, et nous renvoient plein d’images drôles ou de textes tendres et délicieux. Bien sûr chacun sur ces médias demeure lui-même : l’alarmiste s’alarme et partage ses angoisses, l’inconscient rebelle se vante de ses désobéissances, le gentil s’inquiète. Je suis étonné de toutes ces « trucs » intelligents qui circulent sur la façon de s’organiser, l’art de fabriquer des masques de protection, de limiter ses courses...que sais-je encore. Mais c’est surtout l’humour de tous les textes où les vidéos qui circulent très vite qui retiennent mon attention. Beaucoup sont hilarants et drainent en quelques jours une audience considérable. C’est très rassurant de savoir que ce n’est plus la publicité qui « fait » l’audience mais une sorte l’applaudimètre virtuel.
Hier j’ai terminé le livre dont je parlais dans mon dernier billet. Une fin triste mais une plongée savoureuse dans le contexte de vie de la génération de mes parents dans un contexte connu. Il en est des livres comme des gens. Parfois on devient ami par hasard à l’occasion d’une rencontre improbable. Il arrive que l’on ne se revoit même pas et pourtant un lien mystérieux nous unit pour toujours. Étrange temps perdu qui nous est donné mais qui peut nous permettre aussi de scruter ce monde qui nous manque pour en découvrir les merveilles.
Bon confinement mon ami lecteur....prends soin de toi.